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Les autres conflits avec l'environnement que sont les guerres.

On y pense peu, ce n'est en tout cas pas ce qui viendrait en tête de liste si on questionnait le citoyen lambda, et pourtant que de dégradations, que de ravages, que de destructions, que de pillages, que de pollutions sont engendrés par les guerres et conflits de tout ordres.

Les humains souffrent, dans leur chair, et dans leur terre qui est massacrée, elles aussi, et parfois, souvent même, bien au delà de la guerre ou du conflit lui même, et de même que pour certains les conséquences, les blessures, les mutilations ne cessent pas quand cessent les combats, pour l'environnement aussi les retombées perdurent de manière souvent dramatique, et parfois encore meurtrières, par les polluants déversés, par les armes et munitions laissés sur place, par les obus, grenades, mines, etc qui continuent leurs œuvres assassines.

Travailler pour la paix, c'est aussi œuvrer pour la terre.

a look

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3548_guerre_environnement.php

Extraits :

La question des impacts environnementaux des conflits armés a fait ces deux dernières décennies l'objet d'un grand nombre d'études scientifiques et universitaires. Si l'aide aux populations reste la priorité, traiter les conséquences environnementales de la guerre est également un aspect primordial. (...) Les obus ne sont pas les seuls résidus des guerres. Au Vietnam (1964-1975), les États-Unis et leurs alliés ont massivement utilisé « l'agent orange », un défoliant[4] dont la toxicité aurait détruit 14% des forêts du Vietnam méridional, mais aussi provoqué des malformations, des maladies de la peau et des cancers sur 2 à 5 millions de personnes (Guerres & Histoires, août 2012). Des dizaines de millions de litres de ce produit toxique et de substances semblables ont été déversés afin d'empêcher le camouflage des soldats Vietminh dans la végétation et de détruire leurs cultures. La guerre du Vietnam a été reconnue comme « la plus grande guerre chimique expérimentale de tous les temps » (...) Pendant la première guerre du Golfe, les incendies des puits de pétrole au Koweït ont amplement pollué l'air et les sols. (...) Si la dégradation des écosystèmes est dramatique, les effets de la guerre sur l'environnement peuvent encore s'aggraver, car cela accentue la pauvreté, donc l'instabilité politique, et débouchent sur un nouveau conflit armé. Afin d'éviter cet engrenage, le PNUE a crée un groupe qui intervient après les conflits pour dépolluer les sites : Post-conflict and disaster management branch

La guerre induit aussi le problème des déplacements de population. La plupart du temps, lorsque les populations migrent, elles se retrouvent concentrées dans des zones où les ressources naturelles sont insuffisantes pour satisfaire un tel afflux. (...) Il arrive que l'environnement ne soit pas une victime collatérale d'un conflit mais le prétexte de celui-ci : raréfaction des ressources naturelles, dégradation de l'environnement comme source d'insécurité… En 2007, on comptait 67 conflits armés liés aux ressources naturelles, sur les 328 recensés dans le monde (soit un cinquième des conflits), la plupart en Afrique et en Asie. 

Ainsi, les conflits sont souvent motivés par l'appropriation d'une ressource. Les guerres coloniales en sont une preuve. Plus proche de nous, l'invasion du Koweït par l'Irak (Guerre du Golfe) n'avait d'autre objectif que de s'emparer de ses réserves de pétrole et de devises. Ces guerres ne relèvent pas que de la logique Nord-Sud puisque le Chili, le Pérou et la Bolivie se sont disputés le contrôle des réserves de nitrates au cours de la guerre du Salpêtre, dans les années 1880. Ces conflits plus ou moins intenses interviennent souvent dans des pays politiquement instables où la répartition des richesses est particulièrement inégale. Les ressources naturelles ont toujours suscité les convoitises. Ainsi, de coups d'état (en Iran contre Mossadegh ou au Chili, contre Allende) en guerres civiles, de très nombreux troubles trouvent leur origine dans la volonté d'accéder à certaines ressources naturelles (terre, eau, minéraux, pétrole...) 

À  ceci j'ajouterais juste une chose, c'est qu'un peuple ou un pays en guerre ne peut pas avoir l'environnement, pas plus que l'humain, comme priorité, c'est donc pour cela qu'il faut aussi militer pour que la paix soit recherchée partout, et en tout temps.

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Daniel JAGLINE djexreveur 26/11/2012 16:53


Oui bien sûr, il n'était ici nullement question d'être exhaustif, mais tout simplement d'éveiller l'attention sur une face peu commentée.


Je ne suis qu'un citoyen lambda qui tente d'ouvrir quelques portes pour les reflexions et prises de consciences.

les-restes-du-monde 26/11/2012 15:37


Et on pourrait aussi parler des bombardements à l'uranium appauvri, ou encore des effets désastreux - cancers et leucémies en nombre - dans les zones (pourtant en paix) où sont pratiquées les
essais militaires à cause des polluants provenant des bombes. Il y a eu plusieurs numéros sur ce sujet dans l'émission de France Inter "là-bas si j'y suis".


"Sardaigne, jolie poubelle pour les marchands de canons."


http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2368