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Le combat contre l'exploitation des gaz non conventionnels n'est-il pas perdu d'avance ?

La question peut se poser, à la lecture de cet article qui relate de la prise de position de l'AIE, rien d'étonnant à cela d'ailleurs, c'était hautement prévisible, seulement, ne risquons nous pas de nous trouver dans une situation, où l'on va nous assainer, qu'il y a là, une nécessité absolu, ils seraient bien capable au final de nous imposer ces exploitation au nom du principe de sauvegarde de la nation, en invoquant "une déclaration d'intérêt publique", comme ils l'on fait par exemple pour la ligne THT "Cotentin-Maine".

a look

http://www.actu-environnement.com/ae/news/gaz-energie-avenir-13939.php4#xtor=ES-6

Extraits :

L'au-delà du pétrole

Le concept de sécurité énergétique va au-delà de l'enjeu pétrolier. Selon l'AIE, ce concept est aujourd'hui multidimensionnel et recoupe d'autres critères comme l'étendue géographique des ressources, les échelles de temps, la diversification des sources et la nécessité de relier la sécurité énergétique plus étroitement avec les politiques de soutenabilité. A côté des énergies renouvelables et du charbon, c'est le gaz qui s'annonce comme l'énergie des prochaines décennies. L'AIE prévoit une augmentation de 50% de la production gazière d'ici à 2035.(...)

Les ressources gazières conventionnelles récupérables sur la planète atteindraient 400 tcm, sur la base des technologies et des prix actuels. Ces ressources équivalent à 120 ans de production actuelle. Ajoutées aux gaz non conventionnels, le total des ressources en gaz récupérable fournirait 250 ans de production globale. L'AIE en conclut que les ressources gazières sont vastes, géographiquement diverses, et potentiellement en mesure de répondre à la demande pour plusieurs décennies.(...)

Le ministre de l'énergie des Etats-Unis, M. Steve Chu, présent à la conférence, a lui-même mis l'accent sur l'importance du gaz comme énergie de transition : "Le gaz naturel peut faciliter le développement des énergies renouvelables dans un système électrique moderne. En synchronisant les sources intermittentes renouvelables avec la production d'énergie fossile, nous pouvons élargir l'utilisation des renouvelables dans le réseau. Les progrès technologiques de l'extraction des gaz de schiste nous ont permis de puiser dans les abondantes réserves des Etats-Unis. Les gaz de schiste ont un fort potentiel dans le monde entier, mais pour mettre en valeur cette ressource, nous devons répondre aux défis environnementaux et nous assurer que nous exploitons cette ressource de manière sûre et responsable".(...)

L'AIE est convaincue que les gaz de schiste seront un passage obligé dans un avenir proche. Les ressources en gaz non conventionnel sont aujourd'hui estimées aussi importantes que les ressources conventionnelles. Les gaz non conventionnels représentent 60% du gaz commercialisé par les Etats-Unis. Le méthane de houille se développe en Australie et se profile en Inde, en Indonésie et en Chine. Pour répondre à la demande, la production annuelle de gaz devra avoir augmenté de 1,8 tcm d'ici à 2035, soit environ trois fois la production actuelle de la Russie. La Chine va devenir un des plus grands producteurs de gaz du monde, mais importera encore plus de la moitié de ses besoins en 2035. Presque toutes les régions du monde verront leur production gazière augmenter, à l'exception de l'Europe, où seule la Pologne s'active à multiplier les concessions. Le gaz non conventionnel couvrira 40% de la hausse globale de la production, par un développement accru de son extraction aux Etats-Unis, en Chine et en Australie.

Pour autant, cette hausse de la part du gaz au détriment du charbon ne suffira pas à remettre la planète sur la voie d'une stabilisation de la température globale à +2°C, affirme l'AIE. Malgré la nouvelle donne gazière, les émissions des énergies fossiles dégageront encore quelque 35 gigatonnes de CO2 en 2035, soit une stabilisation à long terme des gaz à effet de serre dans l'atmosphère à 650 ppm, ouvrant la voie à une augmentation globale de la température à 3,5°C. L'Agence américaine de protection de l'environnement, l'EPA, a révisé à la hausse les facteurs d'émission de méthane dans les processus d'extraction des gaz non conventionnels. "Accroître la part du gaz dans le mix énergétique global ne suffira pas, en l'état actuel des technologies, à éviter un changement climatique grave, même si le gaz naturel a un rôle important à jouer en tant que complément des énergies faiblement carbonées et en tant qu'énergie flexible mobilisée pour soutenir le développement des énergies renouvelables", précise l'AIE.

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