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Et ne rien faire pour l'environnement cela coûterait combien à l'horizon 2020 ?.

Voici quelques jours que j'ai pour ma part pris connaissance de cette "évaluation" de la "Direction Générale du Trésor", et cela m'a démoralisé, non pas que je crois à la possible véracité, ni à l'exactitude de ces conclusions que leurs propres auteurs suspendent à nombres d'hypothèses, y compris de modélisation, au point que leurs auteurs eux mêmes invitent à les considérer avec prudence !, mais parce qu'il est évident, que beaucoup vont se servir de cette "évaluation" sans la nuancer, ni en présenter les lacunes et les possibles errements et inexactitudes, pour peu qu'une ou plusieurs des "hypothèses s'avèrent éronnées.

Il est d'emblée évident que cela va faire un tort terrible auprès de l'opinion public, auprès de celles et ceux qui s'informent peu, et qui vont recevoir cela comme une nouvelle raison de ne pas accepter d'investir dans les nouvelles énergies, et la défense de l'environnement, le coup risque d'être terrible, car il est assez probable que seul le ministère de l'environnement mette en garde ainsi que seuls divers mouvements écologistes ou environnementalistes s'insurgent, or cela peut et risque justement de donner encore plus de poids à cette annonce, de la même manière que l'affirmation du réchauffement a été ébranlé par les assertions de certains climato-septiques.

Les auteurs, dans une note de bas de page, du document précisent qu'un "autre scénario de référence pourrait être le sentier de croissance optimal qui permet d'atteindre les objectifs du Paquet Energie Climat au moindre coût", basé sur la mise en place d'une "taxe carbone d'un niveau approprié"

Ainsi, "sous réserve d'un recyclage adéquat des recettes de la taxe", la mise en place d'une taxe carbone "créerait sur le long terme plus d'activité et d'emploi que dans un scénario tendanciel", tel qu'étudié par les économistes du Trésor.

J'espère me tromper, j'espère que cette "évaluation" ne vas pas trop faire de vagues, mais à l'heure ou tout va inciter la grande majorité à l'économie, je crains fort que les vagues ne se transforment en "tsunami".

http://www.actu-environnement.com/ae/news/investissements-emploi-grenelle-11555.php4#xtor=ES-6

Extraits :

"Une étude publiée le 9 décembre par la direction générale du Trésor évalue les impacts macroéconomiques de la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement et conclut qu'à long terme, ces investissements seraient néfastes pour le PIB et l'emploi... Selon ces économistes, le Grenelle de l'environnement conduit à anticiper un certain nombre de dépenses  d'investissements (450 milliards d'euros) et à les concentrer sur la décennie 2010, ce qui représenterait entre 0,3 et 1,6 point de PIB chaque année. Ces dépenses devraient être portées dans des proportions comparables par les ménages, les entreprises et les administrations publiques, autrement dit, par le citoyen et l'usager/consommateur.......D'autant qu'à partir de 2020, ''l'impact sur le PIB devient négatif. Les économies d'importations ne peuvent contrebalancer le fort ralentissement des investissements prévus par le Grenelle et le coût du financement des mesures. (…) Au total, le PIB est dégradé de 0,5 à 0,7 point au plus bas en 2023 selon les scénarios, ce qui correspond au même moment à la suppression de 140.000 à 180.000 emplois en écart au scénario sans mise en œuvre du Grenelle''......Des résultats à nuancer ?

 

 
La taxe carbone changerait la donne...Dans une note de bas de page, le document précise qu'un ''autre scénario de référence pourrait être le sentier de croissance optimal qui permet d'atteindre les objectifs du Paquet Energie Climat au moindre coût'', basé sur la mise en place d'une ''taxe carbone d'un niveau approprié''
Ainsi, ''sous réserve d'un recyclage adéquat des recettes de la taxe'', la mise en place d'une taxe carbone''créerait sur le long terme plus d'activité et d'emploi que dans un scénario tendanciel'', tel qu'étudié par les économistes du Trésor.
 

 Les auteurs nuancent en préambule les résultats de leur étude : ''ces résultats font appel à plusieurs hypothèses, y compris de modélisation, et doivent être considérés avec  prudence. En particulier, le Grenelle de l'environnement pourrait, à long terme, enclencher des effets positifs  durables sur l'économie via un surcroît d'innovation par rapport à nos partenaires commerciaux qui  améliorerait notre compétitivité hors-prix. Ces effets sont imparfaitement pris en compte ici : seuls les gains  socioéconomiques induits par les infrastructures de transport ont pu être valorisés. Pour autant, ces gains ne  suffisent pas à compenser l'effet macroéconomique négatif du Grenelle à long terme'' 

 

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