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Gaz de schiste, toujours l'exemple du Québec à méditer.

Et oui j'y reviens encore, tant je suis convaincu que sans plus de recherches, et d'études, nous avons déjà toutes les conditions, tous les éléments et tous les exemples nécessaires ailleurs, aux États-Unis bien sur, mais aussi au Québec, et bientôt en Pologne, en Afrique du Sud, au Maroc, et au Pays basque Espagnol dont on parle peu, car oui à mon grand dam, la liste s'allonge et j'en suis fort inquiet.

J'y reviens surtout pour une phrase dans l'un des articles que je vais partager, et pour ajouter à la longue liste des impacts déjà souvent cités, un de plus, connu des militants sans doute, mais dont on parle peu, et qui cumulé ajoutte aux nuisances déjà avérées.

Tout d'abord, il convient de rappeler que si l'exploitation a bel et bien commencé, c'est au mépris là bas aussi, du choix des citoyens qui, s'il étaient concertés vraiment, exprimerait le rejets de ces exploitations.

Les quelques citoyens attirés par les profits personnels et les quelques bénéficiaires de nouveaux emplois, ne pèseraient pas lourd, face aux reste de la population :

a look

http://www.lecourriersud.com/Actualites/Politique/2012-06-06/article-2997297/Gaz-de-schiste-%3A-explications-requises-a-Becancour/1

Extrait :

 

Quelle est la pertinence d'un tel projet au Québec? Voilà la question qui a été la plus posée par les citoyens.

La soirée a commencé relativement dans le calme, mais peu à peu, la tension a monté. Les citoyens avaient plusieurs questions et le conseil municipal semblait sans réponse.

«Pouvez-vous me donner un seul point positif dans toute cette histoire?», a demandé l'auditoire à plusieurs reprises. Le conseil est resté longuement sans voix devant les contestataires. Toutefois, certains élus ont fini par avouer qu'ils étaient en défaveur de l'exploitation des gaz de schiste sur le territoire mais que, pour l'instant, leur position ne leur permettait pas d'en faire plus pour contester le phénomène.

Ils ont ajouté que c'est avec l'aide et le travail des citoyens qu'ils feront avancer le dossier.

 

De l'article suivant on pourra aussi extraire cette remarque :

Au Québec, on parle de près d’une centaine de comités de la sorte. Pour Danielle Fay, membre de la Coalition, il est important que les interventions dans ce dossier fort émotif pour plusieurs se fassent de façon civilisée. « On veut que ça se passe de façon pacifique dans le respect de tout le monde. On a des choses à dire, mais de façon respectueuse », soutient Mme Fay. Cette dernière ne comprend toutefois pas pourquoi certains élus municipaux ne veulent pas adopter de règlement pour protéger notre eau potable. « Quand les gens sont bien renseignés dans le dossier des gaz de schiste, c’est 9 sur 10 qui sont contre », ajoute-t-elle.

Voici donc cet article qui m'a amené à ce billet :

http://www.editionbeauce.com/nouvelles/actualites/18816/la-coalition-demande-aux-gens-de-ne-pas-se-faire-embarquer.php

Extrait :

 

Dans le cadre de la Semaine sur l’environnement, la Coalition citoyenne gaz de schiste Beauce-Etchemins a profité de la présente en Beauce de Serge Fortier, porte-parole du Regroupement Interrégional gaz de schiste, pour l’inviter à rencontrer les médias locaux, lui qui devait rencontrer un peu plus tard en soirée les dirigeants de l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce. Fort de son expérience dans la Bas-Saint-Laurent où des puits ont été forés, il est venu mettre en garde les gens de la Beauce sur ce dossier qui ne cesse de faire couler beaucoup d’encre.

Pour M. Fortier, le rapport du BAPE montre clairement qu’il y a eu précipitation dans le dossier des gaz de schiste au Québec. « On a procédé à des forages sans des études d’impact, d’environnement ainsi qu’au niveau de la santé publique. Par principe de précaution, on ne se lance pas dans quelque chose d’aussi complexe et grave comme les gaz de schiste sans faire des études et être bien au courant de la chose. On ne peut pas accepter de l’argent juste comme ça », soutient Serge Fortier. Afin de bien imager ses propos, il a donné comme exemple une personne à qui on offre 100 $ pour manger des champignons. Avant de les ingurgiter, la personne va faire son enquête à savoir si les champignons sont comestibles ou vénéneux. C’est la même chose avec les gaz de schiste. Avant d’accepter de l’argent pour permettre le passage ou le forage sur leurs terres, les gens doivent savoir dans quoi ils s’embarquent.

Ce qui m'alerte tout particulièrement, c'est ceci :

Selon Luc Villeneuve de la Fédération québécoise des énergies renouvelables, sur les 31 puits forés jusqu’à présent au Québec, une vingtaine ont des fuites. Ce qui lui a fait dire que le gouvernement devrait privilégier d’autres avenues en matière de sources d’énergie.

J'ai déjà évoqué cette plaie, les fuites de gaz naturel ou méthane, dont on occulte l'intensité, et surtout les effets réels sur le climat, et la santé, si encore elle étaient exceptionnelles, et rares, mais au contraire, ce qui serait plus exceptionnel et rare semble-t'il c'est qu'il n'y en ai pas ! .

Á cela il faut pourtant ajouter un "détail", "les torchères", on ne l'évoque pas, mais c'est mathématique, quand les puits se multiplient, les torchères se multiplient, avec leurs sources de gaspillage, et de pollution, notamment les suies générées, dont l'impact sur la qualité de l'air est connu et dont on ne peut nier la pollution.

Comment pourrait-on trouver acceptable de prendre autant de risques, et générer autant de nuisances et de polutions pour ses concitoyens, et ses administrés, comment ?

 

 

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