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BP British Pétroleum : la marée noire, mais quelle marée noire ?

Voilà pourquoi il faut impérativement que naisse une cour ou une administration juridique internationale environnementale qui puisse intervenir et qui puisse être véritablement indépendante, avec des textes vraiment protecteurs, et des décisions vraiment contraignantes, sans quoi, les grands industriels de tout bords arrivent la plupart du temps à contourner les règles établies actuellement par divers subterfuges, et diverses manoeuvres et manipulations, face à cette puissance monétaire dominante, écrasante, il va falloir un outil de protection à la hauteur, sinon !.........

a look

http://www.zegreenweb.com/sinformer/entreprise-consommation/bp-au-dela-du-cynisme,23553

Extrait :

La multinationale britannique sait se faire détester et vient une nouvelle fois de le prouver en refusant d’intégrer les dégâts provoqués par la marée noire dans le Golfe du Mexique (États-Unis) dans son dernier rapport annuel de développement durable. Écoeurant.

 

Le géant pétrolier, qui se targue de vouloir aller « au-delà du pétrole » (« Beyond Petroleum »), s’était tristement distingué tout au long de la crise en multipliant les sous-estimations et les boulettes par le biais de son désormais ex-directeur exécutif, l’impayable Tony Haywardet vient encore de s’illustrer sur le dossier libyensemble prendre un malin plaisir à faire s’étrangler les défenseurs de l’environnement. La vérité d’un homme, c’est d’abord ce qu’il cache, disait non sans raison André Malraux. Il en est de même en ce qui concerne BP, qui a donc refusé de prendre en compte les dommages hors norme générés par l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon en avril dernier.

Le prétexte invoqué est on ne peut plus fallacieux :  il n’y a pas d’estimations précises des quantités de brut qui se sont répandues dans l’Atlantique ! Circulez, il n’y a rien à voir. Au moins dans le texte, faisons comme si rien – en l’occurrence la plus grave catastrophe écologique de toute l’histoire des États-Unis – ne s’était passé. Officiellement, le volume de pétrole perdu dans les mers par BP s’élève ainsi à un million sept cent mille litres, c’est-à-dire très exactement deux fois moins qu’en 2008 (!) Quid de ces travaux menés par un groupe de scientifiques durant plusieurs semaines et dont les résultats accablants ont été publiés en août dernier ? D’après lesdits experts, quelque sept cent soixante-seize millions de litres d’or noir se sont échappées dans l’océan, soit environ quatre cent cinquante fois plus que ce qu’a eu le culot affirmer BP dans son évaluation. Quid aussi des évaluations gouvernementales ?

 

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