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Quand les victimes de pollutions sont bafouées, et laissées pour compte !.

Les exemples commencent à se multiplier, qui mettent en évidence la très haute opinion qu'ils ont de leurs concitoyens, et le sens des responsabilités dont font preuve ceux qui dirigent notre état, nos régions, et nos entreprises.

Combien de victimes de l'amiante, pour qui on commence d'abord par essayé de nier la relation entre leur maladie ou leur décès, et cette cause pourtant avéré !.

Combien d'hommes et de femmes irradiés soit parce qu'ils ont travaillé dans le secteur de l'atome, participé à des essais nucléaires, (parfois à leur insu !), ou parce qu'il habite dans des zones qui ont été contaminé ne seront jamais reconnu comme devant être prisent en charge médicalement et juridiquement !.

Combien de victimes des pollutions atmosphériques, dont l'explosion d'AZF, est pour le moment au sommet de la pyramide, mais jusqu'à quand !, combien disais-je peuvent vivre dans de grandes souffrances, sans que jamais on ne leur viendra en aide.

Et je ne suis pas exhaustif !

Alors ce que je considère déjà scandaleux, dans ces formes de déni, et de non reconnaissance des responsabilités et du statut de victimes pour celles et ceux qui ont été atteint par ces maux, est relégué au second plan face à une encore plus honteuse et inadmissible situation qui se dévoile de plus en plus, c'est que même étant "reconnu victime", cela n'offre pas plus de garantie d'être vraiment considéré, et aidé.

De toute part les entreprises les états, les responsables se faufilent, se désengagent, se déresponsabilisent, par tous les moyens.

Voici 2 exemples actuel, qui en disent long sur ce à quoi on peut s'attendre de leur part !.

Ici c'est l'état, qui bien que condamné, n'honore pas ce jugement :

  http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Algues-vertes-condamne-l-Etat-n-a-toujours-pas-indemnise-les-associations?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%253A+Goodplanetinfo+%2528Les+D%25C3%25A9p%25C3%25AAches+GoodPlanet.info+%2529

Extrait :

 "Des associations vont déposer un recours contre l'Etat qui, un an après sa condamnation par la justice pour la prolifération des algues vertes en Bretagne, ne leur a toujours pas versé les dommages et intérêts accordés, ont-elles annoncé vendredi.

Les quatre associations de défense de l'environnement concernées "vont déposer un recours contre l'Etat pour demander à être indemnisées dans les plus brefs délais", a déclaré à l'AFP Michel Guillemot, président de "Halte aux marées vertes".

"Nous avons demandé à notre avocat de déposer ce recours et les autres associations font de même", a-t-il précisé.

"L'Etat est mauvais joueur. Il a été condamné et ne s'est toujours pas plié à cette décision de justice (...) Il devrait faire preuve d'un minimum de respect à l'égard d'associations qui sont ses partenaires", a estimé M. Guillemot, évoquant les réunions régulières avec l'Etat sur la question des algues vertes."

Et là, cette nouvelle attérante ! :

Communiqué FNE – Lundi 6 décembre 2010

 

Zones Seveso : FNE claque la porte des négociations 

 

« Habitants de zones SEVESO, ne comptez plus sur nous, débrouillez-vous ! ». C’est en substance le message envoyé par le nouveau gouvernement et certains sénateurs aux riverains de sites chimiques, hier dimanche 5 décembre lors de l’examen de la loi de finances 2011. Point important du Grenelle 2, c’est tout un dispositif d’aide destinée à payer les travaux de protection obligatoires et incontournables pour la sécurité de dizaines de milliers de Français, qui a été rompu. Incompréhension et indignation de France Nature Environnement (FNE).

L’Etat se désengage
L’après AZF voyait hier son aboutissement avec le vote, par les sénateurs, du montant d’un crédit d’impôt destiné à inciter ces habitants à aménager leurs habitations pour qu’elles résistent à un accident majeur. De 40 % de la facture totale des travaux depuis le Grenelle 2, le gouvernement fraîchement constitué et le Parlement l’ont réduit, d’abord à 15 % à l’Assemblée, puis à 25 % au Sénat. Les riverains, ainsi abandonnés, sont condamnés à payer une facture qui peut facilement atteindre 15 000 euros par foyer.

Et risque d’entraîner du monde avec lui. 
Depuis quelques mois, FNE avait insisté sur un engagement des collectivités et des industriels pour qu’ils financent, eux aussi, 20 % chacun. Le tout permettant donc une aide de 80 %. Pour Bruno Genty, Président de FNE : « Des mois de travail avec les élus, les associations locales, les industriels et l’Etat pour qu’au final, sous couvert de niche fiscale, cette aide de l’Etat soit rabaissée à 25 %. Au-delà du scandale, le gros risque est maintenant que les collectivités et les industriels fassent de même. »

Risques de dérives en cascades
Autre gros problème : c’est potentiellement la victime d’un accident qui sera responsable si elle n’a pas réalisé ces travaux, puisqu’ils seront imposés par l’Etat à travers l’approbation des PPRT par les préfets qui vont les signer. Ne pas les faire, ce sera la faute de la victime. Une nouvelle forme du principe « pollué-payeur » ?

Quand le gouvernement confond spéculation et sécurisation ?
Le gouvernement et M. Marini ont assimilé l’aide prévue pour, par exemple, aménager une salle de confinement chez soi, à une niche fiscale, justifiant ainsi sa réduction. D’une part, les habitants de zones SEVESO sont des populations plutôt dévaforisées, ouvriers ou anciens ouvriers du site. D’autre part, ces travaux, indispensables pour leur sécurité, leur sont imposés. Cette assimilation est un contre sens choquant pour FNE. Tout ceci est d’autant plus hallucinant qu’il s’agit de quelques millions d’euros alors que « de vraies niches fiscales » maintenues se comptent en centaines de millions d’euros

AZF n’aura servi à rien
Le 21 septembre 2011 marquera les 10 ans de la catastrophe de Toulouse. Depuis ce drame, toute une politique, déjà très en retard, a été menée pour identifier, scénariser ces accidents technologiques et définir les zonages. Des millions de données, des centaines de réunions, de cartes, etc.. L’étape suivante reste la traduction concrète de tout ce travail d’étude par la conduite des travaux dans les maisons. Pour Marc Sénant, coordinateur du réseau risques industriels à FNE : « Beaucoup de propriétaires vont s’y opposer, ou ne pourront tout simplement jamais trouver l’argent nécessaire. Une très grande partie de cette politique risque de rester sur le papier, c’est très grave pour la sécurité de ces populations. »

France Nature Environnement, au regard de cette décision, a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre sa participation à l’instance nationale de suivi des Plans de Prévention des Risques Technologiques et du groupe de travail « Grenelle » créé en 2009 pour améliorer le mécanisme de financement des travaux. 
FNE appelle l’ensemble de ses associations membres concernées par les PPRT à s’opposer à leur approbation.
Enfin, FNE demande à l’association AMARIS (Association des élus des communes SEVESO) d’appeler ses membres maires de communes à ne pas approuver les PPRT tant que le système de financement reste en l’état.

societe-civile-fne[1]

Que rajouter à cela, sinon que c'est indigne, mais la dignité, l'honneur, le sens des responsabilités, ont-elles encore un sens dans leurs monde !.

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