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Gaz de schiste : à l'exemple de ce qui se passe ailleurs !

Toutes les situations ne sont pas toujours transposables, mais là en l'occurence, je crois que c'est possible, en tout cas dans les grandes lignes, c'est à dire les plus importantes.

J'oserais dire que la France à là une chance, c'est qu'elle est précédée de quelques encablures par le Québec dans sont apprentissage des effets de l'exploitation des gaz de schiste, et cela peut permettre de se servir de cette expérience, et d'en tirer également pour nous des conséquences.

Au Québec un rapport commandité par le gouvernement à rendu sont verdict, et les conclusions qu'il apporte, on fait dire une chose très clair au Premier Ministre Québecois je çite :

 "Le BAPE refuse toute exploitation qui provoquerait le fractionnement de la roche, et c’est notre position aussi."

Extrait de :

http://fr.canoe.ca/infos/environnement/archives/2011/03/20110309-152341.html

Autre réaction d'un représentant de l'opposition au Québec Scott McKay en tant que porte-parole, je çite :

"Le BAPE appuie la population inquiète des gaz de schiste"

Voir l'article ci-dessous :

http://www.hebdorivenord.com/Actualites/Politique/2011-03-09/article-2316594/%26laquo%3B-Le-BAPE-appuie-la-population-inquiete-des-gaz-de-schiste-%26raquo%3B-%26mdash%3B-Scott-McKay/1

Autre extrait :

M. McKay estime que le rapport du BAPE est en quelque sorte une gifle à la stratégie défendue par la vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau.

« Le rapport vient confirmer les inquiétudes de plusieurs voulant qu'il y a un risque pour l’eau potable, un risque pour l’eau souterraine, un risque de migration du méthane, un risque pour la pollution de l’air et une augmentation des gaz à effet de serre », souligne le porte-parole de l'opposition en matière de mine.

Scott McKay se réjouit aussi de voir que les municipalités auront leur mot à dire dans l'évaluation recommandée par le BAPE. « Au 21e siècle, le développement économique doit se faire dans le respect de l'environnement, mais aussi des communautés locales y compris les municipalités », explique-t-il.

On se croirait chez nous tabernacle !

Pendant ce temps là dans le vrai chez nous :

http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article7591

Extrait :

Elle court, elle court la rumeur ! Pendant plus de 48 heures la planète anti gaz de schiste s’est affolée. Messages sms, mails, coups de fil… l’arrivée sur le port de Sète de camions sonde était annoncée. Vif émoi, surtout que certaines infos étaient d’une improbable précision, les camions étaient partis du Portugal, pour embarquer à Barcelone, débarquer à Sète et partir dans les 48 heures en Ardèche. Selon une autre info une foreuse de prospection avait été aperçue à Gallargues, près de Montpellier. Des camions avaient même été vus sur l’A7, au niveau de Loriol dans la Drôme, roulant vers le Nord… Ils étaient passés par ici, ils repasseraient par là, mais personne pour dire qu’il les avait vus de ses propres yeux. Impossible bien sûr de remonter à la source de l’information, c’est le propre de la rumeur. Sur le port de Sète, rien à déclarer sur le sujet et les membres du Collectif piémont Cévenol qui avaient fait le déplacement depuis Sauve dans le Gard jusqu’au port languedocien en ont été pour leurs frais. « A l’heure des portables qui prennent des photos, personne n’a transmis de photos par mail ou sms », constatait hier après midi un membre du Collectif villeneuvois non au gaz de schiste en Ardèche. Alors, puisqu’il s’agit bien d’une rumeur, d’où vennait-elle ? Œuvre d’un plaisantin, complot ourdi par des intérêts occultes, on pourra longtemps se poser la question ça ne changera pas grand chose à l’affaire sauf qu’à crier au loup juste pour faire un canular, on risque d’être ignoré le jour où l’animal surgit pour de bon dans la bergerie. Dans les collectifs anti gaz de schiste tout juste créés où l’on a souvent tout à apprendre, on met en place des pyramides téléphoniques. Cet épisode fait prendre conscience de l’importance de vérifier les informations avant de donner l’alerte. Mais on a aussi constaté que les systèmes d’alerte fonctionnent. C’est déjà ça.

 

Un reportage de "France-info" à lire ou écouter :

http://www.france-info.com/chroniques-le-plus-france-info-2011-03-08-vers-un-debat-public-sur-les-gaz-de-schiste-520164-81-184.html

Extrait :

Plusieurs scandales de pollution ont éclaté aux États-Unis où les gaz de schiste sont en plein boom depuis le milieu des années 90. Le pays a réalisé près de 500.000 forages pour trouver de nouvelles ressources puisque ces forages de gaz conventionnels arrivaient à épuisement. Cela a ainsi permis aux Américains d’éviter l’importation de gaz étranger.
Mais la France est dans un autre contexte. D’abord géologique : on ignore encore le potentiel de notre sous-sol et il ne devrait pas comporter autant de métaux lourds. En plus sur le plan juridique, l’État est propriétaire du sous-sol et non les particuliers. C’est donc lui qui délivre les autorisations d’explorer, de forer et d’exploiter les ressources en hydrocarbures.

Les écologistes estiment que le gouvernement manque de transparence, il y aurait une cinquantaine de permis en cours d’instruction au ministère de l’énergie. Malgré la suspension des travaux, les industriels continuent à demander des autorisations de recherche. Vermillion, Hess, Toréador, Total, Moove Oil, Schuebach… des dizaines d’entreprises sont concernées. Très motivées au début par la perspective de trouver du gaz de schiste dans le sous-sol français, elles sont aujourd’hui plus circonspectes face à l’opposition que cela soulève. D’ailleurs le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, n’est plus si sûr de son partenariat avec Schuebach pour le permis de Nant dans le Larzac.

 




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