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La santé ça n'a pas de prix ! Sommes nous vraiment prêt à en accepter les conséquences ?

Les taux de pollution de l'air sont contrôlés de plus en plus sérieusement, avec de plus en plus de pertinence, et de subtilité, au point que l'on peut maintenant déterminer avec une précision importante l'origine de la plupart des composés nocifs qui impactent la santé plus ou moins directement, et leurs origines, seulement le fait de savoir ne suffit pas pour en réduire les causes, il faut que ces connaissances trouvent en face les actions révélées nécessaires aux changements d'orientations, politiques, techniques, juridiques, économiques et fiscales qui s'imposent.

S'il pouvait y avoir des circonstance atténuantes à la responsabilité de l'ensemble de la société sur certaines pratiques, la connaissance maintenant acquise, ou tout au moins en voie d'acquisition de la nature hautement néfaste de certains de nos usages devient alors une circonstance aggravante, si on ne fait rien pour en changer.

Le premier exemple que je vais citer, équivaut pour moi à reconnaître que j'ai dû moi-même reconsidérer mes propres convictions, au sujet d'un moyen de chauffage, que je pensais encore il y peu comme le moyen suprêmement écologique de chauffer une maison, le bois, que je pensais idéal, innoffensif, et renouvelable à souhait, c'était méconnaître certains effets de la combustion.

Brûler du bois pollue aussi, et entraîne des conséquences sanitaires et atmosphériques graves, par l'émission des particules fines, surtout si cette combustion n'est pas optimisée. Pour ceux qui voudraient aller plus loin dans cette connaissance, le lien vers 'wikipédia' sur le 'bois énergie' ici 

Si j'évoque ce premier point c'est parce que je chauffe ma maison au bois dans un insert moderne, et que je suis obligé d'admettre que cela ne suffit pas pour prétendre à un moindre impact puisque le matériel que j'utilise n'est pas de dernière technologie avec l'effet de double combustion qui permettrait de nettement diminuer ces nuisances, et que j'espère pouvoir y remédier bientôt, afin d'être plus en cohérence avec mes convictions.

Je suis d'ailleurs assez décontenancer de constater à quel point la combustion bois est émissive, et stupéfait de voir que des mesures restrictives puissent devenir nécessaires, je comprend tout ces concitoyens, qui ne vont pas en revenir de devoir laisser leurs cheminées éteintes :

a look

http://www.enviro2b.com/2013/01/30/pollution-les-feux-de-cheminee-bientot-interdits-en-ile-de-france/ 

Extrait :

Selon l'information publiée par le Parisien. fr aujourd'hui, les feux de cheminée pourraient bientôt être interdits en Ile-de-France. Pour Airparif, ils pollueraient massivement l'air intérieur et surtout extérieur.

C'en sera bientôt fini des longues soirées au coin du feu pour tous les franciliens. Selon l'information révélée aujourd'hui par le Parisien, un arrêté préfectoral prévoit en effet d'interdire les feux de cheminée. Accusés d'être trop polluants, ils devraient donc s'éteindre d'ici à 2015.

Voilà donc déjà un premier point qui en a sans doute surpris plus d'un, mais que dire de cette autre situation qui devient irréfutable, et dont les conséquences, pourraient avoir un impact sur la majeure partie de la population française, je veux parler des motorisations diésel.

Ces moteurs que les autorités françaises, notamment, ont favorisé à tel point qu'elle sont devenu au fil des ans la 'préférée' des français, et ceci grace à des incitations industrielles, publicitaires, vantant souvent de prétendus économies, qui ne se vérifient réellement que pour les utilisateurs parcourants plus de 20000 kms/an.

Le plus grave, c'est que ces incitations 'publicitaires' ont été accompagnée de 'favorisation' fiscales, et que faisant, les constructeurs français, qui en sont en grande partie responsable, car c'était leur souhait, ont concentré leurs R&D sur l'optimisation de ces motorisations au détriment de l'essence, ou du gaz GPL qui aurait pourtant aussi mérité qu'on ne l'enterre pas de la sorte.  

