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Fukushima, des éoliennes flottantes face à la centrale en ruine.

La région touchée par le seisme, puis le tsunami, et enfin la catastrophe nucléaire de Fukushima est en ruine, tout comme la centrale nucléaire, la population à été en partie obligé de quitter ses terres, ses maisons, il faudra un temps inconnu pour que ces espaces soient à nouveau vivables, mais au delà de la zone la plus touchée, il y a encore de la vie, il y a encore des enfants, des femmes, des hommes qui tentent de continuer leurs vies, tant bien que mal dans des conditions que nous ne pouvons pas comprendre certainement, ceux là ont besoins de retrouver une source d'énergie électrique.

Le nouveau gouvernement a malheureusement l'intention de redonner vie au nucléaire, avec de nouveaux aménagements, de nouveaux encadrements, un surplus de règles sécuritaires, mais il y a aussi d'autres projets, qui eux s'orientent vers les énergies renouvelables, j'espère juste que la proximité que je qualifierais de dangereuse de la centrale, ne fasse pas capoter ce projet :

a look

http://www.nippon.com/fr/views/b01504/ 

Extraits :

Dans le cadre de sa « Vision pour la promotion des énergies renouvelables », la préfecture de Fukushima entend s’appuyer sur les énergies renouvelables pour produire, d’ici 2040, un volume d’énergie supérieur à ses propres besoins. Pour atteindre cet objectif, plusieurs projets importants ont été lancés, parmi lesquels la phase expérimentale d’un parc d’éoliennes offshore flottantes. (...) La principale caractéristique de ce projet est l’utilisation de turbines flottantes. Les projets actuels de parc éolien dans les nations occidentales, situés dans des zones maritimes relativement peu profondes, concernent principalement des turbines fixes, avec des fondations ancrées au fond marin. En revanche, les côtes japonaises sont bordées de zones maritimes d’une profondeur supérieure à 50 mètres. Les turbines offshore fixes, dont les coûts de construction bondissent dès que la profondeur dépasse 50 mètres, ne sont pas adaptées aux mers japonaises.

D’où le choix de turbines flottantes, dont le coût reste invariable dans les fonds marins de 100 à 200 mètres de profondeur. Il s’agit d’une technologie récente, pour laquelle les expérimentations ont débuté il y a quelques années seulement en Norvège et au Portugal ; le projet au large de Fukushima sera le premier parc éolien flottant de grande envergure au niveau mondial. (...) Il serait possible d’installer une ferme éolienne offshore flottante n’importe où au Japon, mais le professeur Ishihara s’intéresse depuis dix ans aux côtes de Fukushima en raison de la puissance des vents, de la profondeur de la mer et de l’espace disponible pour la construction des turbines qui les caractérisent. En outre, la possibilité d’utiliser le réseau électrique des centrales voisines réduit considérablement les coûts, un avantage supplémentaire.

Par ailleurs, la construction d’une ferme éolienne de grande envergure est synonyme d’espoir pour la reconstruction industrielle de la région de Fukushima. L’un des objectifs est en effet de concentrer les sites de fabrication des éoliennes et les installations de R&D dans les vastes espaces du port d’Onahama (Iwaki, préfecture de Fukushima), pour en faire une industrie locale. (...) Pour le professeur Ishihara Takeshi, l’éolien offshore est « une énergie de “culture”, qui permet une récolte cyclique sur le même territoire, contrairement aux énergies de ”chasse” comme le pétrole, qui nécessitent d’être repérées et capturées. » Une énergie qui pourrait fournir une réponse aux problèmes environnementaux, économiques et énergétiques tout en participant à la reconstruction de Fukushima.

Reportage : Ushijima Bifue
Image de titre : La ferme éolienne offshore flottante, infographie (avec l’aimable permission du professeur Ishihara Takeshi, Université de Tokyo)

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