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Golfe du Mexique, sera-t'il un jour le même après Deepwater ?

Un écosystème est par nature fragile, son équilibre évolutif s'établie à un rythme qui n'a rien à voir avec ce que nous pouvons envisager, et qui nous dépasse.

Ce sont des millions d'années d'évolutions qui ont fait ce qu'est la terre, ce pétrole tant recherché, celui là même qui s'est répandu en quelques semaines dans les eaux de ce Golf du Mexique, alors qu'il avait fallu des millions d'années pour qu'il se forme, pour qu'il devienne ce qu'il est !

Ce qui est fait est fait, aussi malheureux que ce soit, on n'y peut plus rien changer, pas plus qu'on ne va pouvoir changer les effets en profondeur, c'est effets là ont maintenant désorganisé l'équilibre qui était "avant".

Un nouvel équilibre va s'installer, mais que va-t'il produire, quel vont en être ses résultantes, ses effets, la chaîne alimentaire ne va plus être la même, quel en sera le dominant, quel en seront les intermédiaires, seul le temps pourra nous l'apprendre.

Plus rien ne sera vraiment comme avant.

a look

http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/modification-drastique-de-l-118181

Extrait :

Deux ans plus tard, le brut a disparu et l’on s’imagine que tout revient dans l’ordre, or, ce n’est pas du tout le cas si l’on en croit cette étude de chercheurs américains qui se sont penchés sur l’écosystème des petits organisme dans les zones benthiques. Ce n’est pas parce que les choses sont invisibles qu’elles n’existent pas. Ces chercheurs sont allés faire des prélèvements dans cinq lieux situés dans la baie Mobile en Alabama. Puis ils ont utilisé des marqueurs génétiques et morphologiques afin de comparer la flore microbienne avant et après la pollution par le brut échappé de la plateforme Deepwater qui doit son nom aux plus de 10 000 mètres représentant un record de profondeur en matière d’extraction du pétrole.

Les résultats sont édifiants et riches d’enseignement (Blik et all. PloS, 6 juin 2012). Avant la marée noire, on pouvait relever une grande diversité des espèces marines eucaryotes avec un écosystème composé de métazoaires, de protistes, d’algues et champignons. Un ensemble d’espèces qui selon les auteurs est assez représentatif des écosystèmes qu’on trouve dans beaucoup de fonds marins. En combinant les marqueurs biologiques et les analyses morphologiques, ces chercheurs ont trouvé une variation très importante de l’écosystème lorsqu’ils ont étudié les fonds marins après la catastrophe écologique. On est passé d’un milieu composé d’une diversité de métazoaires à un milieu dominé par les champignons. Plus précisément, la composition du système fungique a sensiblement varié, réduisant de beaucoup sa diversité pour faire apparaître le développement de quelques souches connues pour leur aptitude à digérer les hydrocarbures. Les analyses taxonomiques ont montré par ailleurs une transformation notable de la faune des nématodes qui globalement, a diminué tout en offrant une opportunité de développement pour les espèces nécrophages et prédatrices, capables notamment de se nourrir de résidus contenant des hydrocarbures et des champignons largement présents. Ces résultats illustrent parfaitement la mise en œuvre de la sélection naturelle traduite par des avantages adaptatifs pour les espèces ayant pu (ou su) profiter avantageusement du milieu modifié par la diffusion des hydrocarbures alors que d’autres espèces moins adaptées finissent par abandonner leur place que l’équilibre naturel leur avait assignée. 

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