Et nous voici en 2012, les motorisations diésel ont envahi nos rues, là même où les filtres à particules ne servent presqu'à rien, dans la mesure ou cette technologie n'est vraiment efficace que lorsqu'une T° assez élevée est atteinte, ce qui n'est souvent pas le cas sur de courts trajets à vitesse réduite en agglomération, le tout encouragée par une taxation inférieure.

Cette situation ne peut évidemment pas durer, mais cela va être d'une grande complexité de faire admettre au plus grand nombre qu'on les a encouragé sur une mauvaise voie, et que les avantages qu'on leur a consentie jusqu'alors, devraient plutôt dorénavant se transformer en désavantage, car c'est comme cela que cela va être ressentie.

Les coûts pour la santé sont en augmentation continuelle, comme les autres coûts d'ailleurs, mais c'est paradoxale dans une société qui devrait au contraire, puisqu'elle 'progresse', voir la santé progresser aussi, or ce n'est pas vraiment le cas, si certaines formes d'atteintes à la santé ont bien été réduites, d'autres sont par contre en progressions constantes : cancers, maladies respiratoires, maladies neuro-dégénératives, et le lien que l'on peut maintenant établir entre toutes ces dégradations de l'état de santé général est fait, il s'agit de la pollution croissante, de l'air notamment, mais pas seulement, bien que j'entend évoquer uniquement celle ci dans ce billet, qui déjà devient un peu long.

Les constats sont là :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/etude-oms-impact-pollution-air-sante-europe-directive-17695.php4#xtor=ES-6

Extrait :

Un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié jeudi 31 janvier démontre la relation de cause à effet entre l'exposition aux particules fines (PM 2,5) et des cas d'athérosclérose, de perturbations des naissances et de maladies respiratoires chez l'enfant.

Effectuées à la demande de la Commission européenne, dans le cadre du réexamen de la politique en matière de qualité de l'air (projet Revihaap), ces nouvelles études suggèrent également un lien avec le développement neurologique, la fonction cognitive et les diabètes.

De même, l'OMS avance de nouveaux éléments de preuve concernant les effets à long terme de l'exposition à l'ozone (O3) sur la mortalité due à des maladies respiratoires et sur les décès de personnes prédisposées du fait d'affections chroniques.

Et pourtant une situation fiscale anachronique et contre-productive perdure :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/subventions-nuisibles-hydrocarbures-ocde-17698.php4#xtor=ES-6

Extrait :

Parmi les principales conclusions, l'OCDE pointe le fait qu'"en moyenne, le taux effectif d'imposition sur le gazole routier, exprimé en fonction des émissions de carbone, est inférieur de 37% au taux comparable applicable à l'essence ; rapporté au contenu énergétique, ce taux représente 32% de moins". Un domaine dans lequel la Belgique, la France et l'Espagne se distinguent par une taxation particulièrement faible du diesel par rapport à l'essence alors qu'il est une source importante d'émissions de CO2. En l'occurrence 72% des émissions de CO2 liées au transport en France lui sont attribuées.

Autre conclusion pointée par l'Organisation, pour les usages thermiques et industriels, le taux effectif moyen d'imposition basé sur les émissions de carbone est de 24 euros par tonne de CO2 émise pour le pétrole, de 13 euros pour le gaz et de seulement 5 euros pour le charbon.

Je rejoins donc les récents propos de 'Nicolas Hulot', qui rejoint lui même une demande de certains défenseurs de l'environnement qui depuis longtemps déjà dénoncent, les faveurs accordée aux motorisations diésel, et demandent que la taxation de ceux ci soit ammené au même niveau au moins dans un premier temps, que celle de l'essence.

http://www.enviro2b.com/2013/02/01/carburant-hulot-veut-taxer-le-diesel-au-meme-niveau-que-lesssence/

De la même façon que l'on a 'favorisé' la diésel, il faut maintenant inverser cette tendance nuisible, pour ne pas dire meurtrière, afin de 'défavoriser' à terme ces moteurs au profit de motorisations hybrides, au pire.

C'est le prix à payer, pour ne pas dégrader encore plus l'état de santé général, enfin c'est là une des mesures car elle n'est évidemment pas la seule qui devrait s'imposer, dans les années à venir, mais à elle seule cette mesure là entraînerait déjà un tel bouleversement, que ça suffit pour aujourd'hui !

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