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Gestion ou accaparement de l'eau ?

Depuis que j'ai lu les premiers articles concernant ce sujet et à chaque fois que j'en lis un nouveau me vient à l'esprit la même question :

En établissant ces nouvelles "retenues" d'eau, ne sommes nous pas tout bonnement en train de soustraire cette eau au milieu écologique ambiant, de soustraire cette eau aux autres citoyens ?

Je crois que la question mérite d'être posée, et pourtant pour l'instant je ne là vois pas vraiment transparaître.

Voilà ce qui est en train de se mettre en place :

http://www.sudouest.fr/2011/12/02/multiplier-les-moyens-d-irriguer-sur-le-territoire-569145-4720.php

Extrait :

Le Lot-et-Garonne, grand département agricole, compte quelque 70 cultures différentes. Mais c'est aussi le second département français en matière d'irrigation, après les Landes. Avec quelque 3 000 lacs artificiels, le potentiel est énorme. Au regard du printemps dernier, où les agriculteurs avaient pu limiter les effets de la sécheresse grâce à ces lacs, le Conseil général souhaite redynamiser la politique du stockage de l'eau. Raymond Girardi, vice-président du Conseil général en charge de l'agriculture, dévoilait hier à Sainte-Marthe, à l'EARL des Pépinières, les enjeux de la multiplication des lacs collinaires pour mailler le territoire.

« Pour 2011, nous avons eu près de 88 projets de création ou d'agrandissement de lacs déjà existants qui ont été déposés. C'est très encourageant. En 2010, il n'y avait que quatre projets. Certains sont des lacs structurants, d'autres sont des lacs collectifs, à l'échelle d'une commune, et enfin beaucoup sont des lacs individuels, et c'est sur ces derniers projets que le financement du Conseil général est déterminant. »

Subventionné à 40 %

En effet, sans subventions conséquentes, la plupart des agriculteurs n'auraient pas les moyens d'équiper leurs installations. « Nous finançons ces projets à hauteur de 40 % pour la construction des ouvrages, et même à 50 % pour les communes défavorisées. Nous avons également décidé d'augmenter le plafond de l'aide, qui passe de 16 000 euros à 20 000 euros. » L'objectif est d'avoir un stock de 50 millions de m3 d'eau pour faire face aux besoins des exploitants agricoles. « Les États généraux de l'agriculture ont largement contribué à réfléchir à la mise en place de ce dispositif. Pendant trop longtemps, les difficultés administratives ont bloqué l'extension de ressources en eau individuelle. Depuis que l'État et la Chambre d'agriculture ont ratifié le Plan départemental des plans d'eau ( PDPE ), les projets vont aboutir plus rapidement, et surtout à moindre coût. » La phase d'étude, elle aussi subventionnée à hauteur de 7 500 euros par le Conseil général, pourra dans le meilleur des cas être bouclée en un mois.

 L'article qui va suivre, lui, nous fait part du seul aspect des choses qui me semble vraiment posistif dans cette orientation :

http://www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/28760/contenu-du-plan-adaptation-de-la-gestion-de-eau-en-agriculture.php

Extrait :

Alors qu'un français sur trois se déclare sensible aux enjeux écologiques et de santé publique liés à l'eau et aux milieux aquatiques, le ministère de l'Ecologie et le ministère de l'Agriculture ont annoncé la mise en oeuvre en 2012 d'un nouveau plan de la gestion de l'eau en agriculturequi s'articule autour de deux volets : la création de nouvelles retenues d'eau et la réduction des volumes d'eau prélevés.

"Dans la perspective du changement climatique, qui se traduira par un accroissement des besoins en eau des plantes et une tension plus forte sur les ressources, il importe de sécuriser l'irrigation pour assurer la pérennité de l'activité agricole et de réduire la pression sur la ressource en eau pour conserver voire restaurer l'équilibre biologique des milieux aquatiques", explique dans uncommuniqué le ministère qui a choisi d'axer les efforts de l'Etat pour les années à venir sur l'adaptation de la gestion de l'eau en agriculture.

Afin de mieux assurer l'équilibre entre les besoins de l'irrigation et les ressources disponibles, le plan prévoit tout d'abord, de soutenir la construction de retenues d'eau supplémentaires dans le respect des objectifs de la directive cadre européenne sur l'eau. Dès le premier trimestre 2012, des modifications législatives et réglementaires interviendront pour favoriser l'émergence et la réalisation de projets de retenues.

En outre, des aides financières de l'Union européenne et des agences de l'eau, seront accordées à hauteur respectivement de 15 et 75 millions d'euros, ce qui permettra "d'engager dans les cinq ans la création d'une capacité de stockage supplémentaire de l'ordre de 40 millions de m3".

Le second volet du plan vise à favoriser une meilleure utilisation de l'eau, et plus particulièrement une "réduction des volumes d'eau prélevés sur 14.000 hectares", en implantant des cultures plus économes en eau telles que le soja (plutôt que le maïs).

Implanter des cultures autres que le maïs, enfin on en prend vraiment conscience !

 

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