Le logo BP sur une station service à Manchester, le 27 juillet 2010

"BP sera clairement tenu responsable", a déclaré Carol Browner, conseillère du président Obama sur les questions d'énergie et de changement climatique. "Il y aura une importante pénalité financière", a-t-elle déclaré dans l'émission "Meet the Press" sur la chaîne NBC.

Mais Mme Browner est restée vague sur la question de savoir si l'administration Obama poursuivrait en justice le groupe britannique. "Je ne ferai pas de commentaire sur l'enquête du département de la Justice" concernant les actions de BP avant et pendant la marée noire, a-t-elle dit.

En tout, quelque 4,9 millions de barils de pétrole, soit 780 millions de litres, se sont échappés du puits, dont 800.000 barils (127 millions de litres) ont été récupérés, selon les derniers chiffres du gouvernement américain.

Selon la loi américaine, BP pourrait être contraint de payer de 1.100 dollars à 4.300 dollars d'amende par baril déversé et non récupéré si le groupe est reconnu coupable de négligence, soit une amende totale qui pourrait atteindre jusqu'à 17,6 milliards de dollars.

Par ailleurs, la Maison Blanche avait exigé que BP mette sur pied un fonds de 20 milliards de dollars pour indemniser les habitants et entreprises de la région du golfe du Mexique lésés par la marée noire. Or ce fonds sera lancé "dans les prochains jours", a dit Mme Browner.

De son côté, l'amiral Thad Allen, chargé de coordonner la lutte contre la marée noire pour le gouvernement américain, a insisté sur CNN sur le fait qu'il restait beaucoup à faire après la cimentation du puits réalisée par BP jeudi.

"Il y a beaucoup de pétrole dont il faut s'occuper et nous devons continuer le nettoyage", a-t-il dit.

"Par ailleurs, "nous devons faire une évaluation des dégâts infligés aux ressources naturelles", a-t-il ajouté, citant "les effets permanents sur les jeunes poissons et les stocks de fruits de mer, que nous devons réussir à quantifier".

Environ trois quarts du brut qui s'est déversé dans le golfe du Mexiqueont déjà été éliminés, selon un rapport gouvernemental américain rendu public mercredi.

Vendredi, l'Agence américaine des médicaments et de l'alimentation (FDA) a affirmé que les dispersants utilisés pour combattre la marée ne risquaient pas de s'accumuler dans les organismes marins et d'affecter les humains qui les consomment."

Article paru sur "MSN" :

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/article.aspx?cp-documentid=154340822

 

Cette marée noire devient le "fil rouge" sur ce blog, non pas que ce soit ce dont  j'aime parler en priorité, bien au contraire, mais parce que je ne me vois pas après tout cela ne pas aller jusqu'au bout.

Que va-t'il se passer dans les semaines, mois, années qui viennent, et bien j'essaierai avec mes petits moyens de relayer les infos que je trouverais à ce sujet.

Car l'un des aspects extrêment négatif des grand médias, est cette capacité à vite oublier une situation qui ne crée plus de "nouveau", de "sensationnel", il y a fort à parier, que maintenant que la fuite est bouchée, on entende plus beaucoup parler du "golf de Mexique".

 

Un autre article aborde une "pseudo-annonce" inattendu, et pour le moins inopportune, sans doute une bourde commise par le "Directeur des opérations" de BP.

 

 http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/article.aspx?cp-documentid=154331528

Extrait :

"Moins de 24 heures après l'injection réussie de ciment dans le conduit, le directeur des opérations de BP a fait savoir que le géant britannique n'excluait pas de creuser un nouveau forage dans le gisement ayant provoqué la plus gigantesque marée noirede l'histoire des Etats-Unis.......

BP a tenté de minimiser ces remarques: "BP se concentre actuellementtotalement sur les mesures d'intervention dans le golfe du Mexiqueet l'utilisation future du gisementn'est pas actuellement à l'étude", a souligné le groupe dans un communiqué.

Ce texte n'exclut toutefois pas que le gisement Macondofasse l'objet d'une exploitation future par BP."

 

 Ils ne s'arrêteront donc jamais, quoi d'étonnant à cela ?

