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Le secteur de la santé et les médicaments nuisent à l'environnement, donc à la santé !.

Parmi tous les records dont la France est détentrice, il en est certains, dont il serait largement préférable de perdrent et rapidement nos lauriers :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Surconsommation_de_m%C3%A9dicaments

Extrait :

La France se distingue tout particulièrement dans la surconsommation demédicaments, par de nombreux records du monde ou d'Europe. Avec une consommation de 2 à 2,5 fois plus d’antibiotiques qu’en Allemagne ou qu’au Royaume-Uni et selon les familles d’antibiotiques jusqu’à 7 fois plus qu’en Allemagne et 5 fois plus qu’au Royaume-Uni.

Plus généralement, par personne, les Français consomment 6 fois plus demédicamentsque lesPays-Bas : aux Pays-Bas, sur 10 sortant d'une consultation, 6 personnes n'ont pas d'ordonnance avecprescriptionde médicaments, alors que le taux est de 0,25 sur 10 en France1.

Une surconsommation flagrante dans le domaine des psychotropes[modifier]

"La France Médaille d’or des pilules du bonheur" :
« La France est largement championne pour les 4 catégories de psychotropes. Elle en consomme 3 fois plus que l’Allemagne ou la Grande-Bretagne, et largement 2 fois plus que l’Italie. En moyenne, de 2 à 4 fois plus de psychotropes que n’importe quel autre pays européen.

  • C’est avec les tranquillisants que nous nous distinguons de la façon la plus radicale : 2 fois plus que les Espagnols, 5 fois plus que les Allemands, 8 fois plus que les Anglais ! Chaque année, 80 millions de boîtes consommées, un bon milliard de francs.
  • Avec les hypnotiques : 2 fois plus que l’Allemagne ou l’Italie, et nettement plus que le Royaume-Uni.
  • Avec les neuroleptiques et les antidépresseurs, l’exception française est un peu moins marquée, mais nous restons toujours bons premiers, et de loin. »

Ce qui aboutit au paradoxe suivant : certaines personnes qui devraient prendre desmédicaments psychotropes(par exemple) n'en consomment pas, alors que de très nombreuses personnes qui ne devraient pas en consommer en sont dépendantes, au long cours, avec une extrême difficulté à arrêter d'en prendre.

Les interactions entre médicaments, source de milliers d'hospitalisations et de décès[modifier]

Il y aurait, selon le ministère français de la Santé, 128 000 hospitalisations et 8 000 décès annuels du seul fait de mauvaises interactions médicamenteuses (qui ne représentent qu'une partie de la iatrogénèse médicamenteuse)2

Des effets indésirables graves[modifier]

Extraits du Discours de Bernard Kouchner à la Conférence nationale de la Santé, 22 juin 1998, secrétaire d’État à la Santé :

« La France est un pays où la surconsommation médicamenteuse est flagrante et injustifiée... Trop de prescriptions sont reconduites en l’absence de symptômes. 11 % des Français sont des consommateurs réguliers de psychotropes, 29 % chez les femmes entre 60 et 69 ans, une femme sur trois âgée de plus de 80 ans reçoit régulièrement des psychotropes. ...
Cette attitude thérapeutique est non seulement injustifiée et dès lors inutilement coûteuse, mais peut être source de complications individuelles et collectives. ...
Une première étude, menée en 1997 par le Réseau des Centres Régionaux de pharmacovigilance, chez les malades hospitalisés un jour donné, dans des services de médecine, de chirurgie et de long séjour, a montré que la prévalence des effets indésirables médicamenteux était de 10,3 %. 33 % correspondaient à des effets indésirables graves. ...
Le bon usage du médicament 3, jugé sur le respect des indications et recommandations de l’autorisation de mise sur le marché, était respecté dans 57 % des cas. Dans 31 % des cas, l’effet indésirable est survenu à la suite d’un traitement non conforme à l’AMM dont une partie aurait pu être probablement évitée. »

Depuis le début de la chaîne, l'industrie pharmaceutique, comme toutes les industries d'ailleurs, génère des déchets, la fabrication n'en est déjà pas exempte, et tout le système de santé, doit faire de gros progrès :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/sante_environnement_9876.php4

Extrait :

