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Exploitation des gaz de schiste, Québec l'exemple démonstratif.

Je l'ai déjà exprimé ici ce qui se passe au Québec est absolument intéressant à plus d'un titre, et je ne saurai trop vous recommander d'essayer de suivre l'actualité chez eux à ce sujet.

Tout concorde, pour nous servir d'exemple, c'en est même parfois étonnant, il y a peut-être une chose, essentielle qui peut-être une différence particulierement importante, c'est "l'espace", le rapport habitant par kilomètre², car si au Québec il y a sans doute des zones immences très peu habitées, ce n'est pas le cas chez nous, ou tout au moins dans un rapport beaucoup plus faible.

Je ne connais pas assez bien le Québec, pour m'avancer d'avantage dans cette affirmation, d'autant qu'on voit bien dans l'article suivant, que, de toute façon, dans certaines zones, des puits sont déjà forés, ou vont l'être dans des zones habitées, et puis quelque soit ce rapport "population/km²", l'impact éventuel sur les nappes phréatiques, ou la qualité de l'air, revêtent chez eux, comme chez nous les mêmes caractères d'importance et de gravité.

C'est comme çi, là-bas, au Québec, nous avions le développement d'un éventuel futur proche chez nous !

D'ailleurs eux, on compris pour eux, l'exemplarité de ce qui ce passe aux Etats-Unis, que ces expériences nous servent de leçon, une sorte de cas d'école.

http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/dossiers/gaz-de-schiste/201110/14/01-4457537-au-pays-du-gaz-de-schiste.php

Extrait :

 

(New York) C'est cet après-midi que les participants au voyage d'observation sur l'industrie des gaz de schiste aux États-Unis se rendront près de la ville de Troy, en Pennsylvanie, afin de visiter les installations d'une station de compression appartenant à l'entreprise Talisman Energy.

On se souviendra que l'entreprise, qui prévoit forer plusieurs puits dans la vallée du Saint-Laurent, avait lancé une invitation à cette délégation à peine quelques jours avant leur départ, ce qui n'avait pas été sans causer quelques maux de tête aux organisateurs, pour qui l'horaire était déjà très chargé. Or, selon l'organisateur Pierre Bluteau, il était intéressant pour le groupe de se rendre à cette station, étant donné que ce type d'équipement pourrait être construit au Québec, advenant que l'industrie obtienne le feu vert pour poursuivre l'exploitation.

«Pour chaque 15 puits, il pourrait y avoir une de ces stations de compression. Et à ce qu'on comprend, ce sont des équipements bruyants et qui peuvent causer des émanations. Autant savoir tout de suite comment ça fonctionne et à quoi ça peut ressembler si nous devons en avoir près de chez nous», croit-il.

 

Les 55 participants du voyage ont plutôt bien accueilli la nouvelle qu'ils se rendraient finalement visiter les installations de Talisman. «Nous sommes très ouverts à aller voir comment ça se passe», a lancé Serge Fortier du Comité de vigilance gaz de schiste Bécancour / Lotbinière, qui ajoute que les participants auront certainement plusieurs questions à poser à l'industrie.

 Voyez aussi par exemple ce qui se passe lorsque des concertations sont tentées, les mêmes tentatives d'enfumage de la part de "l'Industrie gazière", il s'agit bien du même combat que chez nous, et les règles du jeu sont les mêmes, l'exemplarité est donc bien très intéressante :

http://www.lecourriersud.com/Actualites/Politique/2011-10-15/article-2777500/Un-comite-de-dialogue-avec-de-nouvelles-regles%3F/1

Extraits :

Jean-Pierre Leduc, membre du comité de vigilance, est intervenu lors du conseil des maires le 12 octobre dernier.

Jean-Pierre Leduc, membre du comité de vigilance, est intervenu lors du conseil des maires le 12 octobre dernier.

 

Décidemment, le comité de dialogue sur les gaz de schiste continue de diviser bien plus que de rassembler dans la MRC de Bécancour.

Lors la séance du conseil des maires du 12 octobre, à la période des questions, les opposants au développement de l'industrie de gaz de schiste et membres de comité de vigilance ont déclaré qu'«après mûres réflexions et par souci d'équilibre, nous, les citoyens, considérerons collaborer à ce groupe de dialogue si, et seulement si, certaines revendications sont respectées».

Ces citoyens désirent en fait apporter plusieurs modifications à la composition du comité et à son fonctionnement, sans quoi ils n'accepteront pas d'y siéger.

Tout d'abord, ils demandent que 12 citoyens (un par municipalité de la MRC) soient appelés à siéger au comité, dont trois à la table de discussion et neuf à titre d'observateurs.

Par ailleurs, ils désirent que la MRC de Bécancour soit représentée par quatre maires et quatre conseillers et que par souci d'équilibre, le comité de citoyens ait un droit de regard quant au choix des élus municipaux qui siègeront au sein du groupe. 

 

(...)

Un comité qui ne relève pas de la MRC

Cependant, le maire de Manseau, Guy St-Pierre, a souligné au groupe que le comité dialogue ne le relevait pas du conseil des maires.

Le préfet, Maurice Richard, a donc soumis ces revendications au président du comité de dialogue, le maire de St-Pierre-les-Becquets et président du CLD de la MRC de Bécancour, soit Jean-Guy Paré, qui étudiera les propositions. Rappelons que ce dernier, en juillet dernier, avait fait savoir qu'il avait été rencontré par la gazière Talisman Energy pour s'occuper de la formation de ce «groupe de dialogue».

Notons que la création de ce type de groupe avait été proposée dans le rapport du Bureau d'Audiences publiques en environnement (BAPE) sur le gaz de schiste pour favoriser son développement durable et son acceptabilité sociale.

 

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