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Gaz de schiste : fuite incontrôlable, santé atteinte, interdiction demandée.

Alors qu'au Québec, une première fuite met en avant l'incapacité du prospecteur à l'enrayer :

http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/environnement/35356-exclusif-fuites-de-gaz-de-schiste

Extrait :

Incapable de colmater la fuite de gaz détectée en janvier dernier, la compagnie Canbriam envisage de fermer définitivement son puits de gaz de schiste de La Présentation à Saint-Hyacinthe.(...)Au centre de contrôle environnemental du ministère, Émile Grieco précise que le ministère a des rencontres régulières avec la compagnie et que celle-ci envisage de fermer le puits de façon définitive pour régler le problème. « La compagnie en parle, ça fait partie des hypothèses », soutient-il.

En entrevue à Rue Frontenac, Dona Phillips, vice-présidente terrain pour Canbriam confirme. « C’est une possibilité », répond-t-elle, précisant que la compagnie regarde également la possibilité d’abandonner seulement certaines zones précises du puits.

« L’autre option, c’est d’identifier les fuites potentielles. Si nous réussissons à y remédier, l’abandon du puits ne sera plus nécessaire. »

Le ministère affirme faire un suivi très rigoureux des fuites qui ont été révélées sur plusieurs puits de gaz de schiste au Québec en janvier dernier. Photo archives Annick MH de Carufel

Les Etats-Unis, s'inquiètent pour leurs eaux, et leur santé, révélation du "New York Times" :

http://www.20minutes.fr/article/679692/planete-des-documents-confidentiels-dangers-gaz-schiste-publies-new-york-times

Extrait :

Selon les documents que s’est procurés le New York Times, les niveaux de radioactivité dans les eaux usées sont tels que les industriels ne peuvent pas les dépolluer complètement. La moitié des eaux serait donc envoyée dans les stations d’épuration traditionnelles, qui n’ont souvent pas les capacités de ramener les eaux à des niveaux correspondant aux normes requises pour l’eau de boisson.

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article16210

Extrait :

Le plus inquiétant concerne les rejets d’eaux usées : « Avec la fracturation hydraulique, un puits produit parfois plus de 4 millions de litres d’eaux usées qui contiennent souvent des sels hautement corrosifs, des cancérogènes comme le benzène et des éléments radioactifs comme le radium, tous pouvant être présents naturellement à des centaines de mètres sous le sol ». Comme l’avait montré le documentaire « Gasland », la fracturation hydraulique a rendu l’eau impropre à la consommation dans de nombreuses villes des États-Unis. C’est lorsque la ville de New York a failli être touchée dans son alimentation en eau que les interrogations ont commencé à être prises aux sérieux. Les rapports de l’EPA indiquent qu’en Pensylvanie où se trouvent 200 puits d’exploitation, on a constaté dans les eaux usées un taux de radioactivité 100 à 1 000 fois supérieur au niveau maximum utilisé.

En France il est encore possible d'éviter cela, mais c'est maintenant, et certains Politiques semblent l'avoir compris :

http://www.lagazettedescommunes.com/60359/le-ps-veut-une-loi-contre-lexploitation-des-gaz-de-schiste/

Extrait :

Une fronde politique s’est aussi organisée depuis plusieurs semaines, unissant des parlementaires, conseillers régionaux et généraux et maires de droite et de gauche. 80 parlementaires de tous bords ont cosigné, le 3 mars 2011, une motion parlementaire « contre l’exploitation du gaz de schiste » écrite à l’initiative de Pierre Morel-à-L’Huissier (UMP, Lozère) et Pascal Terrasse (PS, Ardèche).
Elle a contraint les ministres de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet et de l’Energie Eric Besson à réagir, le 4 février, en saisissant le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et celui de l’environnement et du développement durable (CGEDD), « parce que ce sujet suscite des interrogations ».

Puis le chef du gouvernement François Fillon à monter au créneau le 11 mars, pour à la fois juger ces interrogations « légitimes » et confirmer la suspension de tous les projets jusqu’à la publication, « dans la première quinzaine de juin », du rapport des deux organismes.

Principe de précaution

A l’appui de leur texte, les députés PS brandissent la Charte de l’environnement – elle a « valeur constitutionnelle », rappellent-ils -, et en particulier son article 5, qui instaure le « principe de précaution ». 
Un concept également mis en avant par le Premier ministre. 
Mais les parlementaires de gauche marquent leur différence en dénonçant plus généralement des choix énergétiques « largement incompatibles avec les objectifs des Grenelle de l’environnement et de la mer » et « privilégiant le développement du nucléaire et l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels au détriment des énergies renouvelables, de l’éco-innovation et des investissements dans l’efficacité énergétique ».

Batons le fer tant qu'il est chaud, fermons le gaz avant qu'il n'y en ai dans l'eau !

 

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