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Gaz de schiste : Plutôt prévenir que guérir !

Plus je vois les choses se mettre en place, plus j'essaie d'y réfléchir, et plus je crains qu'on ne puisse éviter à long terme l'exploitation, des gaz non conventionnels en France, et je vous assure que j'espère me tromper, et que je continu de m'y opposer.

Ceci étant posé, en admettant donc qu'à terme on en vienne à exploiter les gaz non conventionnels, la gestion des impacts devra être réfléchi avant, contrairement à toute pratique industrielle actuelle qui consiste à ne réfléchir qu'après qu'une catastrophe ne soit intervenu, c'est à dire quand il est trop tard !

Dans le cas des gaz de schiste, à l'exemple de ce qui se passe dans les pays ou ces gaz sont exploités, on constate que dans la longue liste des impacts hautement négatifs, celui touchant à la gestion du traitements des eaux "usées" de fracturation hydraulique en particulier n'a en aucune manière été réfléchi et préparé, ce qui entraîne des monstruosité du genre déversement directe dans des rivières.

Ce qui se passe en ce moment au Québec illustre parfaitement mon propos :

http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Janvier2012/20/c5680.html

Extrait :

QUÉBEC, le 20 janv. 2012 /CNW Telbec/ - La députée de Vachon et porte-parole de l'opposition officielle en matière de mines et de gaz de schiste, Martine Ouellet, est préoccupée par les résultats de l'étude commandée par le Vérificateur général du Québec concernant le traitement des eaux de la fracturation de gaz de schiste. « Les conclusions de l'analyse de Raymond van Coillie sont très inquiétantes pour la santé des citoyens et citoyennes du Québec. Les usines d'épuration municipales ne sont tout simplement pas conçues pour traiter les eaux usées de la fracturation hydraulique », s'est inquiétée la porte-parole de l'opposition officielle.

Ceci c'est vérifié au USA également, quand serait-il donc en France ?

Je prend le risque d'être contredit, en posant ici une réponse "à priori", car il me semble que sans coup férir, il n'est pas possible que des systèmes de traitements qui ne sont déjà pas en mesure de soustraire par exemple les nitrates, soient en possibilité de traiter les eaux "usées" de fracturation hydraulique.

Que se passerait-il donc ?

J'en profite au passage pour dire ici mon exaspération quand au fait que ce soit la communauté, les contribuables qui de fait payent la facture, en lieu et place des industriels, une fois de plus, c'est inadmissible, là encore le véritable coût de l'exploitation et de ces impacts n'est pas pris en compte, à l'instar de ce qui se passe pour le nucléaire par exemple. 

Un autre aspect de la question, au sujet d'un autre impact de l'exploitation touche à la possible, voir inévitable pollution des nappes phréatiques. L'un des problèmes rencontré dans les cas de suspicions, met en évidence un dilemme, lorsque des traces de méthane sont détectés par exemple, on est pas en mesure de prouver qu'il n'y en avait pas déjà avant l'exploitation, d'où l'impossibilité de prouver que la fracturation hydraulique peut en être la cause, c'est dramatique !

Il conviendrait donc de faire un état des lieux préalable, précis, et exhaustif de l'état des nappes phréatique maintenant, avant toute tentative éventuelle de prospection, quelle soit appelée exploration ou exploitation ou que sais encore, que se soit par fracturation hydraulique ou de quelque manière que ce soit, afin de pouvoir prouver si besoin la différence de nature entre avant et après !

Je crois même dans ma grande naïveté, que de telles études pourraient même avoir un effet contrariant pour ceux qui ont la volonté d'exploiter, car ils ne sont pas sans savoir les risques, si donc on est en mesure d'avance de se donner les moyens de prouver leur responsabilité, ils devront donc y réfléchir à deux fois, et seront dans l'obligation, en tout cas je l'espère de mieux travailler.

Qu'en pensez vous ?

J'attends vos commentaires ! 


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