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Gaz de schiste : là ou tout à commencer, la révolte commence à monter !

Il y a donc 10 ans maintenant, que l'expoitation des gaz de schiste à débuté aux Etats-Unis, plus précisément dans le nord du Texas.

à par le film "Gazland" dont on entend parler un peu partout, peu de remises en question nous parviennent de ce côté ci de l'Atlantique, en voici une et la situation, est encore pire que ce que je croyais, dans le sens ou il me semblais jusqu'à présent que les puits étaient installé dans les campagnes en milieu rural dirais-je, mais j'apprend là que ce n'est pas le cas, voyez vous même :

http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/gaz-de-schiste/201103/26/01-4383496-revolte-au-pays-du-gaz-de-schiste.php

Extrait :

C'est ainsi que 2000 puits de gaz de schiste ont été forés à Fort Worth. Non sans causer une controverse grandissante qui retentit maintenant jusqu'à Austin, la capitale du Texas.(...)De leur côté, les villes texanes ont réagi en essayant d'éloigner l'industrie des lieux habités et de réduire les désagréments. Mais ce n'est pas toujours facile.

 

Tom Hayden est maire adjoint de Flower Mound, qui est poursuivi par une compagnie gazière pour avoir décrété un moratoire sur les nouveaux forages.

«Flower Mound est une communauté cossue qui est en train de se transformer en zone industrielle, dit M. Hayden. Dès notre élection l'an dernier, nous avons imposé un moratoire sur tout nouveau forage. Dans notre ville, 90% des gens n'ont pas de droit sur le sous-sol. Il a été conservé par les promoteurs immobiliers. C'est difficile d'équilibrer le droit des propriétaires du sous-sol d'exploiter ses ressources et celui des gens à rester en santé et profiter de leur maison.»

À Fort Worth, les forages ne sont pas permis à moins de 200 mètres des bâtiments, mais cette limite peut être contournée si tous les propriétaires concernés y consentent. Une règle qui se retourne contre les résidants des quartiers pauvres, dit M. Hogan.(...)Il n'y a pas que les puits ou les compresseurs qui dérangent les gens ou les rendent malade. Il y a aussi les gazoducs qui étendent leur réseau tentaculaire, grâce au pouvoir d'expropriation des compagnies gazières.

 

Les gazoducs en milieu urbain inquiètent Esther McElfish, présidente de la NCTCA. «Le gaz qui circule dans les conduites de raccord des puits n'est pas odorisé, contrairement à celui des conduites de distribution, dit-elle. Il n'y a pas moyen de détecter une fuite.»

Steve Dueong réside dans un quartier pauvre de Fort Worth avec sa fille de 11 ans. Cambodgien d'origine, professeur au secondaire, il est en congé médical forcé depuis 10 ans, victime de la maladie de Lyme.

M. Dueong a tenu tête pendant 18 mois à une des plus importantes compagnies gazières qui voulait faire passer un gazoduc sur le terrain de sa modeste maison. «Le tuyau serait passé à 10 pas de ma chambre à coucher», dit-il.

Le gazoduc devait relier deux puits situés de part et d'autre de son quartier. La compagnie, coincée dans ses échéances, a trouvé un autre chemin, loin des maisons, mais a maintenu sa cause contre M. Dueong, qui a finalement été exproprié. Un autre gazoduc pourrait être installé. C'est une réelle possibilité, car d'autres puits seront forés dans le quartier.

Je suis effaré par l'aspect financier qui induit et entraîne cette situation, quelle inconscience ! :

 

 

En théorie, tout le monde peut faire un peu d'argent, voire beaucoup d'argent avec le gaz du shale de Barnett.

En effet, selon la loi du Texas, et contrairement à la situation au Québec, les propriétaires de la surface sont aussi propriétaires du sous-sol ici. Les compagnies gazières doivent donc les payer avant de forer sous leur maison et leur verser une redevance s'ils exploitent le gaz.

C'est cet aspect qu'aime souligner Ed Ireland, président du lobby de l'industrie, alors qu'il guide La Presse dans la ville.

«Les gens qui peuvent retirer un revenu de leurs droits miniers sont très contents, dit-il. Un propriétaire typique peut recevoir 1000$ à la signature et retirer 100$ par mois par la suite.»(...)Cependant, les bénéfices sont souvent minces, voire inexistants, surtout pour les locataires. Et il y a les cas de plus en plus répandus de propriétaires de maisons qui en fait n'ont pas les droits miniers sur leur terrain, parce que ces derniers ont été conservés par le promoteur immobilier qui a fait le lotissement.

Gary Hogan, résidant de Fort Worth, est vice-président de la North Central Texas Communities Alliance (NCTCA), qui tente de réunir les opposants à l'industrie.

Il était membre des comités créés par la Ville de Fort Worth pour rédiger la réglementation gazière municipale. Il ne croit pas que le propriétaire moyen comme lui fait fortune avec le gaz. «Je viens de recevoir un chèque de 148$ pour 10 mois», dit-il.

Ce n'est rien comparativement aux désagréments et dangers que cause l'industrie, dit-il. Des dangers qui commencent à retenir l'attention des autorités et des médias au Texas, 10 ans après le début de l'exploitation du gisement Barnett.

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas !

 

 

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