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Golf du mexique : Marée noire entre deux eaux !

J'ai pris l'engagement de suivre au mieux avec, mes petits moyens, et ma seule relative maitrise du Français, les suites de la marée noire causée par l'explosion de la plate-forme BP "deepwater", aussi appelée "puit Macondo 252".

Le temps à déjà fait son oeuvre de ce côté-çi de l'Atlantique, et peu d'infos nous parviennent.

Nous savions déjà que malgré, et contrairement à ce qui avait été annoncé dans certains médias, par  "Carol Browner, conseillère de la Maison Blanche pour l'énergie et le climat", suite à un rapport de l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA), que la majeure partie du pétrole, était encore bien présente dans le Golf du Mexique.

Le fait reconnu que ce pétrole n'était pas visible, "en surface" était un leurre.

Voici un document interressant montrant l'évolution "en surface", de l'état du Golf :

http://www.flutrackers.com/forum/showthread.php?t=152651

 

 

 

Seulement voilà, ce pétrole, est pourtant là, tapis dans l'ombre des profondeurs, enfin non pas tout à fait, il est "coincé" entre deux eaux, mêmes les scientifiques peinent à l'expliquer, mais c'est un fait :

http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/08/19/01030-20100819ARTFIG00515-golfe-du-mexique-unnuage-de-petrole-flotte-encore.php

Extrait :

"Non, les trois quarts du pétrole qui se sont déversés dans le golfe du Mexique pendant près de cent jours après l'explosion de la plate-forme de BP n'ont pas disparu. Ils ne se sont pas volatilisés. Ils n'ont pas déjà été «nettoyés par l'homme et la nature», contrairement à ce qu'annonçait la semaine dernière un rapport de l'Agence américaine des océans et de l'atmosphère (Science, 13 août 2010). Des chercheurs de l'Institut océanographique de Woods Hole (WHOI) en ont repéré une grande partie qui flotte encore entre deux eaux entre 1 100 m et 1 300 m de fond. Une autre partie beaucoup plus diffuse navigue autour de 200 m sous la surface. Les résultats de leurs travaux sont publiés vendredi dans la revue Science. Ils rejoignent ceux mis en ligne jeudi par une équipe de l'université de Géorgie.

Par plusieurs centaines de mètres de fond, le pétrole ne se présente pas du tout comme à la surface de l'eau ou sur les plages. Rien à voir avec les images des marées noires et les traditionnelles galettes de fioul échouées. Il s'agit ici d'un panache de pétrole ou d'un nuage. À l'intérieur de ce brouillard, les gouttelettes d'hydrocarbures sont très diffuses, l'équivalent de deux cuillerées à soupe dans un mètre cube d'eau de mer, selon les chercheurs de l'université de Géorgie. Les photos rapportées par la caméra embarquée à bord du robot sous-marin Sentry montrent en effet une certaine turbidité mais rien de plus........«Le panache a beau être diffus, ça ne veut pas dire pour autant qu'il est sans danger pour l'environnement», avertit Richard Camilli, qui a dirigé l'étude menée par le WHOI. En effet, le phénomène n'a encore jamais été observé. «On connaît la forme, les dimensions et la profondeur du panache, ajoute le chercheur, mais on ne sait pas s'il est toxique ni comment ni pourquoi il s'est formé»".

 

http://www.flutrackers.com/forum/showthread.php?t=151344

Extrait :


AP/Cameron McIntyre
"Les scientifiques de la WHOI Richard Camilli et Chris Reddy à bord du navire scientifique "Endeavor", à partir duquel a été suivie la traînée d'hydrocarbures.
Un long panache aux reflets brunâtre de 35 km de long, 2 km de large et 200 m d'épaisseur, à 900 m sous la surface de l'océan... Il n'existe pas encore d'images de ce "nuage", mais sa composition est bien connue. La nappe d'eau souillée par le pétrole du puits contient 50 microgrammes par litre d'hydrocarbures hautement toxiques. L'existence de cette nappe, étudiée par la Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI), a relancé les interrogations sur le devenir des 780 millions de litres de pétrole répandus dans le golfe du Mexique et sur leur impact futur.
Le 4 août, à la suite du rapport (PDF) de l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA), Carol Browner, conseillère de la Maison Blanche pour l'énergie et le climat, avait déclaré :"Les scientifiques nous disent qu'environ 25 % (du brut) n'a pas été récupéré, ne s'est pas évaporé ou n'a pas été pris en charge par Mère Nature". Pris en charge par "Mère Nature" ? La formulation est faussement rassurante.L'étude de la WHOI, publiée dans la revue Science, montre que les 16 % "naturellement dispersés" auxquels faisait référence Carol Browner sont loin d'avoir disparu.
Lorsque du pétrole est déversé dans l'océan, une partie remonte en surface, une autre se dépose au fond (la partie "résiduelle" de 25 % dont parle la NOAA), mais une quantité importante se dissout dans l'eau, où elle est dégradée par des bactéries, comme l'explique le Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre). Dans le golfe du Mexique, le phénomène de dégradation est bien constaté, mais il est moins rapide que les autorités ne le laissent entendre."

