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La folie des grands barrages Brésilien et Péruvien.

Des projets de grands barrages, sont en cours au Brésil et au Pérou.

Ces projets ne tiennent aucun compte des droits des indigènes locaux, ils sont qui plus est de vrais aberrations écologiques et environnementales.

Il y a déjà plus d'un an j'avais signé une pétition à ce sujet, mais le combat est inégale entre quelques indigènes soutenu par quelques ONG, et quelques pétitions face aux Gouvernements et aux Multinationales, qui compte bien sur ces projets pour engranger des dividendes.

Deux exemples, le barrage du Jirau sur le rio Madeira tout d'abord, allez voir ces trois liens :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Madeira

http://www.lettre-amazonie.org/index.php/actualite/le_barrage_de_jirau

http://www.amisdelaterre.org/-Barrage-de-Jirau-sur-le-rio-.html

Le journal "Libération" en avait fait un papier :

http://www.liberation.fr/economie/0101630497-en-amazonie-tirs-de-barrage-contre-gdf-suez

GDF-SUEZ, c'était défendu :

http://www.liberation.fr/economie/0101637980-barrage-de-jirau-les-precisions-de-gdf-suez

Et pourtant, la situation est terrible :

http://www.rue89.com/questions-dhumanite/2010/06/10/jirau-le-barrage-de-gdf-suez-qui-menace-des-indiens-damazonie-154247

Extrait :

Officiellement, GDF Suez, dont le gouvernement français est actionnaire à 36%, dit présenter la particularité de s'engager activement aux côtés des communautés et de s'investir dans des initiatives de protection de la nature. Mais dans la réalité, le groupe est arrivé en seconde position au Public Eye Awards 2010, prix récompensant les entreprises les plus irresponsables du monde sur les plans social et environnemental.

La construction de barrages est dans de nombreux cas à l'origine du déplacement de milliers de personnes. Les populations locales sont peu informées des conséquences de ces projets de grande envergure et subissent la destruction programmée de leurs habitations et de leur environnement.

En effet, au-delà de l'impact humain, ces projets hydroélectriques causent de véritables dégâts environnementaux avec notamment la destruction de l'écosystème local et une importante déforestation, inévitables pour la construction des routes permettant l'accès aux sites.

 

Aujourd'hui encore, de nombreux projets à risques sociaux et environnementaux se voient financés en toute légalité par différentes entreprises, banques privées ou institutions internationales, telle la Banque mondiale.

Second exemple, celui de "Belo Monté" sur la rivière Xingu au Brésil, après avoir été autorisé au printemps 2010 :

http://www.france24.com/fr/20100421-construction-barrage-belo-monte-justice-bresil-amazonie-ecologie-appel-offres-norte-energia

http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article2783

Malgré de nombreuses contestations :

http://visionbresil.wordpress.com/2010/02/23/environnement-fevrier-2010-belo-monte-barrage-monstrueux-ou-imperatif-ecologique/

http://www.11secondes.com/actualite-reforestation/1-news-presse/47-le-barrage-de-belo-monte-en-amazonie-vivement-conteste?332d6f3d85476eef049a98e905a327bc=8a40cd03305dfc7c11790e8bbd7a3e0f




 

 

 

 

 

 

 

 

Le chanteur "Sting" au côté du Chef Raoni

http://www.partagedeseaux.info/article416.html

Et puis à force de contestations, et malgré les appels d'offres acceptés, un blocage judiciaire intervient au printemps 2011 :

http://www.zegreenweb.com/sinformer/nature-voyage/blocage-judiciaire-pour-le-barrage-de-belo-monte,22164

EXtrait :

C’est le serpent de mer environnemental qui a marqué la fin de la présidence de Luiz Inacio Lula et qui pourrait également faire pâlir l’étoile de celle qui lui a succédé, Dilma Rousseff. La construction du barrage hydroélectrique de Belo Monte, dans l’Etat du Para, au nord de la forêt amazonienne, suscite critiques et oppositions depuis plus de trois décennies – la genèse du projet date de 1979 – en raison du possible désastre écologique et des déplacements de populations qu’il pourrait engendrer.

Alors même que la déforestation de l’Amazonie, un moment contenue, semblereprendre son cours, les écologistes et les tribus installées dans sa zone de construction assimilent ce barrage à une nouvelle calamité pour l’environnement et notamment pour la rivière Xingu, l’un des principaux affluents de l’Amazone.

Le dossier, qui vogue entre reports et reprises depuis plusieurs mois, a connu une importante évolution vendredi dernier : une cour fédérale du Para, sous la direction du juge Ronaldo Desterro, a ordonné l’arrêt de la construction de l’édifice. C’est la deuxième fois que la juridiction de cet Etat ralentit le projet. Le juge Antonio Almeida Campel avait en effet déjà suspendu l’appel d’offres pour sa construction en avril dernier. En l’occurrence M. Desterro a considéré que l’autorisation de construction délivrée le 26 janvier dernier par l’Institut Brésilien de l’Environnement et des Ressources Naturelles Renouvelables (IBAMA) a négligé les impacts. L’Institut aurait ainsi omis de vérifier le respect de 29 conditions requises par la cour, dont l’assurance de navigabilité des fleuves concernés et la mise en place de programmes de soutien aux populations tribales déplacées. De même il n’aurait pas répondu à 33 autres questions posées par le juge au distributeur national d’électricité Companhia Hidro Eletrica do Sao Francisco.

