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L'accaparement par l'achat ou la location de terres à l'étranger, danger !

Déjà dénoncé depuis longtemps par certaines ONG, ce phénomène, ne peut plus être nié, ni minimisé, les dangers qu'engendrent ces acquisitions sont divers visiblement.

Ils peuvent parfois sembler positif financièrement aux Gouvernements lorsqu'ils s'agit d'États, ou aux propriétaires publics ou privés, sauf que dans tous les cas, à part quelques très rares exceptions, une minorité seulement en profite, et rarement ceux à qui cela devrait vraiment bénéficier.

Lorsqu'il s'agit de vente la question ne se pose plus, mais lorsqu'il s'agit de location à long terme comme c'est parfois le cas, dans quel état seront restituées ces terres, cette question là par exemple je ne l'ai encore pas vu abordée où que ce soit.

Le premier point qui me révolte, dans un grand nombres de ces transactions, c'est que les populations locales, sont purement et simplement dégagées du tableau, évincées, expulsées, certaines reçoivent de maigres compensations, d'autre parfois rien, ou de fausses promesses, jamais tenus donc. 

L'un des problèmes majeurs, tient ensuite dans l'utilisation de ces terres, la population environnante n'a plus aucune prise, aucune possibilité de recours ou de lutte contre des projet de cultures, ou de constructions de sites polluants ou dangereux etc..., un peuples peut et parfois obtient des revirements et des abandons de projets face à son gouvernement, mais il ne peut quasiment plus rien si la terre ne lui appartient plus, toutes les notions de droits changent, voir disparaissent, sur le plan juridique, il y a fort à parier que nombres de situations, sont inextricables car non envisagées, non encadrées, le vide juridique comme on dit, et s'il est suffisamment bien encadré, n'ayez crainte, ce sera toujours en faveur des acquéreurs, qui sont toujours du côté des puissants, qui ont su et pu s'entourer des meilleurs juristes, qui leurs ont écrits des contrats bien ficelés.

Comment peut-on accepter de vendre la terre sur laquelle ont vécu, grandi, nos aïeuls, sans doute parfois la terre sur laquelle on est né soit même ?

La dénonciation vient maintenant d'un autre niveau, d'autres sphères que l'on pourra moins facilement qualifier de partisane :

http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/L-achat-de-terres-agricoles-etrangeres-un-marche-en-pleine-expansion?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Goodplanetinfo+%28Les+D%C3%A9p%C3%AAches+GoodPlanet.info+%29

Extraits :

Premiers intéressés, les Chinois, Indiens, Coréens du Sud et les économies pétrolières du Golfe sont à la recherche de terres étrangères pour répondre à leurs besoins alimentaires croissants. Les pays occidentaux, quant à eux, se sont mis en quête de trouver des surfaces agricoles pour leurs biocarburants.

Selon le Land Matrix Project, une initiative internationale de surveillance des acquisitions importantes de terres étrangères, un total de 203 millions d'hectares (huit fois la taille de la Grande-Bretagne) sont passés sous contrôle d'étrangers entre 2000 et 2010, par des ventes ou locations de longue durée.

Plus de la moitié (66%) des transferts concernaient l'Afrique, en particulier l'Ethiopie, le Libéria, le Mozambique et le Soudan. L'Asie comptait pour 14%, mais les experts ont souligné l'opacité de ce marché. (...) "C'est une bombe qui peut exploser si on ne s'en occupe pas", prévient M. Mathieu.

En théorie, les transactions de terres agricoles peuvent constituer une chance pour un pays pauvre avec une faible densité de population d'acquérir des nouvelles technologies, des formations et des capitaux.

Toutefois, de nombreuses enquêtes, quoique incomplètes, indiquent que ces investissements n'arrivent que très rarement. En revanche le marché des terres est souvent entaché de corruption et entraîne des dégâts environnementaux.

La Banque mondiale a ainsi révélé en 2010 que sur 14 pays ayant vendu des terres à des étrangers, l'exploitation agricole n'avait effectivement démarré que dans 21% d'entre eux.

Le 4e rapport mondial de l'Onu sur l'eau, publié mi-mars, a averti que les régions en proie à la sécheresse en Afrique occidentale risquaient d'être victimes de l'engouement des pays industrialisés pour les agro-carburants avec "des conséquences particulièrement dévastatrices". Pour produire un litre d'éthanol à partir de canne à sucre il faut 18,4 l d'eau.

A ce rythme, les acquisitions de terres agricoles non surveillées conduiront les pays développés à tout simplement exporter "leur empreinte eau" pour produire des céréales et aliments à bas prix, avec des conséquences désastreuses pour les pays pauvres, a souligné l'expert suédois Anders Jaegerskog du Stockholm International Water Institute.

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annonces achat vente 03/01/2013 11:43





Un article à ne pas regretter et même à suggèrer aux autres, je vais le faire passer à mes contacts dans les résaux sociaux car j'ai bien aimé le sujet, félicitaion pour le niveau et bon
courage !!