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L'eau bien commun, déjà confisquée en partie, risque d'être encore plus accaparée.

L'irrigation

Photo de l'article de "maxisciences" mis en lien ci-dessous.

 

Il est bien sur indispensable que l'agriculture puisse être alimentée suffisamment en eau.

Ceci étant posé dans l'équation, il convient de se poser les bonnes questions, car il est tout autant indispensable que le reste de la population puisse avoir lui aussi accès en suffisance à l'eau.

La première question est donc de savoir si, d'en l'état actuel des choses et d'en un avenir envisageable, ce partage est réel, la réponse n'est pas simple, mais il semble que pour le moment encore en France l'eau est encore accessible à tous, et sauf situations extrêmes partout, sauf que déjà, les moments de pénuries tendent à s'amplifier tant dans le nombre que dans la durée, il y a deux raisons à cela, la première c'est que notre consommation ne cesse de s'amplifier, et si ce n'est pas toujours vrai sur le plan individuel n'oublions jamais que nous sommes toujours de plus en plus d'individus, et que par conséquent les économies que nous parvenons à faire sur le plan individuel sont largement compensées par l'augmentation démographique, ...problème insoluble ?

Une des premières question auxquels, il me semble on ne réfléchie pas assez, est celle du choix des cultures que nous allons faire, allons nous privilégier les cultures qui sont moins gourmandes en eau, il faudrait dans ce cas prendre pour exemple la culture du maïs dont on sait sa grande soif, et ce n'est sans doute pas le seul exemple de changement radicale que nous devrions prendre.

La deuxième question est comment irriguer efficacement sans perdre le bénéfice d'une grande quantité de l'eau utilisée à cet effet, et a ce sujet, il y a là certainement beaucoup à faire.

Une troisème question s'est imposée à mon esprit également ces derniers temps, il me semble que chacun pourrait avoir le droit de récupérer dans des réserves personnelles et appropriées, les eaux de pluie, afin de l'utilliser pour diverses utilisations réfléchies et encadrée, sauf qu'à multiplier ce type de récupération, ne risque t'on pas de soustraire aux sols une part (trop) importante de ce qui devrait l'alimenter directement ?

Un autre questionnement d'importante touche à l'artificialisation des sols et l'étalement urbain, ces problématiques là sont aussi primordiales, et devraient vraiment être abordées dans avec un vrai consensus dont l'esprit, l'essence même de la réflexion devrait être "le bien commun et partagé".

Nous sommes évidemment très loin d'une telle situation, et nous n'en prenons pas le chemin, il va pourtant falloir changer nos modes de consommation de l'eau car la nature va nous y contraindre :

http://www.maxisciences.com/irrigation/l-irrigation-des-reserves-en-eau-qui-s-amenuisent_art21474.html

Extrait :

Le développement de l’agriculture est lié à celui de l’irrigation mais les paysans épuisent progressivement les gisements d’eau non durables. Un phénomène amené à s’intensifier avec l’augmentation démographique et le réchauffement climatique. Des chercheurs ont entrepris de déterminer la part d’eau non renouvelable exploitée par l’agriculture.

Plus il y a de monde sur terre plus les besoins alimentaires augmentent. Avec le développement agricole de plus en plus conséquent, c’est de l’eau dont manquent cruellement les paysans. Dans un article publié par la revue Water Resources Research, Marc Bierkens et ses collègues du département de géographie physique de l’université d’Utrecht, ont réalisé une évaluation de l’utilisation de l’eau non renouvelable dans l’irrigation des cultures. Grâce à une compilation des données hydrographiques, agricoles et des observations satellitaires, ils ont pu reconstituer la consommation d’eau de l’agriculture entre 1960 et 2000 en recensant également les sources de prélèvement de cette eau.

Selon leurs estimations, en 1960, l’agriculture mondiale aurait consommé 1.217 kilomètres cubes d’eau par an. En 2000, la demande agricole d’eau avait doublé, en atteignant 2.510 km3 et le recours à l’eau non durable aurait triplé pendant la même période. L’accroissement des surfaces agricoles, la course au rendement, et le développement de cultures de pays tempérées dans des zones non adaptées sont les principales causes de ce déséquilibre actuel que connait l'eau, pourtant ressource vitale pour l’homme. 

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