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IRENA "Agence Internationale pour les Energies Renouvelables" : des débuts d'existence surprenant pour le moins !

C'est un article paru sur "actu-environnement.com" qui m'a amené à chercher à comprendre de quoi on parlait.

 Cet article donc, nous apprend que la France vient de publier au journal officiel la loi du 25 Février 2011 autorisant la ratification des statuts de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), voir l'article :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/france-ratification-statut-irena-energies-renouvelables-12054.php4#xtor=ES-6

La France est ainsi le 58ém pays à "ratifier" son adhésion à l'IRENA.

Cette ratification est si récente, quelle semble ne pas avoir encore été officialisée sur le site même de l'IRENA :

a look

http://www.irena.org/

Voici comment elle se présente et se défini elle même :

L'Agence Internationale des Energies Renouvelables (IRENA) a été officiellement créée à Bonn le 26 Janvier 2009. Pour Date 148 États et l'Union européenne signé le Statut de l'Agence; parmi eux sont 48 pays africains, 38 européens, 35 asiatiques, 17 américaines et 10 en Australie / Etats-Océanie.

Mandaté par ces gouvernements dans le monde entier, l'IRENA sera de promouvoir l'adoption généralisée et accrue et l'utilisation durable de toutes les formes ou les énergies renouvelables. Agissant comme la voix mondiale pour les énergies renouvelables, l'IRENA facilitera l'accès à toutes les informations pertinentes d'énergie renouvelables, y compris les données techniques, données économiques et données sur les ressources renouvelables potentielles. IRENA partageront leurs expériences sur les meilleures pratiques et leçons apprises au sujet des cadres politiques, les projets de renforcement des capacités, les mécanismes de financement disponibles et les énergies renouvelables liées mesures d'efficacité énergétique.

Avec la création de la Commission préparatoire , l'Agence a commencé à travailler le lendemain de la Conférence fondatrice le 27 Janvier 2009. La Commission préparatoire se compose d'États signataires de l'IRENA et agit en tant que corps intermédiaires au cours de la période fondatrice. La Commission sera dissoute après l'entrée en vigueur du Statut, qui aura lieu après le dépôt du 25ème instrument de ratification et de la première Assemblée est tenue. L'Agence sera ainsi constitué d'une Assemblée, un Conseil et un Secrétariat.

Sur sa deuxième session à Charm El-Cheikh, en Egypte, qui a eu lieu 29 au 30 Juin 2009, la Commission préparatoire désigné Abou Dhabi, la capitale de la Émirats arabes unis, le siège provisoire. Dans le même temps il a été décidé que les deux autres candidats prendront également part à la création d'autres de l'Agence. Bonn sera l'hôte du centre IRENA de l'innovation et de la technologie et de Vienne va devenir de liaison bureau de l'Agence de la coopération avec d'autres organisations actives dans le domaine des énergies renouvelables. Mme Hélène Pelosse a été nommé Directeur général par intérim de l'IRENA.

Sur sa troisième session le 17 Janvier 2010 à Abu Dhabi, Émirats Arabes Unis, signataires de l'IRENA discuté du programme de travail et de budget pour l'année 2010 et a adopté des règles et règlements importants qui façonnent et guident le travail de l'Agence à l'avenir.

 

Voilà qui semble être une bien bonne nouvelle, sauf que dès ses premiers pas, cette institution semble déjà se construire pour le moins difficilement, et sur de surprenantes bases.

Tout d'abord, je trouve tout à fait étonnant, l'établissement de son siège à "Abou Dhabi" capitale des Emirats Arabes Unis, et ce fait avait été rapidement suspecté :

http://www.naturavox.fr/energies/IRENA-une-grande-trahison-francaise-pour-de-bien-petits-interets-nucleaires

Extrait :

L’IRENA, la nouvelle agence internationale pour les énergies renouvelables va être dirigée par un pays nucléaire - la France - et basée dans un émirat pétrolier - Abou Dhabi. Les allemands, à l’origine du projetIRENA, sont les dindons de la farce d’une diplomatie occulte au service des énergies fissiles et fossiles.

