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L'hydroélectricité ne fait pas l'unanimité.

La production d'énergie éléctrique grace aux  flux et courants d'eaux, est considéré comme l'une des solutions "durables".

Voici d'abord un lien vers "wikipédia", pour parfaire nos connaissances :

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_hydro%C3%A9lectrique

 

Une convention vient d'être signée entre plusieurs partenaires, dont quelques défenseurs de l'environnement :

 http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/23/developper-l-hydroelectricite-en-respectant-la-biodiversite-des-rivieres_1377430_3244.html

Extrait :

"Il aura fallu deux ans de négociations et une douzaine de versions avant qu'une convention "pour le développement d'une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques" voie le jour. Elle devait être signée, mercredi 23 juin, par le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, les représentants des élus locaux, les producteurs d'électricité, et plusieurs associations de protection de l'environnement, dont le WWF, la Fondation Nicolas Hulot (FNH), l'Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) et Loire vivante."

 

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/lhydroelectricite-promet-detre-durable_24228/

Extrait :

"Désormais signé, le document crée un socle commun pour aider à concilier au mieux les ambitions, parfois contradictoires, fixées par le Gouvernement en matière écologique. Ce dernier souhaite qu'à l'horizon 2020 les énergies renouvelables, dont l'hydroélectricité, représentent 23% de la production nationale mais aussi que les masses d'eau soient à 66% en bon état écologique en 2015. Il a également instauré une réglementation afin de favoriser la circulation des espèces animales et végétales aquatiques.

Pour tenter de résoudre l'équation, la convention prévoit, entre autres, la mise en place d'un plan d'effacement des ouvrages hydrauliques en déshérence et le renforcement de la recherche relative à la connaissance des espèces et aux impacts de ces ouvrages sur la qualité de l'eau et de son milieu. Elle annonce également un effort de mise aux normes des installations existantes.

Un comité de suivi sera constitué en septembre prochain afin de coordonner l'action des différents acteurs et de développer une culture commune."

 

Cependant, les moyens mis en oeuvre ont un impact très important sur les écosystèmes et la biodiversité, il convient donc de rester vigilant sur les "compromis", qui ne vont pas tarder à devoir prendrent forme, car il faudra bien construire ou déconstruire.

 

Une association réputé, "FNE", se désolidarise d'ailleurs, en refusant de signer cette convention, sa vision de cette problématique, vaut qu'on la prenne en considération.

Je suis pour ma part indécis, aussi si je partage avec vous à ce sujet, c'est comme toujours pour faire réfléchir, chacun se positionne ensuite.

Je relaie donc ce message de "FNE", non pas que je prenne position "pour , mais parce qu'il me semble fondemmentalement important, que l'on réfléchise très profondemment les Futurs projets :

 

"communiqué de presse

 

lundi 21 juin 2010

Convention pour le développement de l’hydroélectricité : FNE ne signe pas !

Les Faits

Etabli à l’occasion de la révision des Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux, « l’état des lieux » réalisé dans les bassins hydrographiques, montre que les impacts de l’hydroélectricité constituent l’un des obstacles majeurs à l’atteinte des objectifs fixés à la France par la Directive Cadre Européenne dans le domaine de l’eau (1).

Suite au Grenelle de l’Environnement, Monsieur Jean Louis Borloo, Ministre d’Etat, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer, avait annoncé le plan de relance de l’hydroélectricité en France, lors d’une conférence de presse à Génissiat en juillet 2008. Sans tenir aucun compte de l’opposition qui existe entre la continuité écologique des cours d’eau et l’édification de barrages, les pouvoirs publics annoncèrent une augmentation substantielle (environ 8%) de notre parc d’équipement hydroélectrique.

Pour résoudre ce qui semblait apparaître à certains comme une contradiction majeure, une « Table ronde Hydroélectrique » fut alors constituée. Elle réunissait les différentes parties prenantes : associations d’élus, syndicats représentant la grande et la petite hydroélectricité, et des associations environnementales dont la fédération France Nature Environnement. Son objectif : l’élaboration d’une charte de développement de l’hydroélectricité que les différentes parties prenantes allaient devoir signer.

Après presque deux années de réunions, et de débats autour d’un texte initial fortement imprégné par une culture énergétique productiviste, les parties prenantes sont conviées le mercredi 23 juin à 8h30 à parapher le texte final, à Paris en l’Hôtel de Roquelaure en présence de Monsieur Jean Louis Borloo et de Madame Chantal Jouanno qui seront les premiers à le signer. FNE ne sera ni présente à cette manifestation, ni signataire de cette convention.

Les raisons de ne pas signer cette convention

Elles apparaissent dans le titre de la convention  : « Convention d’engagements pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques suite au Grenelle de l’Environnement ».
Signer cette convention, c’est s’engager pour le développement de l’hydroélectricité dans un pays où pratiquement tous les fleuves et toutes les rivières sont déjà fortement équipés. Signer, c’est s’engager à accepter la destruction à terme des derniers tronçons de rivières vivantes du pays, et notamment des petits cours d’eau, souvent de très bonne qualité.

Les grands sites énergétiques étant déjà pourvus, signer c’est accepter l’installation de 500 à 1000 microcentrales qui viendraient s’ajouter aux 1500 ouvrages qui, déjà, barrent, détournent et modulent le débit des cours d’eau. Et tout cela, nous dit-on, pour lutter contre l’effet de serre en évitant de produire du CO2.

