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Gaz de schiste, Le parallèle avec le Québec de plus en plus d'actualité.

Parmi les arguments de celles et ceux qui préconisent que l'on fasse au moins des études sur les possibles réserves de gaz de schiste dans le sous-sol Français, il en ait un que nombre de cas démontent et contredisent, c'est celui qui voudrait faire croire que de nombeux pays autorisent déjà ou vont bientôt autoriser l'exploration ou l'exploitation.

Afin de clarifier l'état actuel des choses, voici deux liens pour faire le point :

a look

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_de_schiste

http://www.terraeco.net/Gaz-de-schiste-les-pays-qui-l,45993.html

Il est donc vrai que l'exploitation est déjà menée dans divers pays, il est tout aussi vrai que dans de nombreux autres, elle est combattu ou interdite, il est donc fort peu probant de vouloir prétendre que la France serait sur une posture uniquement idéologique.

Les États-Unis sont pris comme la référence ultime et exemplaire, alors que même là bas la situation est loin d'être aussi simple et clair, certains États interdisent déjà, plusieurs groupes étrangers, Canadiens ou Français, et peut-être d'autres se sont rendu sur place là où ont lieux ces forages, et tous en sont revenus sinon persuadés des nombreux dégats environnementaux et sociaux, en tout cas certains que l'exploitation si elle devait avoir lieu chez eux ne devrait pas se faire dans les mêmes conditions.

Un autre argument choc est utilisé actuellement, en un chiffre, 600000, ce serait les emplois qu'auraient engendré les exploitations aux États-Unis, première intérogation, est-ce vérifié et vérifiable, la seconde, pour combien de temps ?

En tout cas il semble bien que cette tendance est à la baisse, les chiffres de l'emploi en Amériques en sont la preuve :

http://www.wsws.org/fr/articles/2012/jui2012/empl-j04.shtml

http://www.easybourse.com/bourse/international/article/23964/etats-unis-le-marche-de-lemploi-toujours-a-la-traine.html 

 

En fait il n'y a qu'un point considéré positif qui peut être vraiment avancé, et qui à évidemment un poids énorme c'est le prix de ce gaz là bas au États-Unis, sauf que la question n'est jamais posé de savoir si un même effet pourrait advenir ici en France ni même en Europe. Sans être un expert, il me semble pourtant assez simple d'envisager, que les coûts d'exploitation seraient sur notre continents bien supérieur, pour de nombreuses raisons. Cet argument là, est donc à relativiser, et à prendre avec beaucoup de circonspection.

Plus proche de nous dans l'espace et dans le temps, il y a l'exemple Polonais, qui devrait nous servir de leçon, les chiffres de réserves soit disant exploitables, lorsqu'il s'est agit d'obtenir l'accord des politiques ont été tellement revus à la baisse ensuite, que même les industriels foreurs sont désemparé face à ces réserves exploitables bien plus basses que souhaité.

Et puis il y a le Québec, là bas l'exploitation avait commencé, c'est là la différence essentielle par rapport a ce qui ce passe chez nous, voilà quelques articles qui peuvent et doivent nous éclairer, et surtout nous conforter dans cette lutte, car nous ne sommes pas seul loin de là ! :

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/20/97002-20120920FILWWW00784-quebec-ni-nucleaire-ni-gaz-de-schiste.php

Extrait :

Par ailleurs, la ministre québécoise des Ressources naturelles Martine Ouellet a affirmé que le gouvernement indépendantiste souhaitait "un moratoire complet, tant sur l'exploration que sur l'exploitation du gaz de schiste".

Face à l'indignation d'une partie de la population québécoise, le gouvernement sortant avait rendu quasi-impossible en mars 2011 de forer pour extraire ou chercher ce gaz naturel, et ce, le temps qu'un comité d'évaluation environnementale et stratégique sur le gaz de schiste enquête sur l'impact de cette industrie naissante sur le milieu naturel. Son rapport est attendu en octobre 2013.

