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La recherche et la science oui, mais indépendante et transparente.

Notre société dite de progrès, accepte sans trop se poser de questions toutes les innovations qu'on lui donne à consommer, comme si tout était neutre, comme si ces découvertes et ces nouveautés avaient subi les pires test et études qui garantiraient leur innocuité, comme si la science était infaillible.

Il n'en est rien bien sûr, et on le sait, mais la soif de nouveauté pour les uns, de nouveaux marchés pour les autres font oublier les précautions les plus élémentaires, qui devraient ammener à éprouver les nouvelles "créations" à l'épreuve du temps, et de la multiplicité d'utilisation et d'utilisateurs.

Militer dans ce sens est considéré par certains comme une volonte de "refuser" le progrès, ce n'est pas aussi simpliste que cela enfin pas dans tous les cas de figure, c'est juste le postulat de rester conscient que ce qui est un "vrai progrès", c'est quelque chose qui ne va pas s'avérer à terme plus néfaste que bénéfique.

L'un des premiers achoppement, réside donc selon moi dans cette attitude généralisée actuelle qui consiste à ne pas vouloir se donner le temps et les moyens suffisant pour évaluer les impacts directs et indirects de ces nouveautés qui sortent des labos, la plupart du temps sans autres "expertises" que celles de ceux la même qui en sont les concepteurs, juges et parties donc, sans contre expertises, et ce, le plus vite possible surtout.

La liste est longues de ces produits et techniques qui ont envahies notre environnement et nos vies ces dernières décennies, molécules chimiques, manipulations nucléaires diverses, OGM, produits de la transformation du pétrole, nano-science et leurs dérivés, etc...

La liste de ces produits dont on commence à comprendre les terribles effets commence aussi à s'allonger au fil du temps, un temps pas si long que cela, ce temps qu'on n'a pas voulu se donner pour évaluer à moyen et long terme, amiante, bisphénol, divers produits phytosanitaires, matières plastiques diverses, nombres de polluants atmosphériques, de générateurs de CO2, de méthane, radionucléides, impacts des ondes, et combien d'autres vont être révélés dans les années ou décennies qui viennent ?

Est-ce là "le progrès", s'agit-il de jouer les apprentis sorciers, au risque de se brûler les ailes et de s'autodétruire, est-ce que le véritable progrès ne serait pas de se garantir au mieux que ce que l'on va utiliser nous sera bénéfique, non seulement à court termes, mais aussi à moyen et long terme ?

l'autre cause à cette dangereuse tendance, que j'ai déjà évoqué un peu plus tôt, c'est cette situation qui veut que la grande majorité des recherches et des test avant autorisation de mises sur le marché, sont maintenant effectués par des sociétés industrielles privées, et que les organismes publics sensés évaluer et valider ces test, s'en remettent souvent à des "experts" qui sont plus ou moins liés, quand ce n'est pas directement rémunérés par ces mêmes sociétés privés.

Comment peut-on alors s'attendre à une véritable transparence, à une réelle indépendance, et à une saine transparence, on constate donc qu'on ne se donne ni le temps, ni les moyens d'évaluer impartialement les impacts, et dommages éventuels, à ce jeux là, l'avenir ne peut-être qu'incertain.

J'encourage donc avec force cette initiave, sans présumer de la valeur et de la validité de l'étude du chercheur Gilles-Eric Séralini, qui par l'impact médiatique qu'à provoqué son étude à long terme sur l'OGM NK603, et le Roundup de la société Monsanto, a donné assez de motivation à certains chercheurs pour qu'ils s'expriment, qu'ils confortent et étayent cette analyse selon quoi la partialité est souvent de mise :

a look

http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20121011.OBS5243/ogm-seralini-recoit-le-soutien-de-chercheurs-internationaux.html

À ceux qui pourraient douter de certaines affirmations faitent dans ce billet, je propose cet autre article qui donne la parole au Directeur de l'INRA :

http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20121005.OBS4735/ogm-non-la-recherche-publique-ne-se-tourne-pas-les-pouces.html

En une phrase il clarifie la situation :

Conduire des essais relève de l'activité des agences de sécurité alimentaire comme l'Anses (France) ou l'Efsa (Europe) et pas de la recherche publique. Mais ces agences, qui utilisent les études fournies par les industriels, n'en conduisent jamais elles-mêmes.

Il confirme d'ailleurs que la question de léévaluation est posée depuis longtemps, en ces termes tout aussi révélateurs :

Cela dit, est-il raisonnable que ce soient les industriels qui produisent les analyses concernant leurs propres produits ? Ne vaudrait-il pas mieux les confer directement aux agences sanitaires ? C'est un vieux débat.

Alors que va-t'il se passer maintenant ?

Il n'est plus possible de nier que la situation actuelle ne peut pas permettre l'impartialité et la transparence nécessaire à une véritable évaluation, ni pour les décideurs étatiques, ni pour les citoyens consommateurs.

 

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