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Gaz de schiste, "c'est pire que ce qu'on pensait", suite.

De jours en jours, la prise de conscience s'élargie, et de nouveaux méfaits s'ajouttent à la liste déjà longue, voici par exemple un autre cas de fuite de gaz :

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/10/20111018-210830.html

Extraits :

 

Un autre puits de gaz de schiste, cette fois de la compagnie Junex, à Saint-Antoine-sur-Richelieu, fuit.

Il n'y a pas eu de fracturation hydraulique à cet endroit, mais la compagnie devait fermer ce puits en raison de perspectives plutôt décevantes.

Inquiet, un citoyen a demandé à la municipalité ce qui se passait. On lui a confirmé par courriel qu'il y avait une fuite et que c'était pour cette raison que Junex ne pouvait pas fermer le puits.

«Les choses devaient changer. Je suis désolé, les choses n'ont absolutement pas changé, a déploré Denis Campeau, résidant de Saint-Antoine-sur-Richelieu. On nous cache des choses, je ne dirais pas mentir. Mais, si on ne nous dit pas la vérité, ça peut s'apparenter à ça.»

 

«On a eu une réponse du ministère de l'Environnement sur les puits sur lesquels ils ont autorité. Là, ça semble être un puits dans les limbes, a dit André Bélisle, de l'Association de lutte contre la pollution atmosphérique. C'est le silence radio. On n'a jamais eu de réponse.»(...)Ces puits ont des fuites de gaz qui dépassent les normes de la Colombie-Britannique. Le Québec ne possède pas encore de normes propres à la province.

«Nous ne nous sommes jamais caché qu'il y avait des fuites au deuxième puits de Leclercville et à celui de Saint-Édouard. Nous sommes présentement à l'étape de l'analyse», explique Vincent Perron, porte-parole de la gazière. En réalité, ces fuites ont été décelées l'automne dernier, il y a déjà un an.(...)«Le nerf de la guerre, c'est l'eau. On l'a vu là-bas, les compagnies utilisent un nombre incalculable de gallons d'eau! En plus, au Québec, je ne crois pas que nous soyons équipés pour traiter les eaux de fracturation. C'est vraiment inquiétant», estime Louise Turcotte, deuxième vice-présidente de l'UPA du Centre-du-Québec.

 Et que dire de ça ? :

http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2011/10/18/001-opposant-gaz-schiste-intimidation.shtml

Extrait :

Pire que ça, c'était les cas où les gens de sécurité faisaient des menaces aux gens. Il y avait un cas où le chemin a été bloqué par un camion d'une compagnie de sécurité. — Peter DeMarsh

 

Des résidents d'autres villages ont aussi raconté qu'ils avaient été intimidés par les agents de sécurité.

 

 Certains disent qu'ils ont été photographiés à leur domicile et même au travail.

Et de ça ! :

http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/dossiers/gaz-de-schiste/201110/17/01-4457874-ca-a-detruit-nos-vies.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4458231_article_POS2

Extraits :

(Comté de Bradford, Pennsylvanie) «L'exploration gazière, ça a détruit nos vies.»

 

 La vie de cette coiffeuse de 29 ans a basculé en avril dernier lorsque, devant l'évidence du développement gazier autour de sa maison, elle a fait tester son puits d'eau potable.

Il aura fallu attendre quatre semaines avant de connaître les résultats. Quatre semaines pendant lesquelles la femme raconte avoir senti de nombreux malaises, des nausées, des crampes, des tremblements et même avoir constaté la perte partielle de ses cheveux. Les résultats ont démontré que son puits contenait une quantité importante de baryum, de matériaux radioactifs, de méthane et de plusieurs autres produits chimiques.

L'industrie gazière en est-elle responsable? La jeune femme croit que oui, mais jamais la preuve n'a pu être faite. La compagnie Chief, qui exploite dans son secteur, n'aurait jamais retourné ses appels ni fourni de l'aide. Même le gouverneur de l'État aurait refusé d'entendre la jeune femme.(...)Il a fallu qu'on déménage», raconte la mère de famille, qui ajoute que la valeur de sa maison est rapidement passée de 160 000 $ à seulement 9000 $.(...)Dans la ville de Dimock, certains citoyens ont aussi constaté la contamination de leur puits. Julie Sautner avait amené avec elle, hier matin, un contenant provenant de son puits, avec une eau jaunâtre provenant de son robinet. Sa famille doit maintenant vivre avec une citerne qu'ils doivent chauffer à leurs frais l'hiver, pour éviter que l'eau ne gèle.

L'une de ses voisines, Rebecca Roter, soutient que les opposants à l'industrie ont dû vivre des représailles.

 

Retour sur l'article d'hier, "Gaz de schiste, "c'est pire que ce qu'on pensait"" afin de confirmer les prises de conscience :

http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/dossiers/gaz-de-schiste/201110/18/01-4458231-je-regrette-quasiment-davoir-loue-mes-terres.php

Extraits :

René Bérubé était en faveur du développement des... (Photo: Émilie O'Connor)

 

René Bérubé était en faveur du développement des gaz de schiste au Centre-du-Québec. Son voyage en Pennsylvanie l'aura fait changer d'idée.

 

PHOTO: ÉMILIE O'CONNOR

 

(Saint-Léonard-d'Aston) Au nombre des participants de la délégation de la vallée du Saint-Laurent qui se rendaient en Pennsylvanie la fin de semaine dernière, une seule personne s'était ouvertement prononcée en faveur de l'industrie des gaz de schiste. Lundi après-midi, René Bérubé nous confiait toutefois que ce voyage aura littéralement bouleversé ses perceptions.

 

 «Je regrette quasiment d'avoir loué mes terres à l'industrie», lance-t-il. Le résident du secteur Saint-Grégoire, bien connu pour son implication sociale au Centre-du-Québec, a signé deux baux avec l'entreprise Talisman Energy. L'un pour permettre un chemin d'accès au puits Gentilly #1, et l'autre pour le puits Gentilly #2 qui se trouve directement sur ses terres.(...)Je n'en reviens pas des impacts environnementaux que j'ai pu voir. La terre est complètement virée à l'envers, il y a des effets sur la santé, sur les réseaux de transport. On nous dit que les entreprises vont arriver sur la pointe des pieds et repartiront doucement une fois le travail accompli, mais c'est loin d'être la réalité», constate l'homme, qui entend tout de même respecter les baux qui ont été signés, étant donné qu'il s'agit de documents légaux pour lesquels il n'aurait pas de recours possibles.(...)M. Bérubé a bien l'intention de s'adresser à l'Université du Québec à Trois-Rivières afin d'encourager ses chercheurs et professeurs à jouer un rôle plus important dans le dossier, notamment au niveau de l'information à la population. «Les industries nous disent que le développement ici sera différent de celui des États-Unis. Or, moi je crois qu'il faut un regard objectif là-dessus. Nous avons une université de qualité ici, avec des chercheurs très compétents. Il s'agirait d'une organisation neutre qui pourrait organiser des colloques et des forums pour bien informer la population», signale-t-il, suggérant du même coup que les spécialistes des universités américaines qui ont étudié la question soient invités par l'UQTR au besoin. 

Paule Vermot-Desroches

Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste

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