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OGM : Et si les régions contraient l'Europe !.

Sur les 26 régions dont 22 métropolitaines, 19 plus 2 autres Départements soutiennent l'initiative du département du Gers, qui à déposé le 4 octobre six requêtes devant le tribunal de première instance de la Cour de justice de l'Union européenne (UE) contre la décision de la Commission européenne d'autoriser le 28 juillet la commercialisation de six maïs OGM, faute d'accord entre les Etats membres sur une position commune.

Encouragé par la décision du Conseil d'Etat qui a reconnu que la question des OGM était "d'intérêt départemental" et ainsi établit que le Département est "la seule collectivité territoriale française", qui est reconnu comme  en droit d'établir ses propres règles, et en droit d'engager ce type de procèdure.

a look

http://www.leparisien.fr/toulouse-31000/ogm-le-gers-annonce-le-soutien-de-19-regions-contre-la-commission-de-l-ue-07-02-2011-1305545.php

Extrait :

le conseil général du Gers s'est réjoui lundi d'avoir obtenu le soutien de 19 régions françaises et de deux départements contre l'autorisation par la Commission européenne de commercialiser des nouvelles variétés de maïs génétiquement modifié.
Le Gers, très mobilisé contre les organismes génétiquement modifiés (OGM) et très engagé dans l'agriculture biologique, a déposé le 4 octobre six requêtes devant le tribunal de première instance de la Cour de justice de l'Union européenne (UE) contre la décision de la Commission européenne d'autoriser le 28 juillet la commercialisation de six maïs OGM, faute d'accord entre les Etats 
membres sur une position commune.

Le Gers avait demandé au gouvernement et aux régions de France d'appuyer sa démarche par une "procédure d'intervention" avant la date butoir de janvier 2011.
Philippe Martin, député socialiste et président du Conseil général du Gers a annoncé dans un communiqué que 13 Régions (Ile-de-France, Midi-Pyrénées, Centre, Pays-de-Loire, Bourgogne, Rhône-Alpes, Auvergne, Languedoc-Roussillon, Poitou-Charentes, Franche-Comté, Picardie, Nord-Pas-de-Calais et Provence-Alpes-Côte d'Azur) avaient décidé de rejoindre la procédure, et que six autres Régions (Aquitaine, Limousin, Champagne-Ardenne, Bretagne, Haute-Normandie, Basse-Normandie) soutenaient l'initiative du département du Gers.

Les Côtes d'Armor et la Haute-Garonne ont également rejoint la procédure du Gers.

C'est un combat qui est à mener à tous les niveaux, depuis le consommateur jusqu"aux plus hautes sphères des décisions mondiales, sauf que ce n'est pas parmi les grands décisionnaires que l'on a d'alliés, bien au contraire, c'est donc le peuple qui va devoir se lever.

L'exemple de ce qui se passe au Brésil, est peu encourageant :

http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/ogm/bresil_production_soja_non_ogm_recule/132518.jsp?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_content=novethicInfo&newsletter=ok

Extrait :

Brésil : la production de soja non-OGM recule

Les surfaces cultivées de soja non-transgénique ont sévèrement reculé ces dix dernières années au Brésil. La demande européenne pour le non-OGM suffira-t-elle à maintenir une production pérenne, encore défendue par quelques producteurs brésiliens ?

En 2011, les trois quart des plants de soja brésiliens seront génétiquement modifiés. La surface cultivée dédiée au soja transgénique aura donc triplé depuis 2004, date à laquelle le parlement brésilien votait une loi autorisant la culture des OGM dans le pays. Leader de la production mondiale de soja non-transgénique et premier fournisseur pour le marché européen, le Brésil semble donc changer de cap. En témoignent les nouvelles variétés de semences de soja mises sur le marché : la quasi-totalité d’entre elles sont aujourd’hui transgéniques.

Loin d’être un cas isolé, le semencier Belagrícola, implanté dans l’Etat de Paranã au sud du Brésil, rapportait récemment au journal brésilien Vida no Campo avoir vendu seulement 18 000 sacs de semences de soja conventionnel en 2010, contre 40 000 l’année précédente. « En revanche, nos ventes de soja transgénique ont progressé de 30%, passant de 230 000 sacs à 300 000 », rajoute Wilian Guerreiro, gérant de la société. Soumis à la sévère concurrence des voisins américains et argentins, et sollicités par une demande chinoise de plus en plus forte, les agro-industriels brésiliens empruntent donc la voie des OGM, entraînant dans leur sillon semenciers et producteurs. Au point que l’Etat du Mato Grosso, au centre du Brésil, bastion historique de la production de soja non-OGM, consacre aujourd’hui 66% de ses surfaces cultivées au transgénique.  

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