Mais pour la ministre Ouellet, il n'y a guère de doute: "Je ne vois pas le jour où il y aura des technologies qui permettront une exploitation sécuritaire", a-t-elle affirmé aux journalistes.

Depuis la découverte en 2007 de vastes réserves de gaz non conventionnel dans la vallée du Saint-Laurent, 31 puits d'exploration ont été forés par l'industrie, suscitant des craintes de contamination des nappes phréatiques, comme cela s'est produit dans l'Etat américain de Pennsylvanie (nord-est).

Ces propos de la nouvelle "Ministre des ressources naturelles" Martine Ouellet ont été quelque peu relativisés et atténué par le Premier Ministre Mme Pauline Marois :

http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201209/21/01-4576158-gaz-de-schiste-marois-attenue-les-propos-de-sa-ministre.php

Extrait :

«Elle craint qu'il y ait des risques qui soient difficilement acceptables, mais elle a bien sûr affirmé, et j'ai bien lu ses déclarations, qu'il fallait qu'il y ait une étude du BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement), ce à quoi nous allons procéder pour en évaluer tous les impacts», a déclaré la première ministre.

La nouvelle ministre Martine Ouellet a indiqué hier qu'elle voulait confier l'étude environnementale stratégique sur le gaz de schiste au BAPE afin d'obtenir un portrait «indépendant».

Elle a toutefois avoué qu'elle penchait déjà pour un moratoire permanent. «Je ne vois pas le jour où des technologies permettront une exploitation sécuritaire», a-t-elle fait savoir.

 

Il y a déjà un moratoire. Le Parti québécois veut qu'il soit «complet, tant sur l'exploration que sur l'exploitation du gaz de schiste», dit Mme Ouellet. Ce moratoire doit se poursuivre jusqu'au dépôt des études sur cette ressource controversée.

Et qui donc s'offusque le plus de ce positionnement :

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/09/21/005-apgq-lucien-bouchard-reax.shtml

Extrait :

L'ancien premier ministre du Québec et actuel président de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), Lucien Bouchard, s'étonne de certaines déclarations du cabinet Marois faites jeudi à propos de l'exploitation du gaz de schiste.

« La confusion règne, en particulier sur ce qu'il advient du mandat du Comité de l'évaluation environnementale stratégique sur le gaz de schiste ainsi que de la suite de ses travaux encours », affirme-t-il.

« Ce n'est pas à tourner en rond dans un processus sans fin ni à changer les règles en cours de partie que nous pourrons aboutir rationnellement et sereinement à une solution conforme à l'intérêt public », ajoute M. Bouchard.

Jeudi, la nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a annoncé que le gouvernement Marois fermerait définitivement la porte au gaz de schiste. Elle a aussi dévoilé son intention de confier au BAPE la réalisation de l'évaluation environnementale stratégique (ESS) actuellement en cours. Elle veut ainsi élargir le mandat de l'étude et y faire contribuer davantage d'« intervenants indépendants ».

M. Bouchard se demande alors si ce renvoi de dossier signifie « la révocation du mandat du Comité et la dissolution de ce dernier » et s'étonne du « reproche de partialité » adressé aux membres du Comité. Il rappelle notamment que les entreprises membres de l'APGQ ont « pleinement coopéré avec les instances gouvernementales ».

Voyez vous cela, il n'est donc pas étonnant, que la nouvelle position de l'ancien Premier Ministre Mr Lucien Bouchard, soit au antipode de ce que souhaite ce nouveau Gouvernement.

Il y a longtemps que j'ai considéré que l'exemple Québéquois devait nous servir, comme doit nous servir l'exemple Americain, et l'exemple Polonais, et bientôt l'exemple Tunisien ou Espagnol, et tous les autres, qu'avons nous besoins de forer chez nous pour savoir, nous savons déjà !

 

 


 

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