 

La nature n'en a donc pas fini avec ces "gouttelettes d'hydrocarbures, enrobées de dispersant", l'article précédent fini même par un retour sur d'autres marée noires, et leurs effets à plus long terme, par ceci :

""AMOCO-CADIZ", "EXXON-VALDEZ" : DES ANNÉES DE DÉGÂTS

La station biologique bretonne a pu suivre sur le long terme les dégâts causés par une autre marée noire, sur les côtes françaises cette fois, celle de l'Amoco-Cadiz en 1978. L'équipe du laboratoire avait la chance de disposer à l'époque de données recueillies juste avant la catastrophe sur l'un des sites touchés, en baie de Morlaix. Elle a pu comparer l'écosystème des fonds marins avant et après la catastrophe. "Dès 1981 il n'y avait plus d'hydrocarbures dans les sédiments", explique Eric Thiebaut, "mais 20 % des espèces présentes et 80 % des individus – la proportion étant variable suivant les espèces – sur le site avaient disparu. [...] On a retrouvé un peuplement normal seulement dans les années 1990."

Parfois, les dommages paraissent irréversibles. En 2001, la NOAA a mené une étude sur les traces laissées par le désastre de l'Exxon-Valdez, la plus grande marée noire qu'aient connue les Etats-Unis, en 1989 sur les côtes sauvages de l'Alaska.
Douze ans plus tard, des traces d'hydrocarbures ont été retrouvées sur 58 % des sites inspectés. Non seulement certaines espèces n'avaient pas encore récupéré, mais les dépôts de pétrole seraient devenues une source de pollution chronique de la baie du Prince William, où a eu lieu le naufrage. Enfin, il s'est avéré que la présence (ou l'absence) de pétrole observable en surface était "un mauvais indicateur" de la présence d'hydrocarbures sous la surface.
Marion Solletty "

 

Ce cauchemar, à tout de même heureusement fait réfléchir certains, et de nouvelles dispositions voient le jours, tant sur le plan juridique, que sur le plan industriel.

En effet, à l'instar de ce qui s'était passé en France suite au naufrage de "l'Amoco Cadiz en 1978", où a été crée le "Cedre", connue du grand public depuis le naufrage de l'Erika (1999) :  http://www.cedre.fr/ , un plan d'action voit le jour. 

Les majors américaines Chevron, ConocoPhillips et ExxonMobil ainsi que l'anglo-néerlandaise Shell ont annoncé mercredi soir, la constitution d'une "cagnote" de 1 Milliard de Dollars, pour déployer un dispositif de secours.

"Les quatre compagnies prévoient de rassembler et de construire des moyens techniques, sous-marins et navires capables d'intervenir jusqu'à 3 000 mètres de profondeur (le puits de BP, Macondo, est à 1 500 mètres) et récupérer 100 000 barils de pétrole par jour auprès de différents modèles de puits. Les secours devront pouvoir être déployés dans les 24 heures suivant un incident. Ce dispositif sera regroupé sous l'égide d'une société à but non lucratif baptisée Marine Well Containment Company.  Extrait de l'article suivant : 

 http://www.lefigaro.fr/societes/2010/07/22/04015-20100722ARTFIG00681-quatre-geants-contre-les-marees-noires.php

 

Et pendant ce temps là, BP, elle communique sur ....ce que ça lui a déjà couté !!!

http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/BP-revoit-a-la-hausse-le-cout-de-la-maree-noire-a-9-5-milliards-de-dollars?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%253A+Goodplanetinfo+%2528Les+D%25C3%25A9p%25C3%25AAches+GoodPlanet.info+%2529

Extrait :

"LONDRES (AFP) - Le géant pétrolier britannique BP évalue désormais à 9,5 milliards de dollars (7,3 milliards d'euros) le coût pour la compagnie de la marée noire du golfe du Mexique, selon une nouvelle estimation coïncidant avec l'annonce du colmatage définitif du puits Macondo 252."

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