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Les métaux et terres rares, ou la futur nouvelle raison d'encore piller l'Afrique !.

Je vais commencer cet article par un questionnement qui va sans doute en agacer plus d'un, y compris moi !.

Et si les métaux rares étaient la pierre d'achoppement de certaines ENR, bien évidemment le photovoltaïque, mais pas seulement puisqu'ils entrent aussi dans la fabrication de l'ensemble des nouvelles technologies, les nouveaux alliages, les nouveaux conducteurs, etc, c'est à dire toutes ces choses dont on espère qu'elles vont pouvoir nous faire faire des "progrès", obtenir de meilleurs rendement, et que sais-je encore !?.

Je sais ça dérange, mais la question est posé, ne pas en être conscient serait selon moi une forme d'aveuglement !.

Ils sont indispensable :

http://www.lexpansion.com/economie/indispensables-metaux-rares_26365.html

Extrait :

Un seul gramme vous manque... et plus rien n'est fabriqué. L'industrie ne peut pas se passer de ces matières premières à la production confidentielle et au prix parfois faramineux.

Cette année encore, le Père Noël sera chinois ! Les fêtes vont sûrement provoquer une nouvelle ruée sur les téléviseurs à écran plat. Et cela ne s'arrêtera pas avec la Saint-Sylvestre : il s'en vendra encore quelque 22 millions dans la seule Europe de l'Ouest en 2007, selon l'institut d'études allemand GFK. Mais combien de consommateurs savent que la fabrication de leur télé serait impossible sans un petit métal inconnu dont la Chine est le principal fournisseur ? Chacune de ces merveilles technologiques contient en effet quelques grammes d'indium. Autrement dit, ce produit de masse repose sur un matériau dont la production ne dépasse pas 1 200 tonnes par an !

 Ils sont rare, sans être rarissime, mais tout de même, au point qu'on les aient donc nommées ainsi, et qu'on s'inquiètent déjà de l'avenir :

http://weinstein-forcastinvest.net/penuries-futures-des-metaux-rares/

Extrait :

Europe s’inquiète de l’accès aux métaux rares

Bruxelles tire le signal d’alarme. Téléphones portables, fibre optique, batteries au lithium, panneauxsolaires, tous ces produits de haute technologie dépendent, pour leur fabrication, de métaux rares comme le gallium ou le germanium. Problème : la quasi-totalité de ces matières premières devenues stratégiques sont entre les mains d’une poignée de pays. Au premier rang desquels la Chine.

La Commission européenne a publié jeudi un rapport qui s’inquiète de pénuries à venir pour quatorze de ces éléments, qualifiés de «critiques » (*).

Hasard de la géologie, la Chine, devenue elle-même gros consommateur de ces métaux rares, en concentre dans son sous-sol la plus grande partie. Pékin contrôle ainsi 95 % de la production mondiale de terres rares (une famille de métaux employés dans les moteurs hybrides, les lampes LED ou les nanotechnologies), 87 % de l’antimoine (semi-conducteurs), ou encore 84 % du tungstène (superalliages, électrodes). L’Union européenne (UE) importe la totalité de ses approvisionnements en antimoine, cobalt molybdène, niobium, platine, terres rares ou encore tantale. Faiblesse supplémentaire : sur les dix premières entreprises minières mondiales, pas une seule n’est européenne.

Ils vont être incontestablement un enjeu de premier ordre dans les années qui viennent :

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/les-metaux-rares-l-arme-economique-80213

Extraits :

Les matières premières minérales stratégiques, bien que nécessaires en très petites quantités, sont indispensables au développement de produits technologiques sophistiqués. Elles s’appellent indium, palladium, gallium ou encore antimoine et se trouvent aujourd’hui partout, du simple téléphone portable, de l’iPad jusque dans nos avions en passant par la voiture électrique. Si les pays occidentaux en sont très friands, ils n’ont en revanche aucun contrôle sur leur approvisionnement.
La plupart de ces métaux sont des sous-produits, extraits de gisements d’où sortent d’autres minerais à titre principal, et nécessitent des procédés de raffinage et traitement métallurgique complexes. La difficulté et le coût élevé de production conduisent souvent à une forte concentration du savoir-faire et des installations nécessaires à ces procédés. Il en résulte que les entreprises exploitantes se trouvent souvent en position de quasi-monopole, quand ce ne sont pas les États miniers eux même.
A l’instar de la crise de 2000 du Tantale dont le cours a été multiplié par dix suite à l’explosion des téléphones portables, l’inélasticité de la production des métaux rares ainsi que leur production très concentrée créent deux goulots d’étranglement critiques susceptibles de mener à de graves crises d’approvisionnement futures.

