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Indépendence énergétique, l'argument qui monte !

La situation internationale se fragilise, pour tout un tas de raisons interdépendantes, le monde va de plus en plus mal, et nous savons bien que nous sommes dépendants de ce qui se passe également ailleurs, aussi bien pour les importations que pour les exportations, au point que la notion d'indépendance reprend subtilement le pas sur le commerce, dans certains cas, ce qui entre en fait en contradiction totale avec le fondement du commerce globale qui est la pierre angulaire du capitalisme libérale. La Chine, en est l'exemple phare en décident de réduire drastiquement, ses exportationsde certains métaux rares, dont elle est l'exportateur principale.

Tout en vantant la mondialisation, ne voilà-t'il pas que nous devrions assurer notre indépendance énergétique, tout en cherchant à développer un réseau électrique Européen, on nous assène l'argument de l'indépendance énergétique, pour essayer de rendre inévitable et ainsi acceptable d'autoriser l'exploitation de gaz non conventionels, ce même argument est aussi l'un des pilliers du nucléaire, qui permettrait sois-disant une mensongère indépendance énergétique, je vous rappele si besoin, que nous importons la matière première que sont les matériaux fissibles, pour alimenter nos si indépendantes centrales.

Mais ce qui est un peu moins connu, pour le moment encore, mais ça ne saurait tarder, c'est que les nouvelles technologies, dont nous sommes devenus esclaves, j'en suis moi-même dépendant, pour m'exprimer ici, n'existent, que grace à des matériaux, rares, au point qu'il pourraient bien réduire à néant notre immense arrogance à vouloir prétendre que nous allons toujours pouvoir croître !

Les terres rares, qui sont pourtant indispensables, sont tout aussi épuisable que le pétrole, que l'uranium, que les gaz conventionels ou non-conventionels, elles sont indispensables au développement du photovoltaïque, de l'éolien, etc, etc.

Réduisons, réduisons, réduisons, sinon nous allons au chaos !

http://www.actu-environnement.com/ae/news/terres-rares-nouvelles-technologie-guerre-12128.php4#xtor=ES-6

Extrait :

La guerre des terres rares a commencé

Le fait que 97% des terres rares se situent en Chine simplifie le paysage de ces matières premières. Depuis 1985, la Chine détient un quasi monopole de fait sur les exportations mondiales de terres rares. Elle en produit quelque 100.000 tonnes par an, et ce volume peine à suivre la demande. La géostratégie des terres rares s'est illustrée par l'incident naval des îles de l'archipel japonais Senkaku, en novembre 2010, qui a déclenché un embargo chinois vis-à-vis du Japon, deuxième plus gros utilisateur de terres rares pour ses véhicules hybrides et ses produits électroniques après la Chine.

La Chine fait pression sur les sociétés utilisatrices de terres rares, comme General Motors, qui a dû transporter son centre de recherche sur les microéléments nécessaires aux véhicules hybrides et électriques à Shanghai. "Cette situation paradoxale ne peut être durable, et le sera d'autant moins que les prix augmentent", souligne François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique. La réouverture de la mine désaffectée de Mountain Pass en Californie, les explorations en Australie, au Groenland, dans le Nebraska, au Gabon, au Malawi et au Vietnam, l'extraction en Estonie manifestent la volonté des producteurs d'en finir avec le monopole chinois sur les lanthanides.

La Chine a vu se développer l'extraction des terres rares de manière chaotique. Des milliers de producteurs illégaux ont contribué à la dévastation environnementale du sud-est du pays. Ses réserves sont en baisse. La Chine, en passe de devenir importatrice, prend des participations dans les groupes miniers. L'important gisement de Mount Weld, plus récemment découvert en Australie et exploité par la firme Lynas, est passé sous contrôle de la China Nonferrous Metal Mining Co. Une plainte a été déposée en 2009 à l'OMC par l'Union européenne, les Etats-Unis et le Mexique contre la Chine sur les restrictions chinoises à l'exportation de neuf matières premières, fondées sur un argument environnemental.

La multiplication par 20 du prix du néodyme entre 2003 et 2010 et la crise annoncée de l'indium sollicitent l'anticipation de la raréfaction de ces matières critiques. Dans un contexte de consommation exponentielle des grands métaux et d'utilisation croissante des terres rares, Benoît de Guillebon, directeur de l'Apesa, centre technologique en environnement et maîtrise des risques, et co-auteur de l'ouvrage Quel futur pour les métaux ?, voit pointer un cercle vicieux : "La quantité d'énergie nécessaire à extraire ces matériaux va doubler. Et les avantages environnementaux des objets industriels fabriqués avec ces terres rares ne compenseront pas les dégâts de longue durée causés par les procédés d'extraction. Le recyclage restera une réponse limitée : d'un coût élevé, il ne fera que retarder l'échéance".

Agnès Sinaï

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