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Les arguments il y en a, alors faisont les prévaloir.

Avant tout, cet article ne va pas sans le précédent

Serions-nous à "court" d'arguments, "noués" paradoxalement !

sauf que des arguments c'est pas ce qui manque, et les actions peuvent se situer à un autre niveau, je soutiens donc la démarche de FNE, qui condamne et demande des comptes au gouvernement  :

 

Communiqué de presse - Jeudi 26 août
Vignes OGM
L’argent du contribuable investi à perte dans une recherche inutile


Suite à la visite des ministres Valérie Pécresse (recherche) et Bruno Le Maire (agriculture) à Colmar, le gouvernement a réaffirmé à cette occasion son soutien aux chercheurs et a promis de nouveaux crédits. Mais est-il utile d’investir l’argent public dans la vigne expérimentale transgénique ? Pour FNE, la réponse est non. Explications.

Un million d’euros a déjà été dépensé
Si la recherche fondamentale est indispensable, la recherche appliquée doit poursuivre des objectifs cohérents, transparents. L’Inra essaie de déterminer l’utilité d’un OGM dans la lutte contre le court-noué et ses risques potentiels induits. Ainsi est-il pour le moins surprenant d’entendre les Ministre de la Recherche et de l’Agriculture, lors de leur visite à Colmar, affirmer que « ces ceps ne présentaient aucun danger pour l'environnement ou la santé » (AFP). « C’est totalement incohérent, souligne Lylian Le Goff, responsable de la mission biotechnologies à FNE. Si on connaît déjà la réponse, pourquoi investir de l’argent dans cette expérimentation ? »

FNE a donc contesté cette expérimentation devant la justice
La recherche appliquée doit aussi répondre à des impératifs légaux, ce qui n’est pas le cas ici :
30 septembre 2009 : Le tribunal administratif de Strasbourg annule l’autorisation accordée par le Ministère de l’Agriculture pour 2005-2009, suite à un recours de FNE. En effet, cette expérimentation n’impose pas un suivi expérimental et sanitaire une fois achevée, ce qui est une obligation en droit européen.
17 mai 2010 : L’INRA obtient une nouvelle autorisation du ministère, celui-ci faisant fi des conditions d’accès à l’information sur les OGM prévues par le droit européen.
19 juillet 2010 : FNE dépose au ministère de l’agriculture un recours préalable et gracieux pour le retrait de cette nouvelle autorisation.

Une expérimentation d’OGM inacceptable en milieu ouvert

Pour Lylian Le Goff : « FNE juge inacceptable de livrer en milieu ouvert, comme dans cette expérimentation, un principe biologique de découverte récente dont le fonctionnement reste très mal connu et par conséquent non maîtrisable. Certes, les manipulations génétiques concourent à faire progresser la connaissance du fonctionnement du génome et FNE ne s’y oppose pas. Mais à condition que ces manipulations répondent à cet objectif de recherche fondamentale en milieu fermé. »

Des OGM rejetés tant par les consommateurs que par les viticulteurs
Pour FNE, à quoi bon s’exposer à des risques si le jeu n’en vaut pas la chandelle ?
« Ces OGM appliqués à l’agriculture font l’objet d’un rejet constant et massif des consommateurs et d’une prudente réserve – pour le moins – des viticulteurs, car il en va de l’image de marque de leurs produits : c’est pourquoi, d’ailleurs, les producteurs de champagne ont bien été les premiers à refuser toute ingérence des OGM dans leur production. La France, l’Europe, ont beaucoup à perdre avec ces OGM », continue Lylian Le Goff.

L’hybridation classique a fait ses preuves sur la résistance au court-noué
L’INRA de Montpellier a obtenu par une hybridation classique, sans le moindre risque biologique, un porte-greffe résistant au court noué, ce qui démontre l’inutilité de la voie transgénique. « Mais le tintamarre actuel fait passer ses remarquables résultats sous silence », regrette Lylian Le Goff.

Investir pour l’indépendance alimentaire de notre agriculture plutôt que pour les OGM
L’agriculture française doit importer 4,7 millions de tonnes par an de tourteaux de soja, et c’est la principale cause d’importation des OGM en France. Notre agriculture a tout intérêt à développer des modes d'exploitation durable et de qualité existants.
Mais d’un côté les ministères de la recherche et de l’agriculture financent la recherche sur les OGM. De l’autre, ils tardent à rendre un rapport sur « le plan de relance de la production de protéines végétales alternatif aux cultures d'OGM afin de garantir l'indépendance alimentaire de la France », selon les termes mêmes de l’article premier de la loi OGM du 25 juin 2008 qui accordait un délai de six mois au gouvernement pour présenter ce plan au Parlement.

Pour Lylian Le Goff, « on se prive de notre trèfle, de notre luzerne et moultes autres légumineuses, et l’on grève notre balance commerciale en ouvrant la porte aux OGM … Voilà un autre scandale que nos ministres en déplacement à Colmar ont oublié de dénoncer ».


Forte de ces constats, FNE :
- s’alarme de l’utilisation de l’argent public à des fins de recherche allant à l’encontre d’un véritable développement soutenable ;
- demande à l’INRA de faire connaître les pourcentages de chercheurs dévolus aux biotechnologies et ceux se consacrant aux alternatives éco-biologiques ;
- demande au gouvernement quelle est la part du budget consacrée au développement des OGM en agriculture et celle consacrée au « plan protéines » devant assurer notre indépendance alimentaire.

 

societe-civile-fne[1]

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