L’Union Européenne s’est penchée sur cette problématique et a nommé un groupe d’experts chargé de plancher sur la question. Leur rapport a été publié début juin avec des résultats alarmants.(...)L’inquiétude est d’autant plus grande que le rapport projette que la demande de ces matières premières va exploser dans les 20 prochaines années, proportionnellement à l’évolution des nouvelles technologies. Ainsi la demande de gallium pourrait être multipliée par 20 et celle de l’indium par 8 d’ici 2030.

La sonnette d’alarme est donc tirée et bien que le groupe d’experts maintienne un discours politique neutre dans son rapport, l’opposant principal dans cet enjeu économique de demain est clairement identifié. Avec une concentration de production de 10 des matières premières critiques sur 14 et des mesures restrictives quant à leur exploitation et exportation importantes, la Chine est sans conteste leur préoccupation principale.

 La Chine détient là une arme stratégique de premier choix :

http://www.terra-economica.info/Les-metaux-rares-le-petrole-de-la,10530.html

Extrait :

« Le Moyen-Orient a son pétrole et la Chine ses métauxrares », disait l’ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping. Le petit timonier ne croyait sans doute pas si bien dire. Aujourd’hui, à l’heure où l’or noir décline, ces métaux raresou « terres rares » aux noms en « ium » (germanium, indium, terbium, etc.) s’arrachent comme des petits pains. Très recherchés pour fabriquer des écrans plats, ils ont également des applications militaires et environnementales, en particulier pour les aimants permanents des turbines éoliennes et les moteurs des véhicules hybrides.

Dans ce petit monde, tout allait bien jusqu’à l’an dernier, quand Pékin a décidé de mettre le holà sur les exportations, imposant des quotas. Or la Chine abrite plus de 95% de la production mondiale de métaux rares et se trouve en situation de monopole. D’autres pays comme l’Australie ou les Etats-Unis possèdent bien des réserves mais ne les exploitent plus : trop cher, trop compliqué, trop polluant.

http://www.france24.com/fr/20101106-2010-11-06-0410-metaux-rares-chine

Extrait :

« Il faut espérer que le prix des terres rares monte, c’est très important pour notre développement », dit Zhang Rihui, directeur général adjoint de Baogang Rare Earth, le premier producteur chinois de terres rares. En Chine, dans la région autonome de la Mongolie intérieure, cette compagnie a installé une mine et une usine de transformation, où se sont glissées nos caméras. Cette compagnie est à la tête d’un empire dans le secteur : son activité représente, 80 % de la production intérieure, et 50%, au niveau mondial.

Le 17 juin 2010, l’Europe a sonné l’alerte. La Commission Européenne a publié un rapport établissant la liste de quatorze métaux, dont la situation est considérée comme « critique » au sein de l’Union. Pour cause : les besoins en métaux sont supérieurs à ce que l’Europe est capable d’extraire. Or, les métaux rares sont extrêmement utiles pour la fabrication de produits de haute technologie : missiles, voiture à moteur hybride, téléphones mobiles, ampoule LED, écrans plats... La demande en métaux rares va fortement augmenter ces prochaines années. Et les ressources de ces matières premières sont contrôlées par un producteur dominant : la Chine.

Les investisseurs ne sont d'ailleurs pas dupes, et sont sur l'affaire ! :

http://www.edito-matieres-premieres.fr/0383/metaux/metaux-rares-metaux-verts.html

Extrait :

Sur les métaux rares, les entreprises en position dominante sont fréquentes. Quand ce ne sont pas des Etats : "en raison de capacités de raffinage de métaux de base en forte croissance, la Chine importe de plus en plus de minerais et de concentrés, de sorte que la majorité des petits métaux en sous-produits seront de plus en plus produits en Chine"Actuellement, la Chine se dote d'énormes raffineries de cuivre et de zinc qui lui donne la capacité de traiter massivement les sous-produits qui en découlent.

Pour parfaire l'ensemble, la Chine a récemment "instauré des quotas d'exportation sur tous les petits métaux où elle est traditionnellement exportatrice avec une position dominante (terres rares, tungstène, antimoine, bismuth)"précise Christian Hocquard.