Autre élément important, qui donne un sérieux coup de frein au barrage, le troisième plus important après celui des Trois Gorges en Chine et celui d’Itaipu, à la frontière entre le Brésil et le Paraguay : la cour a aussi décidé d’interdire à la banque nationale de développement, la BNDES, de financer le projet de quelque manière que ce soit. Un coup très dur pour ses promoteurs quand on sait que cette dernière était censée fournir 80% des fonds nécessaires.

Cela s'explique judiciairement :

http://amisgaby.over-blog.com/article-l-approbation-illegale-de-la-construction-du-barrage-de-belo-monte-suscite-l-indignation-2-fevrier-66994174.html

Extrait :

 

L’agence environnementale brésilienne IBAMA a accordé une licence d’installation ‘partielle’ pour lebarrage de Belo Monte, qui doit être construit sur le fleuve Xingu, en Amazonie.

Cette licence permet de procéder à la phase initiale de construction, y compris l’abattage d’immenses zones forestières, malgré les multiples violations des droits de l’homme et atteintes à l’environnement que ce projet implique, et une forte opposition de la population locale.

Le procureur Felício Pontes Jr a déclaré, ‘Suite à une telle décision, l’IBAMA devient le plus grand destructeur de l’environnement d’Amazonie’.

Le ministère public brésilien a demandé la suspension immédiate de la licence qui a été illégalement accordée, la plupart des conditions requises pour l’obtenir – fixées par l’IBAMA elle-même – n’ayant pas été respectées.

 Alors on se dit ouf, la raison "humanitaro-environnementale", a enfin été prise en compte réelement, sauf que patatra, voila que survient l'innattendu, alors que le combat de plusieurs décennies, semblait pouvoir enfin entendre la cloche sonner, un nouveau rebondissement, pour une nouvelle reprises :

http://www.zegreenweb.com/sinformer/energie/la-construction-du-barrage-de-belo-monte-redevient-d%E2%80%99actualite,22417

Extrait :

C’était cependant sans compter sur la dimension politique de ce dossier, farouchement défendu par la présidente récemment élue du Brésil, Dilma Rousseff. Comme il fallait s’y attendre, cette décision de justice a en effet été annulée par un autre juge qui a utilisé un processus pour le moins déroutant, la décision ayant été prise sur la base d’un principe datant des années de plomb et qui permet d’annuler une décision de justice sans se prononcer sur le fond mais en évoquant un risque pour la sécurité nationale (sic).

Ce combat est mené par quelques représentant des indigènes, quelques ONG, et une poignée d'internautes indignés, comme moi, il est comme une métaphore de ce combat qui se joue actuellement entre ceux qui voudraient voir la vie, la terre, les humains, être considéré comme la priorité des priorités, le repère, et les autres, pour qui le profit, les échanges financiers, le train de vie, etc etc comptent avant tout !

http://www.rue89.com/questions-dhumanite/2011/03/15/des-leaders-indigenes-appellent-a-larret-de-projets-de-barrages-19433

Il sont quelques indigènes !

Extrait :

 

Photo Survival/Thomas LEAUD

Les 25 et 26 février, trois représentants indigènes étaient de passage à Paris pour dénoncer la construction de barrages destructeurs en Amazonie.

Ruth Buendia Mestoquiari, Ashaninka du Pérou, Sheyla Juruna, Juruna du Xingu (Brésil) et Almir Surui, Surui du Brésil, appellent à l'arrêt des projets de des retenues à Pakitzapango, Belo Monte et Jirau, ces projets ne prenant pas en considération les droits de ces peuples.

La compagnie Alstom fournira des équipements à hauteur de 500 millions d'euros pour la construction du barrage de Belo Monte au Brésil, tandis que GDF-Suez est impliqué dans la construction du barrage de Jirau. Sheyla Juruna, qui lutte activement pour défendre la rivière Xingu, explique :

« Le peuple français contribue malgré lui aux violations de nos droits : GDF-Suez et Alstom participent financièrement à ces projets dont les conséquences humaines et environnementales seront catastrophiques. »

 Un peu de douceur dans un monde de brutes !

Un peu d'humanité, dans un monde monétaire !, arbitraire !, segrégationaire !, sectaire !, agraire !, energivaire !, suicidaire !, mortifaire !, surnuméraire !, pas fait pour me plaire !, dont je n'ai que faire !, qui m'exaspaire !, dont je voudrais me défaire !, a moins que j'exagaire !, juste pour plaire !, non c'est juste que je ne sais pas me taire !.

 

 

 

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