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Exploitation gaz de schiste : le cocktail chimique révélé...enfin !

Les industries gazières ont enfin répondu positivement aux demandes d'informations sur la liste des produits chimiques utilisés lors des fracturations hydrauliques.

On peux déjà se poser légitimement deux questions, d'abord, pourquoi avoir voulu cacher si longtemps ces recettes chimiques qui, nous dit on maintenant ne comprendraient que des produits licites dans des quantités 'autorisés' comme semble vouloir nous l'affirmer l'auteur de l'article ci dessous, qui m'amène à ce billet.

Ensuite, peut-on être sûr que cette liste est complète et que rien n'est caché ?

 

a look

 

http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201303/08/01-4629270-gaz-de-schiste-cocktail-chimique-utilise-pour-les-forages.php

 

Extrait :

 

Arsenic, mercure, plomb, uranium et nitrites font partie de ces produits, à l'instar des 64 000 litres d'acide chlorhydrique que l'entreprise Talisman souhaitait utiliser pour effectuer huit opérations de fracturation hydraulique, initialement prévues pour le mois de juin 2010. Si les quantités de contaminants listées dans les documents obtenus par le CQDE en vertu de la Loi sur l'accès à l'information «semblent être conformes aux normes en vigueur» du point de vue de l'avocat et administrateur du Centre, Jean Baril, ce sont surtout les démarches nécessaires à l'obtention de ces informations qui irritent les juristes.

 

Cette partie de liste suffit à m'inquiéter personnellement, mais je reconnais que je n'ai pas les compétences pour en évaluer la réelle dangerosité, il s'agit bien là d'un cocktail, dont les ingrédients, ne sont tout de même pas anodins, dont les interactions sont probablement redoutables, et dont surtout une grandes part va rester en suspend dans les profondeurs sachant que seule une maigre partie est récupérées, comment ce mélange va-t-il évoluer au fil du temps dans les profondeurs, qui peut répondre à ça ?

 

Et puis il y a cette affirmation, comme quoi ceci 'semblent être conformes aux normes en vigueur' nous dit-on, considérant les 'quantités utilisées', mais la quantité n'est pas tout, et que fait-on des interactions possibles, j'imagine qu'on prend là uniquement les effets individuels de chacun des ces produits, mais en aucunes manière les effets cocktails possibles.

Et puis ces sois-disants 'normes en vigueur' qu'elles sont-elles, qui les a établient, qui les encadrent, que sont-elles au Québec ?

J'imagine en tout cas que cela va permettre à certains expert de nous en dire plus et de faire de meilleures estimations des risques potentiels, c'est donc plutôt mieux comme ça, mais ce n'est pas fait pour me rasurer en l'état.

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