Menace ultime, selon le BRGM : les investisseurs. "Les ETF sont spéculatifs. En jouant sur des stocks faibles, ils amplifient artificiellement un déséquilibre offre-demande, jusqu'à induire de vraies pénuries", critique Christian Hocquard, qui s'emporte contre le mimétisme des investisseurs qui se positionnent sur les matières premières via des ETF gagés sur des stocks de métal physique. Passe encore pour les "grands" métaux comme l'or ou l'argent. Mais dans le cas des ETF platinoïdes, Christian Hocquard s'interroge : "est-il raisonnable de considérer les petits métaux comme une classe d'actif ?".

Bonne question pour les investisseurs et les citoyens que nous sommes...

La Chine a donc compris et a donc tout à fait volontairement et au grand jours décidé d'une main-mise, d'une maîtrise de la production, tentant d'établir un monopole, avec une vue assumée, faire monter le prix des métaux rares !, je vous encourage à visionner la vidéo sur l'article de "France24":

http://www.france24.com/fr/20101106-2010-11-06-0410-metaux-rares-chine

Cet état de fait entraîne bien l'effet voulu, c'est à dire l'inquiétude pour l'approvisionnement future :

http://www.cartech.fr/news/penurie-terre-rare-automobile-hybride-39705564.htm

Extrait :

Et en plus d’être rares, ces éléments sont principalement localisés en Chine. On estime que le pays regroupe plus de 95% des ressources mondiales.  Récemment, le gouvernement chinois a interdit l’exportation de certains « terres rares » et a restreint le volume annuel exporté.
Selon certaines sources concordantes, les constructeurs japonais auraient alors intensifié leurs démarches auprès d’autres fournisseurs secondaires, canadiens et vietnamiens. Mais de toute évidence un problème d’approvisionnement teinté de démêlés géopolitiques se profile, avec une échéance bien plus proche que celle de la pénurie de Lithium tant annoncée.

La Chine à déjà utiliser cette "arme" contre le Japon :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/09/24/04016-20100924ARTFIG00274-la-chine-utilise-les-metaux-rares-pour-faire-pression.php

Extrait :

En pleine crise diplomatique avec son voisin, la Chine utilise les métaux rares pour accroitre la pression sur le Japon. L'empire du milieu a une véritable mainmise sur ces ressources stratégiques.

La Chine dispose d'une arme de poids pour faire pression sur son voisin:elle alimente près de 95% du marché des terres rares. Ainsi,en pleine crise diplomatique avec le Japon, déclenchée par la détention d'un capitaine de chalutier chinois par le Japon, l'empire du milieu a décidé de priver son voisin de ces métaux. Pékin dément mais les négociants de maisons de commerce nippones sont affirmatifs : ils ont constaté une suspension des exportations de ces métaux de la Chine vers le Japon.

«Nous avons appris de nos représentants en Chine que les livraisons chinoises de terres rares ont été suspendues le 21 septembre», a déclaré à l'AFP un porte-parole de la société Sojitz. Un négociant d'une autre maison de commerce, parlant sous couvert d'anonymat, a confirmé que ces envois étaient interrompus. «Le 22 septembre, les entreprises chinoises qui ont la licence d'exportation au Japon ont été réunies à Pékin par le ministère chinois du Commerce. Là, le sujet des îles Senkaku a été abordé et il y a eu des discussions à propos de l'arrêt des exportations au Japon», a précisé ce négociant.

Hier, les médias faisaient déjà état de la suspension par Pékin de l'exportation vers le Japon des métaux rares en guise de mesure de rétorsion en pleine tension diplomatique avec Tokyo, une information démentie par le ministère du Commerce chinois.

Le Japon n'a pas encore officialisé la nouvelle mais le pays a indiqué que si la mesure se confirme, il agira «conformément aux règles en vigueur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)» qui interdit ce type de pratique.

Quelles parades sont possibles !?

La récupération, le recyclage, bien sur, vont devoir être optimum :

http://www.20minutes.fr/article/603808/planete-recycler-metaux-rares-devient-urgent

Extrait :

PLANETE - Pour ne pas reproduire les erreurs du pétrole...

Des alternatives au pétrole, il en existe, mais certaines nécessitent des ressources naturelles qui pourraient connaître le même sort que l’or noir dans quelques années. Le responsable duProgramme des Nations unies pour l'environnement(Pnue) a appelé ce mercredi à développer le recyclage des métaux rares, indispensables pour le secteur des énergies vertes et qui ont provoqué récemment une crispation des relations entre la Chine et le Japon.

