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La forêt un bien si précieux, mais qui coûte trop chère ! En route vers la privatisation ?

Je vous parle souvent de la forêt, des forêts, parce qu'il en existe plusieurs types, toutes sont importantes, en France l'organisme qui a en responsabilité, sa "gestion", est l'ONF.

Les orientations et les décisions de l'ONF n'ont pas toujours mon assentiment, ni celui de bon nombre de défenseurs de la nature pour nombres de raisons, alors si on parlait de refonte ou de restructuration en profondeur de cet organisme, je verrais sans doûte cela d'un bon oeil, sauf bien sur si ces changements paraissaient dommageable à une amelioration de la préservation de la Forêt en France.

Seulement ce qui est à craindre est plus radical, et surement plus inquiétant encore, il s'agirait d'une privatisation partielle de la gestion des forêts communales :

http://www.varmatin.com/article/var/les-forets-communales-privatisees

Extrait :

Les élus des communes forestières s’inquiètent : pour raison d’économies, des missions de l’office national des forêts pourraient être privatisées

Le feu couve chez les élus des communes forestières du Var. Un incendie qui risque d’être dévastateur car la quasi-totalité des maires sont concernés : 150 communes sur 153 possèdent des forêts dans le département. 

La raison de cette poussée de fièvre qui gagne la France entière : une note du ministère des Finances remettant en cause le fonctionnement de l’Office national des forêts (ONF).
« Ce rapport propose tout bonnement le démantèlement de l’ONF », s’insurge Nello Broglio, président de l’association des communes forestières du Var et maire des Adrets-de-l’Estérel. « Si l’ONF disparaît, les petites communes comme la mienne (et nous sommes nombreuses) n’auront plus les moyens d’entretenir leurs grandes forêts. Que se passera-t-il alors ? »

Entretien global
Cette note de Bercy, « sortie de nulle part, sans aucune discussion », propose des pistes pour faire des économies.

Aujourd’hui, l’ONF, fonctionnant sous forme d’Epic (Établissement public industriel et commercial) gère les forêts domaniales – appartenant à l’État – et communales. Il touche, pour son travail dans les forêts communales, 12 % du produit de la vente du bois. Pas suffisant pour être rentable. Afin d’équilibrer les comptes de l’ONF, l’État apporte une subvention annuelle de 145 millions d’euros. Ce qui est beaucoup, par les temps qui courent de restriction budgétaire.

La note rédigée par deux fonctionnaires de Bercy suggère donc de recentrer le rôle de l’ONF « sur des activités de contrôle et de régulation (police forestière) et de production de services non marchands » (comme la protection des terrains en montagne ou en zone littorale). En clair, « ce qui est rentable dans la gestion de la forêt, on le donne au privé », résume Nello Broglio. 

De quoi, selon cet élu, pousser l’ONF, privé de revenu suffisant, à une mort à court terme. Et signer la fin du régime forestier, lequel permet une gestion globale de la forêt française, y compris de celle ne rapportant rien, comme la forêt méditerranéenne.

Quant aux communes, le rapport propose qu’elles délèguent la gestion de leurs forêts à des prestataires privés. Concernant l’accueil du public (assuré actuellement par l’ONF) « libre ensuite à la commune de mettre en place une source de financement pour cette activité », dit ce document. 

Péage

Pourquoi pas un péage en forêt, un droit d’entrée pour les vélos ou les piétons, ironisent les maires.

« Si l’État nous laisse tomber en laissant mourir l’ONF, plusieurs solutions : soit on laisse faire n’importe quoi dans les forêts (avec les risques d’incendie que l’on sait), soit on les interdit carrément pour éviter le pire, soit on les rend payantes pour trouver des financements pour leur entretien », résume Nello Broglio.

Évidemment, aucune de ces solutions ne le satisfait. Mais il lui faudra bien en trouver une pour gérer ses 1 734 hectares de bois, qui représentent les trois quarts de la surface de sa commune. « Jusqu’à présent, je m’adresse à des spécialistes à l’ONF qui connaissent bien leur métier », insiste-t-il.

 

Quand je lis privatisation, un frisson me parcourt le dos, et vous ?

 

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