Selon les informations de La Lettre A, journal électronique de vieille économique et politique, les dirigeants des Emirats arabes unis ont mis un marché entre les mains du gouvernement français : "Si vous ne soutenez pas notre candidature pour abriter le siège de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), vous n’obtiendrez pas le contrat pour la construction de centrales nucléaires".

C’est ainsi que la France a retourné la veste de la solidarité européenne au dernier moment, lâchant la candidature de Bonn en Allemagne, pour voter et faire voter pour Abou Dhabi aux EAU. Le sommet du 29 juin à Charm el-Cheikh aura été celui du sacrifice européen et du divorce des intérêts franco-allemands. Paris a préféré défendre le consortium Areva/Total/GDF-Suez/EDF, qui devait répondre début juillet à l’appel d’offres de l’émirat pour deux centrales EPR, plutôt que favoriser le développement de l’industrie allemande et européenne des énergies renouvelables, dont l’IRENA aurait été un porte flambeau.

Le prix de la trahison, en sus de deux EPR : le poste de Directeur Général de la nouvelle agenceIRENA pour la française Hélène Pelosse, directrice adjointe du cabinet de Jean-Louis Borloo jusqu’à sa nomination. Une DG qui a pour lettre de mission officieuse de faire passer lenucléaire comme une énergie presque renouvelable, une technologie à faible émission de carbone qui aurait la vertu d’être économique… Critère de réussite de cette inspectrice générale des finances, pur produit de notre administration atom’cratique : fourguer un EPR entre deux tranches de solaire.

Mettre dans les mains du lobby nucléaire français et d’un émirat pétrolier, l’agence internationale sensée accélérer le développement des énergies renouvelables, seules alternatives aux fissiles et aux fossiles à moyen terme, paraît paradoxale. Une connerie si l’on est moins poli. C’est de bien mauvais augure pour ceux qui croyaient en une nouvelle agence internationale à l’œuvre pour disséminer l’énergie de la paix.

Voir aussi :

http://www.ressources-solidaires.org/IRENA-Agence-internationale-pour

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce les manœuvres des autorités françaises qui tentent de dévoyer les missions de la toute nouvelle Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), dans le but de favoriser l’industrie nucléaire.

Après avoir tenté d’empêcher la création de l’Irena, la France y a adhéré au dernier moment, le 26 janvier 2009, pour pouvoir manœuvrer en coulisse et en dévoyer les objectifs. Ainsi, le 29 juin 2009, la France et les Emirats arabes unis ont manœuvré de concert pour que le siège de l’Irena soit situé à Abou Dhabi, la capitale du pétrole, et que la présidence de l’Irena revienne à la française Hélène Pelosse.

Or, Abou Dhabi entend acheter deux réacteurs nucléaires EPR à la France, laquelle a constitué à cet effet un consortium regroupant Total, Areva, GDF-Suez et EDF. De plus, dans le cadre des négociations internationales sur le climat, le France tente de faire prendre en compte le nucléaire avec les énergies renouvelables en promouvant le concept fumeux d’énergies "non carbonées".

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que le nucléaire fonctionne avec comme combustible un minerai, l’uranium, qui est épuisable. Le nucléaire n’est donc en rien une énergie renouvelable et, qui plus est, c’est une des énergies les plus polluantes qui soit : déchets nucléaires, rejets chimiques et radioactifs dans l’environnement, contamination de régions entières par les mines d’uranium, etc.

 C'est donc une Française qui obtint le poste de Directeur Générale de cette nouvelle Agence, la "Hélène Pelosse", à l'époque Directrice adjointe du cabinet de Jean-Louis Borloo jusqu’à sa nomination.Je suis surpris, comment une ressortissante d'un pays qui n'a pas encore ratifié une telle institution, peut en avoir la charge, cela ne me parait déjà pas très sain.