Les consommations d'énergie, d'eau, la production de déchets sont très importantes dans le secteur de la santé. Pourtant, aujourd'hui, la recherche d'efficacité énergétique et la gestion de l'eau et des déchets ne constituent pas des priorités. Si quelques pratiques semblent aujourd'hui marquer une prise de conscience (construction d'hôpital HQE, économies d'eau pour les sanitaires…), elles restent marginales et relèvent rarement d'une vision globale. 
La conception des établissements de santé et leur organisation sont avant tout pensées pour répondre à leur rôle premier : la santé. 
Mais même dans cet objectif là, des incohérences peuvent être soulevées. Par exemple, le lancement du Plan hôpital 2012 prévoit la rénovation du secteur (10 milliards d'euros) alors même que l'étiquetage obligatoire des matériaux de construction et d'ameublement relatif aux émissions de COV (composés organiques volatils) et de CMR (Cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques) prévu par le Grenelle ne sera mis en œuvre qu'à partir de 2012, soit une fois la rénovation des bâtiments commencée ou achevée… 
L'impact sur l'environnement des actes de soin n'est pas non plus évalué. La généralisation des usages uniques et des dosettes individuelles est pourtant fortement génératrice de déchets, qui pourraient être évités. De nombreux exemples montrent qu'il est possible de faire autrement, sans porter préjudice à l'activité de soin et aux nécessaires conditions d'hygiène et de sécurité. Un médicament qui pourrait être dispensé sous forme de cachet est désormais distribué sous forme de dose individuelle en verre et administré avec une seringue, les maternités ont généralisé l'emploi de biberons jetables… 
Un secteur particulier du fait de son activité

Outre ces pollutions classiques, du fait de son rôle particulier d'activités de soin, le secteur de la santé est à l'origine de pollutions particulières qui nécessitent des solutions particulières, comme celle qui est prévue pour l'élimination des DASRI (Déchets d'activité de soins à risques infectieux). 
L'une des priorités réside aujourd'hui dans la gestion des effluents liquides des établissements de santé. Les substances rejetées dans les milieux aquatiques quotidiennement (résidus médicamenteux notamment) sont soupçonnées d'être à l'origine de diminutions importantes de la faune aquatique et d'une féminisation de certaines populations. Un plan national sur les résidus médicamenteux dans l'eau a été lancé dans le cadre du Plan National Santé Environnement 2 (PNSE2). L'objectif de ce plan est d'améliorer la connaissance et de réduire les risques liés aux rejets de médicaments dans l'environnement. Les premières conclusions du comité de pilotage du plan sont attendues pour début 2010.
Pour Olivier Toma, ''il faut identifier à la source les produits toxiques et s'interroger sur leur possible substitution, modifier l'architecture des bâtiments en revoyant notamment les systèmes de canalisations et trouver le mode de traitement approprié. Ces solutions doivent être identifiées à l'échelle nationale''
En Suède, les produits pharmaceutiques sont désormais étiquetés selon leurs niveaux de persistance, de bioaccumulation et de toxicité. Les mille molécules les plus utilisées ont été évaluées, les médecins ont été informés. ''Depuis la mise en place de ce dispositif, il y a eu une réelle évolution des prescriptions vers les produits les moins impactants'', note Olivier Toma. 

Même si cela devait en rester là, ce serait déjà un gros travail, mais le cycle n'est pas fini, il y a tous ces médicaments, utilisés ou non qui finissent par polluer nos poubelles, et ......notre eau ! :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/campagne-prelevement-eau-anses-resultats-residus-medicaments-eau-11937.php4#xtor=ES-6

Extrait :

Résidus médicamenteux dans l'eau : premiers résultats de la campagne nationale de prélèvements

Antibiotiques, hormones, antidouleurs, antidépresseurs, bêtabloquants ou contraceptifs… sont autant de substances rejetées dans les milieux aquatiques quotidiennement. Ces résidus sont soupçonnés d'être à l'origine de diminutions importantes de la faune aquatique et d'une féminisation de certaines populations. Si la communauté scientifique travaille depuis plusieurs années sur la question des risques sanitaires, leur dégradabilité, leur persistance ou leur réaction dans le milieu sont encore peu connues. Les médicaments sont en effet des substances biologiquement actives qui se caractérisent par une grande diversité de structure chimique.

Une grande partie de ces concentrations est due aux rejets des stations d'épuration qui, selon les scientifiques, ne constituent pas une barrière significative. Les résidus de médicaments, lorsqu'ils ne sont pas totalement dégradés dans l'organisme, sont excrétés dans les selles et les urines sous leur forme initiale ou sous la forme d'un ou plusieurs métabolites.

Un plan national de maîtrise des résidus médicamenteux dans l'eau a été lancé dans le cadre du Plan National Santé Environnement 2 (PNSE2) 2009-2013, co-piloté par les ministères de l'Ecologie et de la Santé. L'objectif de ce plan est justement d'améliorer la connaissance et de réduire les risques liés à ces rejets de médicaments dans l'environnement, alors qu'il n'existe actuellement pas de limite de qualité pour ces résidus dans les réglementations européenne et française.

Dans le cadre de ce plan, une campagne nationale d'analyse des résidus de médicaments dans l'eau a été menée de septembre 2009 à juin 2010. 45 substances pharmaceutiques d'origine humaine et vétérinaire ont été analysées par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Les prélèvements ont couvert près d'un quart de la population en métropole et dans les DOM. Ils ont été effectués sur des ressources utilisées pour la production d'eau destinée à la consommation humaine (eaux brutes) et sur des eaux traitées. 

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