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La faim dans le monde, c'est avant tout une question politique.

Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) - qui comprennent un objectif de réduction de la proportion de personnes souffrant de la faim de moitié d'ici fin 2015 on peut de chance d'être atteint.

Voici un bilan récent effectué par l'IFPRI, "Institut international de Recherche des politiques alimentaires"

http://www.ifpri.org/publication/2010-global-hunger-index

Extrait :

"Alors que le monde se rapproche de la date butoir de 2015 pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) - qui comprennent un objectif de réduction de la proportion de personnes souffrant de la faim de moitié - de 2010 Global Hunger Index (GHI) offre un aperçu utile et multidimensionnelle de la faim dans le monde. L'IGS 2010 montre une certaine amélioration par rapport à l'IGS 1990, la chute de près d'un quart. Néanmoins, l'indice de la faim dans le monde reste à un niveau qualifié de «grave». Le résultat n'est pas surprenant étant donné que le nombre global de personnes sous-alimentées a dépassé 1 milliard en 2009, même si elle est tombée à 925 millions en 2010, selon les l'alimentation et l'agriculture de l'Organisation des Nations Unies."

Des révoltes, avaient eu lieu en 2008, à cause de l'envolée de prix des aliments de base, et à nouveau cette menace est dans l'air, pourquoi ?.

Simplement parce que quasiment rien n'a changé, les intérêts financiers passent toujours avant tout, dans ce domaine là comme ailleurs !.

Toute forme de spéculation devrait être interdite, et condamné lourdement surtout dans ce secteur de l'alimentaire, et j'ajouterais celui de l'eau, mais il n'en est rien au contraire, les spéculations, les accaparements, les brevetages du  vivant, sont en progression, la volonté politique internationale n'est pas à la hauteur.

http://www.lejdd.fr/International/Actualite/La-faim-est-une-question-politique-219546/

Extrait :

"A-t-on tiré les leçons des événements de 2008? 
Non. On a l'impression d'un film déjà vu. Nous n’avons pas appris du choc de 2008. Et surtout, les gouvernements n’ont pas réagi comme il l’aurait fallu: il y a eu trop de promesses non tenues, trop de sommets sans lendemain, trop de déclarations d’intention. Rien n’a été fait pour limiter les impacts néfastes de la spéculation sur les marchés dérivés des produits agricoles, ce qui conduit à la formation de bulles spéculatives sur ces marchés. Rien n’a été fait pour réguler le comportement des firmes de l’agro-alimentaire, qui abusent d’une position dominante dans certains pays pour acheter à des prix trop bas pour le producteur, et pour revendre à des prix trop élevés pour les consommateurs pauvres. Enfin, une fraction seulement des montants promis afin que l’on réinvestisse dans l’agriculture ont été libérés. Et je ne suis pas certain que ces sommes aient été utilisées de la manière la plus efficace."

Marianne ENAULT du JDD.fr, auteur de cet article fini sur ce souhait, que je veux transmettre :

"Bien entendu. Mobiliser l’opinion sur ce thème, afin de faire enfin bouger les gouvernements, présente cependant deux difficultés. D’abord, la faim est liée, dans nos représentations, à la terre et aux caprices de la météo. On a l’impression qu’elle une catastrophe naturelle, une fatalité, plutôt qu’une question politique, ce qu’elle est pourtant. Ensuite, c’est un phénomène lointain: dans les pays riches, nul ne se sent directement concerné. Il faut sortir de ce sentiment d’impuissance et rompre avec cette indifférence."

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