Seul 1% des métaux rares est recyclé

La demande de métaux rares comme lelithiumet leneodymium, utilisés pour les batteries des voitures hybrides ou comme composants dans les éoliennes, s'accroît rapidement, a expliqué le directeur du Pnue, Achim Steiner. Or, seul 1% des métaux rares est recyclé à la fin de vie des produits qui les contiennent, tandis que la majeure partie est jetée. Si aucune filière de recyclage n’est mise en place, on estime que ces métaux pourraient être épuisés d’ici trente à quarante ans.

«Nous constatons la chose suivante: une très importante hausse de la demande de ces métaux rares qui sont essentiels pour l'avenir de l'industrie verte et les technologies de pointe», a expliqué Achim Steiner. «Il existe des raisons stratégiques, environnementales ou économiques pour intégrer rapidement ces métaux dans les circuits de recyclage», a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse.

http://www.consoglobe.com/metaux-rares-lenjeu-du-recyclage-cg

Extrait :

Tandis que l’engouement de nombreux pays comme les Etats-Unis et le Japon pour lesmétaux rares s’accentue, la recyclage peu au point de ces terres tant convoitées, et la hausse des prix d’exportation inquiètent…

Métaux rares et recyclage : un enjeu mondial

Le recyclage des métaux rares a encore bien des progrès à fournir, d’autant que la demande de ces éléments métalliques nécessaires à la fabrication d’éoliennes, de cellules photovoltaïques ou de voitures hybrides est croissante.

Actuellement, tandis que le taux de recyclage des métaux courants comme l’acier et le cuivre atteint 25 % à 75 %,  1 % seulement des métaux rares est recyclé.

Or, face à une  demande toujours plus importante, la Chine pourrait bien subir une pénurie des métaux rares d’ici 40 ans selon Achim Steiner, expert en politiques environnementales.

  • Les terres rares sont indispensables à la production des téléphones mobiles, des écrans plats, des panneaux solaires, des éoliennes, ….

Et, effet boule de neige oblige, l’épuisement des terres rares pourrait freiner significativement le développement des technologies vertes.

D’où la récupération indispensable des métaux pour préserver les ressources et faire baisser les prix…

Une autre piste est envisagée :

http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/ARTJAJA2611p081-082.xml0/ue-rd-congo-mines-comilogtres-chers-metaux-rares.html

Extrait :

Face au monopole chinois, l’UE et les États-Unis cherchent de nouvelles opportunités. L’Afrique apparaît comme une zone potentiellement stratégique. La RD Congo était déjà l’un des principaux producteurs mondiaux de tantale, jusqu’à ce que Washington interdise aux fabricants de téléphonie l’utilisation de ressources ne pouvant répondre à certaines normes d’extraction, notamment en termes de droits humains. Globalement, si les projets africains de métaux rares se comptent encore sur les doigts d’une main, la dynamique s’accélère.

Producteur historique, l’Afrique du Sud a rapidement concentré de nouveaux intérêts. Frontier Rare Earths, basé au Luxembourg et présent dans le Namaqualand, dans le nord de la province du Cap, vient par exemple de débuter ses études de faisabilité ce mois-ci avec l’ambition de commencer à produire dès 2014. Le canadien Great Western Minerals Group a de son côté signé en juin 2010 un accord pour la réouverture de la mine de Steenkampskraal, à 350 km au nord-ouest du Cap. « Le jeu de la Chine a rendu les cours extrêmement volatils, les prix ne sont plus prédictibles », estime Hugo ­Schmitt, de l’entreprise minière française Eramet.

Présente au Gabon sur le site de Mabounié, la firme est positionnée sur le seul projet qui pourrait, à terme, devenir un point de ressource « européen ». Celui-ci est mené par sa filiale gabonaise, la Compagnie minière de l’Ogooué(Comilog), en partenariat avec le groupe nucléaire Areva (actionnaire d’Eramet). « Le gisement pourrait être de classe mondiale, mais aujourd’hui nous n’avons aucune visibilité sur le montant des investissements nécessaires », rapporte Hugo Schmitt. Et pour cause : Mabounié, outre ses réserves de métaux rares, pourrait fournir de l’uranium et du thorium, des métaux hautement radio­actifs. « Le processus de séparation et de transformation n’est pas encore défini, poursuit le porte-parole d’Eramet, ce qui peut tout changer sur le montant du projet. »

Ais-je besoin de vous rappeler comment on traite généralement nos affaires avec l'Afrique, ais-je besoin de rappeler également que la Chine à investi énormément en Afrique depuis quelques temps, et surtout ais-je besoin de rappeler les dégts environnementaux énormes que génèrent l'extraction, et la production de ces métaux et terres rares¨.

Vaste sujet !.

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