Rien, c'est leur "business", comment pourrait-on imaginer qu'ils pourrait avoir la moindre intention d'arrêter d'entreprendre des forages, même dans des conditions extrême, et extrêmement risquée.

C'est leur "business".

 

L'un des aspects dont on a peu parlé, c'est la "faillite" des organisations gouvernementales de surveillance et de contrôle.

Elle avaient été "épinglé" avant même cette catastrophe :

 http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/maree-noire-aux-etats-unis/201005/11/01-4279433-mise-en-place-dun-organe-de-surveillance-du-secteur-petrolier.php

Extrait :

"En septembre 2008, des fonctionnaires du MMS s'étaient carrément vus reprocher une collusion avec le secteur qu'ils étaient censés surveiller.

Un rapport du département de l'Intérieuravait alors dénoncé «une culture du manquement éthique» au sein de cet organisme dont plusieurs fonctionnaires avaient reçu des cadeaux, de la drogue et des partenaires sexuels de la part de compagnies pétrolières avec lesquelles ils étaient en relations."

L'annonce a donc dors et déjà été faite, de la création de nouvelles dispositions :

autre extrait de ce même article :

 "Les États-Unis ont annoncé mardi la création d'un organe indépendant de surveillance du secteur pétrolier, à la suite de la marée noire dans le golfe du Mexiqueet d'accusations de collusion entre l'industrie et l'administration.

Le secrétaire à l'Intérieur, Ken Salazar, chargé de la gestion des ressources naturelles, a annoncé la scission du Service de gestion minière (MMS), un organe de son ministère actuellement chargé du secteur pétrolier.

Une partie du MMS sera chargé de la surveillance des installations pétrolières, notamment des plateformes en mer, comme celle qui a explosé le 20 avril au large de la Louisiane, provoquant une marée noire qui menace les côtes américaines.

Une autre partie sera responsable de l'attribution des contrats d'exploration aux compagnies pétrolières, qui génèrent chaque année 13 milliards de dollars de recettes récupérées par le MMS.

 

Ces deux rôles étaient jusqu'à présent assurés par le MMS, un service qui s'est par le passé attiré l'accusation de laxisme envers l'industrie pétrolière."

 

La question qui se pose donc véritablement, est de savoir qu'elle sera la qualité et les effets de ces nouvelles dispositions, l'avenir nous le dira, sauf que si nous en entendons parler dans le futur, ce sera probablement parce qu'ils auront "failli" à leur tour, ne croyez vous pas !?.

 

au cours de mes recherches sur le net je suis tombé sur cet autre article qui s'éloigne quelque peu du sujet traité ici, mais qui s'y rattache, dans la mesure ou il y est là aussi question d'une autre forme de "faillite" du système en place, voyez vous même :

http://www.france24.com/fr/20091110-lorganisme-surveillance-production-p-troli-re-accus-valuer-r-serves-mondiales

Extrait :

"AFP -Le monde est beaucoup plus près d'un épuisement des réserves de pétrole que ce que les estimations de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) affirment mais celle-ci minimise le danger d'une pénurie pour ne pas créer un mouvement de panique, a affirmé The Guardian lundi.
  
Les Etats-Unis ont joué un rôle important pour encourager l'AIEà minimiser le déclin des champs de pétrole existants et à surévaluerles chances de trouver de nouvelles réserves, ajoute sur son site internet le quotidien britannique qui cite un membre haut placé de l'agence non identifié.
  
L'AIE doit publier cette semaine son rapport annuel sur l'énergie dans le monde (World Energy Outlook) utilisé par de nombreux gouvernements pour décider de leur politique dans le domaine de l'énergie et du changement climatique.
  
Ce rapport affirme que la production de brut peut être portée des 83 millions de barils/jours actuels à 105 millions.
  
"Beaucoup au sein de l'organisation estiment que même parvenir à un niveau de production de 90 ou 95 millions de barils/jour serait impossible mais on craint des mouvements de panique sur les marchés financiers si les chiffres sont baissés", a affirmé le responsable de l'AIE cité par le site du Guardian.
  
"Et les Américains craignent la fin de la suprématie du pétrole parce que cela menacerait leur pouvoir fondé sur l'accès aux ressources pétrolières", a-t-il ajouté."

 
Pas si étonnant que cela qu'ils soient prêt à prendre autant de risques !!!.