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Gaz de schiste, il faudrait faire un choix, eux ou les ENR.

L'article qui va suivre est interressant à plus d'un titre, et je suis d'autant plus enclin à le relayer, qu'il aborde une des questions dont peu parlent, et que j'avais soulevé dans un billet précédent, celle de l'après exploitation, quand il s'agit de reboucher les puits, lisez bien ce qui est affirmé là :

http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-technologies/20121029-lexploitation-des-gaz-de-schiste-compromet-celle-des-energies-renouvelables.html

Extraits :

«L'exploitation des gaz de schiste va tuer tous les projets de développement des énergies renouvelables en Amérique du Nord et dans le monde. Déjà en Ontario, de tels projets sont sur la glace», affirme Normand Mousseau, professeur au Département de physique de l'Université de Montréal. (...) Aux yeux du professeur, l'exploitation ne permet de retirer que 20 % du gaz présent dans la roche et de nombreuses fractures à travers la couche dite imperméable peuvent amener le gaz restant jusqu'à la surface. «Il existe 300 kilomètres de galeries souterraines à Montréal et dans les environs; lorsqu'on ausculte les parois de ces galeries, on constate de quatre à cinq fois plus de failles que celles décelables à la surface», dit-il.

Une fois le schiste atteint, le forage se fait à l'horizontale sur une distance d'une centaine de mètres et c'est dans cette galerie horizontale que s'effectue la fracturation hydraulique. Mais plusieurs problèmes peuvent venir contrarier les plans. En Mauricie, un tel forage devait initialement se faire à 750 mètres de la surface. Des difficultés inattendues ont conduit l'exploitant à forer à 600 mètres. Au final, il s'est avéré que la galerie horizontale se trouvait 35 mètres plus haut que ce qui avait été visé! (...) Marc Durand craint aussi que les coulis avec lesquels on scelle un puits à la fin de son exploitation causent des ennuis à moyen et long terme. Des analyses réalisées sur de tels bouchons dans les puits traditionnels de gaz naturel (sans fracturation) ont montré des problèmes d'étanchéité et de corrosion dans 60 % des cas après 30 ans. «Personne ne soutiendrait qu'une structure tel un viaduc puisse durer toujours, souligne le géologue. On ne sait rien de la durée de vie de ces bouchons qui sont inatteignables parce que trop profonds.»

À son avis, il est évident que ces structures constitueront une source de problèmes majeurs dans l'avenir. 

 

"À son avis, il est évident que ces structures constitueront une source de problèmes majeurs dans l'avenir." 

J'avais supposé ce risque, car cela me semblait tout simplement inéluctable, et de simple bon sens, je suis heureux que cette intuition, soit reprise et consolidée par les propos d'un tel homme dont on ne pourra pas dire qu'il ne sait pas de quoi il parle : Marc Durand, professeur retraité du Département des sciences de la Terre et de l'atmosphère de l'UQAM. (Université du Québec à Montréal)

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