Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le principe de précaution est à appliquer avec beaucoup de précaution !

Le principe de précaution se doit d'être équilibré.

Cette question là est évidemment fondamentale, car poussé à l'extrême, ce principe peut stopper tout changement, c'est d'ailleurs l'argument principal de tous ses détracteurs, le principe de précaution peut empêcher toutes avancés technologiques, et ce n'est pas complètement faux.

La première vérité fondamentale que nul ne peut contredire c'est que le risque zéro n'existe pas. Et c'est peut-être mmieux comme ça d'ailleurs.

La prévention des risques doit pourtant tendre à en estimer tous les impacts imaginables afin de ne pas mettre les citoyens en danger.

Entre ces deux extrêmes, il faut trouver un équilibre, et il s'agit quasiment d'une gageure.

L'exemple récent de ces scientifiques Italiens condamnés pénalement parce qu'ils a été considéré qu'ils auraient dû prévoir avec plus d'exactitudes une catastrophe naturelle qui, si elle n'était pas imprévisible ne pouvait tout de même peut être pas être anticipée avec une excatitude quasi chronologique, enfin a mon sens, en donne une illustration. 

Je suis convaincu que le principe de précaution est nécessaire, mais quel doit en être le déclencheur et quand doit-il être considérée comme n'ayant plus à être invoqué car il aura généré toutes les questions et toutes les réponses qu'on est en droit d'en attendre ? 'On' étant pour moi dans cette expression la société civile dans son ensemble.

Cet exemple actuel m'a ramené à cette question dont je crains qu'elle ne soit insoluble, les réponses étant subordonnées à des points de vues souvent idéologiques qui sortent des sphères de la rationalité.

Et puis une autre question s'impose et si au non du principe de précaution ou de certaines précautions assimilables on en arrivait à prendre des décisions tout aussi sinon plus risqués que ce que l'on veut éviter comme risque.

Quelques exemples :

Les agrocurburants pour faire baisser la part des hydrocarbures, pas si bonne que ça l'idée !

Les nouvelles ampoules dites moins nocives pour l'environnement alors qu'elles pourraient bien receler des dangers bien plus graves que ceux que l'on veux combattre.

Bien d'autres exemples existent déjà, et si cette liste devait s'allonger :

http://www.atlantico.fr/decryptage/huile-palme-bisphenol-paraben-ces-produits-qui-remplacent-et-qui-sont-aussi-dangereux-pas-tout-charles-pernin-myriam-cohen-546538.html

Extrait :

 La taxe sur l'huile de palme, adoptée la semaine dernière par la France, devrait forcer les industriels à utiliser d'autres produits, supposés moins gras. En parallèle l'industrie du plastique entre dans une grande refonte de ses méthodes de production. Jean René Buisson, Président de l'Association nationale des industries alimentaires, déclarait à ce sujet : "notre grande inquiétude, c'est de commercialiser un produit sur lequel on a moins de recul [...] et qui pourrait être moins sûr que les produits actuels". Le milieu industriel contrôle t-il vraiment ces nouveaux éléments ?

Complexe tout ça, une phrase m'a surtout alerté dans cet article, phrase qui dit si bien ce que nous dénonçons si souvent quand nous voulons défendre l'environnement en prétextant le principe de précaution :

Autre extrait :

Pour revenir à l’analyse des risques potentiels liés à ces nouveaux éléments, il faut rappeler qu’il existe de nombreuses agences d’expertises largement qualifiées pour définir les éventuels effets de chaque composant, et leur seul problème est le temps de publication de leur rapport. On pourrait ainsi envisager que la commercialisation des futurs produits ne se fasse que lorsqu’une analyse complète et plurielle a été menée, ce qui n’est hélas pas le cas aujourd’hui.

'Ce qui n'est hélas pas le cas aujourd'hui'

Aujourd'hui la commercialisation des produits ne se fait pas suite à une analyse complète et plurielle, aussi est-il si important de revendiquer le principe de précaution pour mettre œuvre le principe de précaution. 

Pour cela il faudrait changer totalement l'état actuel des choses, tout revoir en profondeur, changer radicalement la société et toutes ses orientations, c'est bien cela le fond du problème.

 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article