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Gaz de schiste : L'Europe cherche une réponse, mais à quelle question ?

L'UE veut lancer un projet pilote sur le gaz de schiste, y réfléchir très sérieusement, et en évaluer tous les impacts est d'une nécessité absolue, mais est-il besoin pour autant d'un "projet pilote", que pourrait-il nous apporter de plus que ce qui se pratique déjà ailleurs ?

À mon avis, rien qui nous éclaire sur les pratiques réelles, celle qui sont menées actuellement en toute opacité, pour ne prendre qu'un exemple, la liste des produits chimiques, dont on nous dit parfois qu'il n'y a pas à s'en inquiéter, car on pourrait les remplacer par des produits moins nocifs, ah oui !

Mais alors pourquoi ne le fait-on pas déjà, si on sait faire ?

Sans doute parce que cela coûterait plus cher, et que dans ce domaine comme dans tous les autres, la recherche de l'investissement minimal pour un profit maximal est la règle.

Mais là n'est pas mon propos, non la question est, vont-ils alors dévoiler leurs recettes, ces recettes qui jusqu'à présent sont tenus secrètes, pour des raisons considérées par l'industrie comme irrévocables, en vertu des risques de concurrence, car si on veut vraiment évaluer, il va bien falloir savoir !

Parce que je ne vois pas qui d'autres que des industriels maitrisant "sois-disant" les techniques, pourrnaient être choisis, mandatés, pour la mise en oeuvre de ce "projet pilote", une nouvelle fois, ceux là même qui veulent exploiter, seraient juge et parti, qu'en pensez vous ? 

Ce que je crains est la chose suivante, on va lancer un site pilote, on va le choisir, en tout point exemplaire, son emplacement, au hasard la Pologne, oui trop facile, son haut rendement prévisible, tout va être optimisé, toutes les précautions les plus à la pointe des connaissances et des pratiques vont être utilisisées, le tout avec un investissement tel, et une surveillance telle que la moindre défaillance va être détecté si rapidement qu'elle n'entrainera probablement pas de dérapage, ni de nuisances fâcheuses, et sur du court terme, en occultant ainsi tout ce qui pourrait se dégrader dans le temps, la sécurité va être la règle d'or, un site pilote que personne ne reproduira après, tant son coût sera supérieur à ce que l'on sait faire dans la pratique industrielle actuelle.

On sait déjà que, si les plus grandes entreprises prennent peut-être un peu moins de risque, ce qui reste à prouver, d'autres en prennent en toutes connaissance de cause, par pure nécéssité de profit maximum. 

À ce jour il existe UNE technique, avec peut-être quelques petites variantes en fonction des entreprises, notamment en ce qui concerne le cocktail de composants chimiques, dont j'ai déjà abordé l'opacité, la fracturation hydraulique, la liste de ses effets néfastes est si longue, que j'ai peine à croire qu'on puisse même l'envisager sans trembler d'effroi, et pourtant, la vision du long terme, pour ces industriels, doit être une notion qui n'existe tout simplement pas !

Régulièrement on nous annonce un nouveau procédé, je viens de découvrir celui qui semble le dernier en date, voyez vous même :

http://www.legazdeschiste.fr/huile-de-schiste/23082012,bientot-une-technologie-d-extraction-non-hydraulique-,24.html

Extrait :

Cette technologie ne se baserait que sur des composants inertes, non toxiques et non caustiques.

Ce serait de l'hélium, gaz rare et par là inerte, qui serait utilisé dans la section horizontale du procédé d'extraction. La perforation serait, elle, pneumatique et non hydraulique.

L'hélium peut augmenter plus de 700 fois son volume quand il passe du stade liquide au stade gazeuse. Injecté au stade liquide, la chaleur naturelle de la terre le fera passer au stade gazeux fracturant ainsi la roche mère.

L'hélium, qui est le second élément le plus répandu dans l'univers, est le gaz le moins soluble dans l'eau aujourd'hui connu. Ses caractéristiques chimiques permettraient une fracturation sans la nécessité de solvants.

Je n'ai pas les connaissances ni les compétences pour estimer si cette piste est envisageable vraiment et quel en seraient les impacts, mais il me semble déjà que toute fracturation, de quel type quelle soit entraîne des risques, sysmiques, des risques de remontés de gaz possiblement qualifiable de "fuites", de risques de migrations de divers éléments polluant en sous sol, pouvant donc atteindre au pire les nappes phréatiques, ou la surface par les nouveaux réseaux de failles ainsi crées, c'est à dire, que les deux seuls avantages probant, serait la non utilisation de quantités énormes d'eau, et la non utilisation de produits chimiques, ce qui j'en conviens n'est pas rien, et peut faire réfléchir.

Alors à quelles questions va-t'on tenter de répondre, quelle terre allons nous léguer à nos enfants, ?......... ou quelle est à court terme la solution la moins onéreuse ?.

Tout dépend des priorités que l'on va se donner, chaque réponse n'est liée qu'à l'orientation de la question et des choix préalables, je crains fort que tout ceci ne soit qu'une mise en scène déjà bien connu, ou le but final est l'acceptation des choix déjà souhaités, à l'instar de nombreux autres thèmes, en clair une manipulation des opinions.

a look

http://www.legazdeschiste.fr/exploitation-en-europe/29082012%2Cl-ue-veut-lancer-un-projet-pilote-sur-le-gaz-de-schiste%2C36.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

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