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Gaz de schiste et séismes, des liens possibles, et pas ceux attendus !

Il a déjà été fait état de séismes d'amplitude plutôt faible dans des régions ou des gaz de schiste sont exploités.

Jusque là j'avais pensé que la fracturation qui consite à faire trembler et se fissurer les strates rocheuses que l'on veut fracturer, était la cause directe de ces séismes, or si cette possibilité qui me semble assez logique existe probablement, elle ne serait peut-être pas la seule.

En effet, une suspicion est née, qui établirait un lien possible avec la réinjection des "eaux usées" après fracturation dans le sous sol, afin de sans débarrasser ni plus ni moins.

Cette idée de perte considérable d'eaux est déjà en soit un constat qui me déplait au plus haut point, mais si en plus cela risque de générer d'autre effets indésirables à plus ou moins long terme, cela devient alors un autre argument supplémentaire pour lutter contre cette exploitation, comme si la liste des inconvénients n'était pas encore assez longue.

Voyez plutôt :

a look

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/gaz-de-schiste-lenfouissement-des-eaux-usees-causerait-des-seismes_43473/

Extraits :

L’extraction des gaz de schiste requiert d’importantes quantités d’eau, de 10.000 à 20.000 m3 par puits, selon le groupe Total. Elles sont utilisées, après avoir été mélangées à du sable ainsi qu'à divers additifs chimiques, pour fracturer des couches rocheuses profondes et ainsi libérer le gaz naturel emprisonné. Problème : ces fluides se chargent en métaux lourds et en particules radioactives sous terre, avant de remonter en grande partie (entre 20 et 80 % du volume injecté) vers la surface dès la mise en exploitation des puits. Pour éviter d’avoir à les traiter, 90 % des compagnies de forage américaines auraient trouvé une solution simple : les réinjecter sous terre, pour un stockage à long terme, dans des puits dits d’injection (chiffre du Natural Resources Defense CouncilNRDC).

De vifs débats entourent cette pratique, car elle pourrait avoir un impact non négligeable sur l’environnement. Pour preuve, les activités sismiques d’États tels que le Colorado, l’Oklahoma ou le Texas auraient significativement augmenté ces dernières années. Or, l’exploitation des gaz de schiste est en plein essor dans ces régions. Difficile cependant d’établir un lien de cause à effet fiable. Des scientifiques de l’US Geological Survey (USGS) et des universités de l’Oklahoma et de Columbia viennent cependant de fournir quelques arguments supplémentaires durant la conférence automnale del’American Geophysical Union. (..) 

Depuis 2010, plus de 250 séismes ont été recensés rien qu’en Oklahoma, non sans conséquences. Environ 200 immeubles ont ainsi été endommagés par un seul tremblement de terre de magnitude 5,6 sur l'échelle de Richter, survenu en novembre 2011. Ses répliques ont été suivies avec attention, l’objectif étant de cartographier le réseau de failles en cause… mais pas seulement. Les experts ont également cherché à comprendre comment la pression avait pu y augmenter au fur et à mesure que du liquide était injecté sous terre, parfois à moins de 500 m des épicentres.

Le nombre de séismes présentant une magnitude supérieure à 3, seuil au-delà duquel ils sont perceptibles par l’Homme, a continuellement augmenté dans le Colorado et au Nouveau-Mexique depuis 2001. Certains de ces événements géologiques ont été importants. Un tremblement de terre a par exemple atteint une magnitude de 5,3 en 2011. Selon des calculs de l’USGS, la probabilité que cette accélération soit naturelle serait extrêmement faible. L’injection d'eaux usées serait une nouvelle fois en cause.

 Vous aurez noté comme moi la prudente réserve quand à établir une preuve certaine d'un lien direct, mais il y a visiblement matière à y voir de plus près, et a faire un suivi et des études indépendantes afin d'y voir plus clair ! 


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