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Le partage des antennes, je vote pour !.

Je dois reconnaître, que je ne sais pas si techniquement ce scénario est possible, mais si c'est la cas, alors oui, je me demande même dans ce cas, s'il ne serait pas alors possible que cela s'étende à tout le réseau.

En effet, nous connaissons tous des zones où les différents réseaux ne passent pas, elles sont peut-être parfois communes aux 3 déjà en place, mais ce n'est certainement pas vrai dans la majeure partie des situations.

Ne serait-il donc pas possible alors de palier à ces trous sans rajouter d'antennes !?.

communiqué de presse

jeudi 14 octobre 2010

Désignation du quatrième opérateur de téléphonie mobile : la forêt d’antennes n’est pas une fatalité !


Le Conseil d'Etat a confirmé, mardi 12 octobre, l'attribution à Free de la quatrième licence de téléphonie mobile 3G, les trois précédentes étant détenues par Orange, SFR et Bouygues Télécom. Mécaniquement cette confirmation risque de provoquer l’installation de milliers de nouvelles antennes relais de téléphonie mobile partout en France. Réaction de la fédération France Nature Environnement.

Rien qu’à Paris, il s’agirait de déployer trois cent nouvelles antennes de téléphonie mobile, installation confirmée par un vote du Conseil de Paris en date du 28 septembre 2010. Or la capitale, comme le reste du territoire, dispose déjà d’un taux de couverture de près de 100% et certains s’inquiètent déjà du « bain d’ondes » auquel nous sommes exposés continuellement, et de ses effets potentiels sur la santé.

On peut s’attendre à ce que cette nouvelle vague d’installations provoque une réaction vive dans la société civile, tant ce sujet est sensible dans une part de l’opinion face aux questions restées sans réponse. Sans se prononcer sur la dangerosité ou non des antennes relais, ou même sur leur impact paysager, on est en droit de s’interroger sur l’utilité d’un tel déploiement. Les bénéfices attendus sont-ils supérieurs aux coûts sociétaux et de santé publique ?

Solaire ou antennes relais, il va falloir choisir

L’arrivée d’un nouvel opérateur peut jouer un rôle décisif pour la baisse des prix de la téléphonie en France, ce qui est positif, surtout faisant suite à la condamnation des trois opérateurs historiques pour entente illégale ayant faussée la concurrence. En revanche, outre les oppositions prévisibles aux implantations et des effets potentiels sur la santé de certaines populations, rappelons que l’espace occupé sur les toits par les antennes n’est plus disponible pour d’autres usages, tels l’installation d’énergies renouvelables, les végétalisations et autres jardins partagés. Il est important de mesurer les bénéfices potentiels des différentes options avant de choisir d’implanter une nouvelle antenne relais. N’est-il pas plus urgent de produire, in situ, des énergies renouvelables, de l’eau chaude sanitaire, des végétalisations, plutôt que des antennes de téléphonie ?

Une antenne pour quatre

Pour José Cambou, en charge des questions Santé Environnement pour France Nature Environnement : « Il est quand même surprenant que les opérateurs ne s’organisent pas, quitte à ce que ce soit sous la pression de l’Etat ! Lorsque l’on ouvre la concurrence dans le domaine de l’énergie, on ne remet pas des lignes à haute tension partout, on utilise l’infrastructure existante en définissant les règles de son partage. De même, quand le transport ferré doit s’ouvrir à la concurrence c’est bien l’infrastructure gérée par RFF qui est mise à contribution, pas une seconde on envisage de couvrir la France d’autant de voies ferrées qu’il y aura d’opérateur ! Il faut différencier infrastructure et service à l’usager !»

FNE propose que la piste d’une mutualisation des infrastructures, soit explorée dans le cadre du « Grenelle des Ondes ». Cette mutualisation permettrait aussi de ne pas exposer davantage la population à un risque potentiel, en vertu du principe de précaution.

Pour Benoît Hartmann, porte-parole de FNE : « Il est grand temps de rationaliser l’outil industriel. La baisse des prix des communications mobiles, si elle est souhaitable pour le consommateur, ne doit pas se faire au détriment du principe de précaution et au mépris de toute rationalité. Cinq antennes par toit n’est pas une fatalité ! »

societe-civile-fne[1] 

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