Cet objectif laisse FNE dubitative, car la contribution de la France ne représente qu’environ 1% des émissions mondiales de Gaz à effet de serre (GES). Sur ce 1%, la très grande majorité des GES, est issue de la combustion des produits fossiles carbonés (1). Ce ne sont pas 500 ou 1000 microcentrales supplémentaires qui vont changer le bilan carbone du pays ni sauver le monde d’effets climatiques désastreux, pas plus que le nucléaire qui représente pourtant un apport d’énergie significatif(2). Nous sommes d’autant plus dubitatifs, qu’on envisage toujours une augmentation de la consommation des produits fossiles carbonés, donc une augmentation des concentrations des GES dans l’atmosphère.

FNE n’est pas anti-hydroélectricité. Mais en France, pays déjà fortement équipé en grands barrages hydroélectriques, nous avons atteint la limite. Toutefois, nous sommes favorables à la modernisation et à l’optimisation énergétique des ouvrages existants en y intégrant bien sûr des critères environnementaux…l’Etat s’engageant à les faire respecter. Il est bon de rappeler que FNE milite pour une société qui vise la sobriété énergétique et la réduction de l’utilisation des ressources.

La deuxième partie du titre annonce : « une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux ». Comme il n’existe pas de barrages qui ne barrent pas les rivières, la seule manière efficace pour restaurer les milieux, c’est soit de déconstruire ceux qui existent et qui sont problématiques comme Poutès Monistrol(3), soit de ne pas en construire de nouveaux, et ceci en cohérence avec l’esprit de la Directive Cadre sur l’Eau qui prône la continuité écologique des cours d’eau. Un vrai challenge pour cette convention…qui ne donne pas le mode d’emploi pour résoudre cette contradiction majeure.

Pour FNE, l’efficience environnementale de cette convention n’est pas avérée, elle poursuit d’autres buts. Quand on milite depuis des décennies pour une Loire Vivante, et des rivières libres, comme le fait FNE, il n’est pas possible de signer cette convention."

 

Ce sujet, n'est donc pas simple :

http://www.journaldelenvironnement.net/article/l-hydroelectricite-energie-presque-durable,17802

Extrait :

"Les signataires de la « Convention d’engagements pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques » ont donc insisté sur les efforts qui seront faits en faveur de l’environnement pour compenser les inconvénients liés à l’utilisation de cette énergie. Parmi les mesures-phares figure le programme de recherche pour mieux connaître l’anguille européenne, espèce migratrice menacée d’extinction. Les barrages, du fait du turbinage, engendrent une mortalité importante d’anguilles à la dévalaison. Le programme évaluera les possibilités de franchissement des ouvrages par les jeunes anguilles ou encore recherchera des techniques permettant de réduire l’impact des ouvrages lors de la migration des anguilles adultes. Il est financé à hauteur de plus de 4 millions d’euros sur deux ans par l’Onema, l’Ademe et les producteurs.

La mise aux normes de certains ouvrages existants est également envisagée. Cela passera par «  le relèvement du débit réservédu module à l’occasion du renouvellement des titres et au plus tard le 1er janvier 2014 » selon la convention. Cela signifie que les barrages devront comporter des dispositifs qui maintiennent dans le lit du cours d’eau un débit minimal qui garantit en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces.

En outre, la convention prévoit un plan d’effacement, c'est-à-dire de démolition, de certains ouvrages hydrauliques en déshérence. Cinq ouvrages hydroélectriques qui posaient problème vont être effacés, dont ceux de La Roche-qui-Boit et de Vezins sur la Sélune, dans le département de la Manche. Pour financer ces opérations, le plafond du taux de la redevance pour prélèvement sera triplé.

Cependant, certaines installations comme le barrage de Poutès posent encore problème. Aucun compromis ne s’est pour l’instant dégagé pour régler la question de ce barrage construit sans autorisation sur l'Allier pendant la seconde guerre mondiale. Sa situation géographique en fait le principal obstacle pour l'accès des saumons à leurs sites de reproduction. Selon le collectif European Rivers Network «  le barrage serait à lui seul responsable à 90 % de la perte des grands saumons de la Loire et de l'Allier ». Jean-Claude Vial, directeur adjoint de l’eau et de la biodiversité au ministère de l’écologie rappelle que «  l’effacement des ouvrages doit rester exceptionnel, et doit se faire dans la concertation »."  

 

 

 

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Bambou 254 26/06/2010 17:22



100% contre : ça détruit les biotopes et les peuples (Chine , Amazonie, Kenya ...), ça perturbe la pluviométrie, l'irrigation des terres en aval, etc .... On ne doit pas modifier la nature en
aucune façon à notre profit, sinon, on rompt les équilibres établis depuis des millénaires, et on ne sait pas en mesurer les conséquences. .



Daniel JAGLINE djexreveur 27/06/2010 02:46



Bonsoir Marie,


Voila une opinion très tranchée, qui me surprend un peu, mais que je respecte néanmoins.


Les ouvrages terrestres ont aussi des impacts parfois très négatifs. Les gigantesques barrages que tu cites en exemple, sont certainement à proscrirent, mais il y a d'autres systèmes de
production "hydroelectrique", qui sont très différent, et je crois moins nocifs.