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Fracturation hydraulique, un coup d'éponge et tout est propre...chez les autres !

La fracturation hydraulique est interdite en France, quand il s'agit de l'utiliser pour l'exploration ou l'exploitation de gaz dit 'non conventionel' et dans quelques autres pays, d'autres la pratique, non sans conséquences, certaines considérés positives, car créatrices d'emplois, et abaissant les prix des hydrocarbures gazières, certaines négatives car consommant des quantités d'eaux énormes, polluantes pour l'environnement et la santé.

Il convient donc au sujet de l'utilisation d'eaux de rappeler un fait dont certains ne sont peut-être pas conscient afin que l'information dont je vais parler après soit bien évaluée avec un minimum de connaissance, pour simplifier un peu les choses, lorsqu'un mètre-cube d'eau est utilisée pour la fracturation hydraulique, à peine la moitié de cette eau est récupérée, plus d'un demi mètre-cube reste dans les profondeur, il est perdu définitivement et reste dans le sous-sol, maintenant que cela est clarifié, voilà une info qui serait presque risible si ce n'était pas aussi sérieux :

http://www.legazdeschiste.fr/fracturation-hydraulique/24092012,innovation-une-eponge-pour-une-fracturation-hydraulique-ecolo,98.html

Extrait :

 

La semaine dernière, à Houston, aux Etats-Unis, lors du troisième sommet international sur le gaz et l’huile de schiste, la récompense de la meilleure innovation technique a été attribuée à la société Abtech, pour l’invention d’une simple éponge en plastique appelée « Smart Sponge » (éponge intelligente).

L’un des gros soucis de la fracturation hydraulique, technique d’extraction du gaz de schiste, se concentre sur la quantité considérable d’eau usée que rejette cette activité. La solution qu’apporterait cette éponge est simplement de filtrer efficacement cette eau sale afin qu’elle puisse être réutilisée dans un circuit d’eau interne à la fracturation hydraulique, ou tout simplement reversée dans la nature sans qu’il y ait de conséquences néfastes pour l’environnement.

 

Oser qualifier la fracturation hydraulique d'écolo comme le fait l'auteur de cet article, par le seul fait d'être en capacité de filtrer même efficacement une partie de l'eau récupérée, est juste mensonger, usurpateur, et diffamatoir, est-il nécessaire de rappeler que cet aspect là n'est qu'un des nombreux reproches fait à l'exploitation des gaz par la fracturation hydraulique, occulter les autres impacts et pollutions, est tout simplement scandaleux, et innacceptable, alors cette éponge peut bien être magique, elle ne résoudrait qu'une infime partie des dégats occasionnés.

Une autre info fait couler beaucoup d'encre, celle qui fait part de propos tenus par 'Laurent Fabius' devant quelques journalistes, dont un du 'Point', propos déjà démenties :

http://www.legazdeschiste.fr/debat-et-reglementation/23122012,delphine-batho-dement-toute-collaboration-avec-l-algerie,353.html

Mais ce démenti laissent planer quelques doutes, était-ce une tentative de sondage de l'opinion, ou y avait-il vraiment quelque chose qui se tramait, toujours est-il que dans ces propos, une autre phrase à fait son effet :

Extrait de l'articel qui va suivre :

« les Algériens, eux, ne risquent pas de râler »

http://www.maghrebemergent.info/energie/hydrocarbures/19213--une-confidence-de-fabius-sur-un-accord-sur-le-gaz-de-schiste-avec-lalgerie-fait-des-vagues.html

Autre extrait :

En réalité, ceux qui sont engagés en Algérie contre le gaz de schiste et s’inquiètent des risques environnementaux  « râlent » déjà. Le Dr Moussa Kacem, Maître de Conférences à l’université d’Oran (Algérie) a publié, hier, au nom du«Collectif euromaghrébin anti-gaz de schiste » un éventuel accord et a renouvelé l’opposition à cette « activité de quelque type que ce soit, exploration ou exploitation » qui est désastreuse « pour la nature, pour les écosystèmes et pour la santé des populations sahariennes ou non sahariennes, car les effets de contamination touchent tout le monde ».

 

 

Les opposants réunis demain à Oran à la Ligue

 

