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Gaz de schiste : l'eau au plus offrant, qu'en pense le ministère de l'agriculture ?

Par delà les prises de position qualifiées très souvent de partisanes, d'idéologiques, quand ce n'est pas de sectaires, de celles et ceux qui alertent sur les dangers inérant à l'exploitation des gaz de schiste par le biais de la fracturation hydraulique, il y a les faits, ceux là n'ont pas d'opinions, pas de partie-pris, pas d'idéologie, ils arrivent, avec leurs conséquences.

Voilà donc un fait, il n'y a pas assez d'eau pour tout le monde, alors à partir de là on fait quoi, à partir de là que ce passe-t'il ?

Voyons donc :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/23/etats-unis-l-eau-manque-pour-permettre-la-fracturation-hydraulique_1749008_3244.html

Extrait :

La sécheresse qui sévit dans plus de la moitié des Etats-Unis a singulièrement compliqué l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste. Les sociétés de forage recherchent désespérément les milliers de mètres cubes d'eau nécessaires à la fracturation de la roche, ce qui les oppose maintenant aux fermiers qui essaient deconserver leurs précieuses ressources hydrauliques.

Au Kansas, les entreprises qui ont vu leur approvisionnement en eau limité par l'Etat ont proposé aux agriculteurs de pomper l'eau de leurs étangs ou d'accéder à leurs puits, monnayant des sommes parfois considérables : jusqu'à 85 000 dollars (68 000 euros) par an d'après Select Energy, l'une des entreprises qui se consacrent à ce genre de prospection.

Mais les fermiers sont inquiets car ils ne voient pas la fin de leurs soucis. "Ils ont peur de rester sans eau", déclarait à la chaîne CNN, Jeff Gordon, directeur d'exploitation de la compagnie pétrolière Texas Coastal Energy, qui fore au Kansas depuis un an. Ils pensent d'abord à leur bétail et à leurs récoltes."

Une situation qui crée des tensions. Au Colorado, les agriculteurs se sont vus devancés par les sociétés de forage lors des ventes aux enchères des ressources hydrauliques, une pratique courante dans beaucoup d'Etats. "Elles ont beaucoup plus d'argent et nous concurrencent sur le marché", se plaint Bill Midcap, du syndicat agricole des Rocheuses (Rocky Mountain Farmers Union), qui inclut aussi le Wyoming et le Nouveau-Mexique.

LE BOOM PÉTROLIER MENACÉ

Au Texas, qui souffre de la sécheresse depuis un an, certaines municipalités assises sur le gisement de Barnett Shale, comme celle de Grand Prairie, ont interdit l'utilisation de l'eau dans l'exploitation du pétrole de schiste. D'autres villes ont prohibé son transport.

Car les foreurs ont dû parfois recourir à des solutions extrêmes : acheminer l'eau d'autres Etats par camion (d'aussi loin que la Pennsylvanie), ou creuser leurs propres puits. Dans le cas du pétrole de schiste, c'est une opération encore rentable – le prix du baril dépasse les 90 dollars (72 euros) –, mais ce n'est pas le cas du gaz dont les cours ont chuté de 70 % en quatre ans. Si la sécheresse persiste, elle pourrait menacer le boom pétrolier, en particulier pour les petites entreprises qui ne peuvent faire face à ces coûts supplémentaires.

 

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