Quelques temps plus tard Hélène Pelosse dù s'exprimer afin de faire taire les voix, qui alertait au sujet d'une possible reconnaissance du nucléaire :

http://www.enerzine.com/14/8377+l-irena-exhorte-a-amplifier-la-part-du-renouvelable+.html

Extrait :

Selon l'IRENA, la demande de l'AIE d'inclure des projets nucléaires et des projets de captage et de stockage géologique du carbone dans les mécanismes en vertu du Protocole de Kyoto reste infondée. Cette technologie n'est "qu'un mirage, techniquement possible à une échelle plus grande mais pas avant 2020". Pour l'IRENA, seule l'énergie renouvelable est à 100% propre. 

Pour affirmer la justesse de son combat, l'IRENA cite plusieurs exemples concrets où l'énergie propre est la règle. En Suède, environ 50% de la consommation globale d'énergie est produite à partir de sources renouvelables.

De multiples communautés et villes en Allemagne et au Danemark sont alimentées à 100% par les énergies renouvelables. Même dans les pays en voie de développement, il y aurait 2,5 millions de foyers qui produiraient de façon autonome leur électricité à partir de panneaux solaires photovoltaïques, transformant ainsi leur maison en petite centrale.

Ces propos avaient l'air bien rassurant, seulement voilà, ils étaient tenu par quelqu'un qui finalement et à la surprise générale "semble-t'il !", ne restera pas bien longtemps en poste :

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g9RlQeTITo9xe_ZCsqMxiOKcxqaQ?docId=CNG.0ed55b9232f666d448b8c832d66f1873.5f1

Extrait :

La directrice française de l'Irena affirme qu'Abou Dhabi a demandé sa tête

PARIS — La Française Hélène Pelosse, qui quitte son poste de directrice de l'Institut international pour les énergies renouvelables (Irena) basé à Abou Dhabi, a affirmé lundi à l'AFP que l'émirat pétrolier avait "demandé (sa) tête", faisant état de "manoeuvres d'intimidation".

Le Kenyan Adnan Amin va temporairement prendre sa suite, a annoncé l'organisation lors d'une conférence de presse à Abou Dhabi à laquelle la directrice française n'a pas assisté.

"Les Emirats ont demandé ma tête à la France", a déclaré Mme Pelosse lors d'un entretien téléphonique, citant parmi les éléments déclencheurs sa décision de porter lors de la conférence de Copenhague sur le climat, fin 2009, un tee-shirt où il était inscrit "l'Irena recrute 50% de femmes".

Mme Pelosse, énarque de 40 ans, avait été élue en juin 2009 à la tête de la première agence internationale pour la promotion des énergies renouvelables, notamment dans les pays en voie de développement.

L'Irena n'a pas avancé de raison officielle à son départ, se contentant d'indiquer que "M. Amine occupera la fonction de directeur général de l'Irena par intérim à partir du 1er novembre, et ce jusqu'à la tenue de la première assemblée en avril 2011".

"Au nom des pays membres, je remercie Mme Hélène Pelosse pour le dur travail qu'elle a accompli en établissant l'agence", a ajouté, Rafael Conde de Saro, directeur de la quatrième commission préparatoire de l'Irena, à l'issue d'une réunion en présence de 300 délégués de plus de 100 pays

Il a refusé de répondre aux questions des journalistes sur les raisons de la démission de Mme Pelosse, un peu moins d'un an et demi après sa nomination.

Les raisons invoquées par "Hélène Pelosse", pourraient en effet être, à mon sens suffisante pour en arriver à cette décisions, mais sont-ce les seules ?

Elle fut alors remplacée par "Adnan Amin" :

http://portail.cder.dz/spip.php?article676

Ce n'est donc que maintenant que la France ratifie, et je ne peux m'empêcher de faire un rapprochement avec les récentes déclarations de l'Europe, qui ont fait entrer l'énergie nucléaire dans le cadre des énergies dites "décarbonnées".

Que va vraiment défendre et promouvoir cette agence, j'ai quelques craintes, j'espère que les décisions qui vont être annoncées lors de la session actuelle qui se tient en ce moment vont m'enlever certains doutes, à moins qu'elles ne les renforcent !

 

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