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Golfe du Mexique, déjà deux ans, déjà presque l'oubli, sauf sur place !

J'avais essayé de suivre la marée noire, avec ce regard extérieur et partial qui caractérise tout citoyen qui comme moi voit la défense de l'environnement comme une priorité, et les industriels comme aveugle à ces préoccupation trop accaparée par la volonté prioritaire de faire fructifier leurs entrprises.

Mais depuis longtemps déjà peu d'informations nous parvenaient, si ce n'est l'état des finances de BP, et ses nouveaux engagements de dédommagement plus grand chose d'autre en France tout au moins sur l'évolution de la situation sur place, ou en est la nature, ou en sont les gens.

Deux articles récent traitent succintement de cette situation, et le moins qu'on puisse dire, c'est que rien n'est plus comme avant :

http://www.20minutes.fr/article/920413/etats-unis-deux-ans-apres-maree-noire-desastre-fini

Extrait :

Pour tenter d'empêcher le pétrole d'atteindre les côtes, BP avait aspergé les nappes de brut de dispersants. Ces produits, couplés à des vents et des courants favorables et au travail des équipes de nettoyage, ont permis d'éviter la catastrophe écologique redoutée dans les marais de Louisiane, un écosystème très fragile. Mais, à en croire les associations écologistes, les dispersants rendent le travail de nettoyage du pétrole très difficile.

Des effets sur "plusieurs générations"

De plus "du pétrole se trouve toujours dans l'eau", assure Wilma Subra, chimiste et militante qui analyse régulièrement la faune et la flore marines du golfe du Mexique. "Le pétrole est toujours présent dans les marais, dans les estuaires et sur les plages. Les gens continuent à y être exposés".

A l'en croire, il est encore bien trop tôt pour prévoir les impacts à long terme de la catastrophe sur l'écosystème. Ses effets pourraient se faire sentir sur "plusieurs générations".

Car la marée noire a aussi engendré une tragédie humaine. 

Cet autre article dévoile d'autre aspect plus surprenant, mais tout aussi alarmant :

http://www.lexpress.fr/actualite/economie/le-golfe-du-mexique-deux-ans-apres-bp_1106382.html

Extraits :

Deux années, depuis l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril 2010, n'auront pas suffi à dissiper les 800 millions de litres de brut jaillis en trois mois du puits éventré, un flot 60 fois supérieur au seul précédent américain connu, le désastre de l'Exxon Valdez sur les côtes d'Alaska en 1989. En quelques semaines, le geyser sous-marin a ravagé une économie entière, 300 000 emplois, au bas mot, sur plus de 2 000 kilomètres de côtes de Louisiane, d'Alabama, du Mississippi et de la Floride. (...) 

 Des milliers de tonnes de produits chimiques répandus

Mais Jesse Verdin n'en a cure. Quand bien même BP paierait 40 milliards, une estimation possible, de dommages punitifs, la sanction ne réparera pas les dégâts infligés au golfe, la source de 20 % des produits de la mer américains, le gagne-pain et l'avenir des pêcheurs riverains. "En Alaska, l'Exxon Valdez a coulé il y a plus de vingt-trois ans, et le hareng n'a toujours pas retrouvé son niveau d'avant la marée noire, grommelle-t-il sur son ponton. Alors ici, qu'est-ce qui nous attend ?" 

A Leeville, aux confins des marais, l'herbe aquatique est devenue jaune paille, signe d'agonie du bayou. Le pétrole est remonté dans les lacs intérieurs, mais les dispersants, les milliers de tonnes de produits chimiques répandus par BP pour dissoudre et lester les hydrocarbures, ont ravagé plus encore les gigantesques viviers naturels. Sur le canal, on ne braille pas les histoires cauchemardesques de poissons difformes et de crevettes à trois yeux, mais la catastrophe a souillé pour longtemps l'image des produits locaux, déjà écrasés par les importations chinoises. "A Las Vegas, j'ai demandé bêtement dans un restaurant si mes fruits de mer venaient de Louisiane, raconte David Chauvin, un gros distributeur de crevettes du village de Dulac. Je revois encore le patron et cinq serveurs, main sur le coeur, me jurant que rien dans mon assiette n'avait été pêché dans le golfe du Mexique..." (...) 

La marée noire a nourri le business des avocats

La déchéance des villages ne saute pourtant pas aux yeux. "Comme le pétrole de BP, elle reste en profondeur, poursuit Chiquet. Le triste secret, ici, c'est que les vieux ont amorti le désastre économique en logeant et en nourrissant leurs enfants avec leurs dernières économies." Et ils touchent le fond à leur tour. "Allez voir sur le parking du supermarché Wallmart ! Ce sont maintenant des grands-pères qui rassemblent les Caddies pour 5 dollars de l'heure."  

Les bayous s'effilochent, imperceptiblement. Près de Dulac, un village proche des terres des Indiens Houma, la zone la plus pauvre du comté de Terrebonne, la petite délinquance a tant augmenté que des panneaux déconseillent aux automobilistes de prendre des auto-stoppeurs. D'autres bannières, jalonnant par dizaines la route n° 1, clament sur fond orange : "Mal indemnisé ? Pas indemnisé ?", en fournissant aussitôt un numéro de téléphone. Celui d'un gros cabinet d'avocats de La Nouvelle- Orléans, prêt, contre des honoraires égaux à 25 % des dommages-intérêts possibles, à en découdre au nom des sinistrés avec le géant BP.  

Et dire que BP va sans doute forer à nouveau dans ce même Golfe du Mexique bientôt.

Les dégats sont terrible et comme l'avaient craint certains scientifiques, si le pétrole à lui seul a crée de grand dommages, l'utilisation de dispersants chimiques a ajouté à l'horreur et à l'impact destructeur de cette marée noire.

La nature et les hommes ont été, souillées, appauvries, les sommes importantes que BP va débourser, ne rammènerons pas la situation à ce qu'elle était avant, rien ne sera suffisant, pour rendre leur vie à ces habitants du Golfe et des alentours, pas plus que cela ne restaurera la nature, les forages en eaux profondes sont une calamité, la plus récente fuite de gaz de la plate forme "Elgin" de la société Total en Mer du Nord en donne une autre preuve flagrante, et d'autre vont survenir à coups sûr, il faut en finir avec ses folies, investissons vers les ENR, si autant de moyens financiers leur étaient réservés, d'immenses progrès pourraient rapidement rendrent certaines techniques rentables et accessibles, il faut pour cela changer de paradigme, changer de but, il n'y a rien d'inéluctable, il faut juste en faire le choix.    

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fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 28/04/2012 00:11


Blog(fermaton.over-blog.com).No.13- THÉORÈME DE BABEL.


L'Oublie est un VOLEUR ?