Cette « confidence » de Fabius va être au cœur de la rencontre, déjà prévue, pour demain, samedi 22 décembre, au siège de la Ligue des droits de l’homme à Oran (48, rue des Aurès, ex Bastille). La rencontre devait être centrée sur les énergies alternatives au gaz de schiste et défendre l’idée d’une loi sur l’interdiction de la  fracturation hydraulique en Algérie. Le Collectif Euromaghrébin Anti-gaz de Schiste œuvre à fédérer l’action anti-gaz de  schiste au Maghreb. Selon le collectif, le gaz de schiste est « en exploitation » en Tunisie, des permis ont été octroyés au Maroc, des explorations sont en cours en Algérie alors qu’en Europe, c’est le moratoire. L’Algérie, rappelle-t-on, est en passe d’amender la loi sur les hydrocarbures afin d’encourager l’investissement dans l’exploration de l’amont pétro-gazier ainsi que dans le gaz de schiste. Pour les défenseurs de cette option, dont le ministre de l’énergie et d’anciens cadres de Sonatrach, l’exploitation du gaz de schiste est « nécessaire » pour renouveler les réserves et assurer aussi bien la consommation interne que des exportations. Face aux critiques et appréhensions exprimées par les anti-gaz de schiste, le Premier Ministre, Abdelmalek Sellal a affirmé que l’exploitation n’aura pas lieu avant 2040. Une projection qui laisse sceptique les experts. Un article de B.Mahdi publié sur notre site et qui a eu un très fort écho explique pourquoi ce délai parait intenable. Par ailleurs, un expert s’étonne qu’il puisse y avoir un « accord » entre Etats (Algérien et français) sur cette question alors qu’elle concerne au premier chef les entreprises. Y compris dans les aspects liés à la recherche de mode d’exploitation moins dangereux que la fracturation hydraulique.

 

Certaines réactions de l'autre côté de la Méditéranée, sont donc au contraire plutôt virulentes, et c'est bien compréhensible, et elles ne s'arrêtent pas qu'à cet aspect des choses, elles creusent bien plus profond :

http://www.lematindz.net/news/10578-gaz-de-schiste-la-france-lexploitera-t-elle-en-algerie.html

Extraits :

Cet accord s’il venait à se confirmer ne manquera pas de rappeler au bon souvenir des algériens le volet douloureux des accords d’Evian qui permettait les essais nucléaires sur le territoire algérien. Le comble est que ces "nouveaux essais" pouraient probablement se dérouleront dans la même région du sud Algérien : Reggane. (...) Finalement, devant une telle révélation, qui fait resurgir à la surface des rapports fort semblables à ceux dénoncés dans la matinée, il y a tout lieu de s’interroger sur la profondeur de la reconnaissance du caractère brutale et injuste des relations de la France avec son voisin du sud. Si l’expérimentation de la "nouvelle" technique est acceptable en Algérie, la toute fraiche vision des relations bilatérales, égalitaire et respectueuse, devrait faire que cette acceptabilité est valide aussi en France. Sinon il faut croire que les paroles de cette matinée du 20 décembre 2012 ne sont que fumées trompeuses.

Ni ici ni ailleurs, et pas seulement pour la Fracturation hydraulique, même concurrencée par d'autres techniques, dont l'une vient de faire parler :

http://www.legazdeschiste.fr/huile-de-schiste/23082012,bientot-une-technologie-d-extraction-non-hydraulique-,24.html

Extrait :

Le nouveau système ne serait ni hydraulique et exothermique et n'utiliserait pas de vapeur, de fluide ou autre chose de chaud. Cette technologie ne se baserait que sur des composants inertes, non toxiques et non caustiques.

Ce serait de l'hélium, gaz rare et par là inerte, qui serait utilisé dans la section horizontale du procédé d'extraction. La perforation serait, elle, pneumatique et non hydraulique.

L'hélium peut augmenter plus de 700 fois son volume quand il passe du stade liquide au stade gazeuse. Injecté au stade liquide, la chaleur naturelle de la terre le fera passer au stade gazeux fracturant ainsi la roche mère.

L'hélium, qui est le second élément le plus répandu dans l'univers, est le gaz le moins soluble dans l'eau aujourd'hui connu. Ses caractéristiques chimiques permettraient une fracturation sans la nécessité de solvants.

Pourquoi non, parce que cela ne résout pas tout, les atteintes aux nappes phréatiques, les émanations de gaz dans l'atmosphère, les seismes provoqués, et la perpétuation de la dépendances aux hydrocarbures polluantes diamétralement opposées à une nécessaire baisse drastique des émitions de CO2, l'avenir doit être ailleurs, il doit être dans le développement de solutions environementalement durable et moins émettrices.

Pour ceux qui croient encore au miracle économique, voyez donc ce qui se passe vraimet en Pologne, seul pays Européen vraiment engagé :

http://www.legazdeschiste.fr/prospection-en-europe/22122012,etat-de-la-prospection-du-gaz-de-schiste-en-pologne,352.html

 

L'augmentation du rythme des opérations pourrait coûter plus de 62 milliards d'euros dans les 8 années à venir. La Pologne espère doubler par là sa production de gaz en 2020 pour un total de 9 milliards de mères cubes.

Cette quantité prévue est sujette à controverses. L'agence Fitch polonaise estime que la production d'hydrocarbures no conventionnels ne sera pas supérieure à 1,5 milliards de mètres cubes en 2020, n'ayant pas là pas un impact significatif sur la porduction totale du pays (estimée à 4,5 milliards de mètres cubes de gaz naturel en 2012).

Pour ceux qui n'en sont pas conscient non plus, ce qui se passe au États-unis est une sorte d'illusion économique, le prix du gaz ne reflète pas les coûts réels de son exploitation, il est artificièlement sous-évalué, comme c'est le cas chez nous pour le prix de l'électricité d'origine nucléaire, et cette bulle économique ne va pas pouvoir perdurer.

 


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