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Fukushima, de génération en dégénération !

Dans plusieurs articles ces derniers temps, un argument considéré comme majeur par celles et ceux qui l'utilisent me fait trembler d'horreur, pour moi je le qualifie "d'argument qui tue" :

Pas un seul mort n'est a déplorer des effets de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Tout d'abord est-ce vrai ?

1- Aucun comptage des intervenants sur la centrale pendant les faits et après lors des interventions diverses.

2- Aucune information véritable et digne de ce nom sur le suivi médical des employés de Tepco et de ses sous-traitants.

Alors je considère donc cette affirmation comme une allégation dont rien ne vient prouver la véracité.

Deux fait récents devraient pourtant nous faire réfléchir très profondement, ce premier, qui prouve que la chaine alimentaire est touchée bien au delà de ce que les autoritées veulent bien admettre, ou reconnaître :

http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Japon-niveau-de-radioactivite-record-sur-des-poissons-au-large-de-Fukushima?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Goodplanetinfo+%28Les+D%C3%A9p%C3%AAches+GoodPlanet.info+%29

Extrait :

Les poissons pêchés le 1er août, à 20 km de distance de la centrale nucléaire, puis soumis à des tests scientifiques ont révélé un niveau de 25.800 becquerels de caesium par kg, a annoncé TEPCO, soit un niveau 258 fois plus élevé que la limite fixée par le gouvernement dans l'alimentation.

Le précédent record de radioactivité, soit 18.700 becquerels de caesium par kg, avait été enregistré à l'occasion de mesures pratiquées sur des saumons au large de Fukushima, selon l'Agence nationale des Pêcheries.

Le deuxième concerne ce phénomène de "mutation génétique" observé sur une espèce de papillon :

http://www.lepoint.fr/science/des-papillons-mutants-decouverts-apres-fukushima-14-08-2012-1495822_25.php

Extrait :

Aucune personne n'est morte directement du fait des radiations provoquées par l'accident de Fukushima, mais les habitants de la région et les travailleurs qui interviennent sur la centrale endommagée redoutent toujours des effets à long terme. Des associations affirment que des effets de la radioactivité se sont transmis sur plusieurs générations à Hiroshima et à Nagasaki (sud-ouest), après le lancement de bombes atomiques par les Américains en août 1945 à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Sans oublier "Tchernobyl" s'il vous plais !

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/15/des-papillons-mutants-autour-de-fukushima_1746252_3244.html

Extrait :

Pour l'instant, personne n'est officiellement décédé en raison des radiations à la suite de l'accident de Fukushima. Mais nombre d'experts (médecins et biologistes) font cependant valoir  que les effets d'irradiation n'apparaissent pas immédiatement, comme ce fut le cas des victimes des bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki qui, au lendemain de ces attaques, ne présentaient en apparence aucun symptôme particulier. C'est ce que redoutent les 80 000 habitants de la région qui ont été évacués, ainsi que les ouvriers qui interviennent sur le site de la centrale accidentée.

Les effets à long termes, de génération en génération, c'est bien cela qui est redoutable, et ce qui est terrible, c'est que même lorsque des faits viennent déjà étayer ces phénomènes, ont cherche à les cacher, voyez plutôt ce qu'affirme Michel Fernex, spécialiste des impacts sanitaire des radiations :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Entretien-Michel-Fernex

Extrait :

 

Q : Cette étude confirme-t-elle les précédents travaux sur les impacts de la radioactivité sur les animaux, notamment à Tchernobyl ?

M.F. : Cette étude confirme tous les travaux antérieurs. Ainsi, une étude réalisée de 1986 à 1996 par des chercheurs biélorusses sur 22 générations de campagnols de la région de Tchernobyl avait déjà démontré la poursuite d’une telle aggravation du dommage génétique, découvert dans des zones avec une radioactivité sur les sols de 2 546 000 Becquerels par mètre carré, ce qui est énorme, mais aussi à 300 km de là, près de Minsk, avec seulement 12 000 Bq/m2 [2].

Plusieurs équipes de scientifiques, dont celles d’Anders Møller et Thimothy Mousseau [3], ont étudié la zone de 30 km de rayon évacuée autour de Tchernobyl. Elles ont montré qu’une contamination radioactive importante des sols entraînait encore, plus de 20 ans après, une baisse de la biodiversité et de l’abondance par espèce du fait de la réduction de la fertilité et de la mortalité précoce chez les oiseaux. Dans les régions fortement contaminées, la population des différentes espèces de grands mammifères, des reptiles, des batraciens et des arthropodes comme les papillons, les sauterelles et les bourdons s’est réduite.

Ces mêmes chercheurs ont constaté en 2011 l’impact négatif des rayonnements ionisants à Fukushima chez les oiseaux et les papillons. Seul l’effectif des araignées a augmenté, peut-être parce que l’affaiblissement des proies rend leurs toiles plus efficaces. Ces études quantitatives étant répétées durant 3 années consécutives, les mesures de 2012 confirmeront peut-être cette hypothèse.

Je vous encourage à lire également sur cette autre intervention, en réaction à un reportage de Arte en 2010 intitulé :

"Tchernobyl, une histoire naturelle"

c'est édifiant ! :

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Tchernobyl-Fernex

Alors ouvrons les yeux avant que tout ne dégénère !

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