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Energies marines, après les espérances, les tests et essais, place à la réalité sans concessions.

Je suis pour le développement des ENR, parce que je constate les dégats occasionés par les productions d'énergie liés aux charbon, au pétrole, au gaz qu'ils soient qualifiés de conventionnel ou de non conventionel, et à cette liste de produits d'origine fossiles, j'ajouterais la production d'énergie nucléaire, qui si elle n'engendre pas le même type de nuisances, génère à la fois un potentiel risque innacceptable, et des déchets radioactifs à vie très longue qui feront perdurer ce potentiel risque pendant, pour certains, des millliers d'années.

Cependant il semble que produire de l'énergie ne peut se faire qu'en produisant des nuisances, et des pollutions de formes diverses, la question est donc de trouver l'équilibre entre les impacts négatifs, qu'ils faut examiner, et minimiser autant que possible, et ce que nous apporte l'énergie produite, cet équilibre là n'est pas simple à évaluer et à peser.

Les ENR entraînent donc aussi des impacts négatifs, des pollutions, directes ou indirectes, des atteintes à l'environnement. Pour arriver au résultat qui est de produire de l'énergie, il faut aussi des matières premières, des matériaux, des composants qui ne sont pas neutres soit par leurs extractions, soit par leurs conceptions, et qui nécessites également d'être retraîtés et ou recyclés en fin de vie avec parfois des produits dangereux à gérer.  

Parmi les pistes actuelles de production énergétique il y a diverses méthodes et techniques liées à la mer, certaines déjà bien connu et employés avec succès, comme la capacité d'utiliser les changements de marées avec l'exemple du barrage de la Rance en Bretagne, qui fonctionne depuis longtemps avec succès. Dautres pistes sont à l'études, certaines déjà éprouvés comme les éoliennes, puisque déjà utiliséees à terre et dont l'implantation en mer ne demande en fait qu'une 'adaptation', et puis il y a les autres, celles qui vont devoir prouver vraiment leur potentiel, leur efficacité, et qui vont devoir surtout être surveillées dans leurs fonctionnement afin de déterminer si leurs bienfaits, n'entraînent pas des méfaits qui seraient trop importants et invaliderait ainsi leurs utilisations

Je crois aux énergies marines, car j'espère qu'elles pourront être, d'une part efficaces, mais aussi parce que j'ai tendance à penser que certaines nuisances, seraient moindres et surtout plus acceptables que sur terre où la coexistence entre les infrastructures nécessaires et la population rend certains impacts innacceptables, par exemple, même si je voudrais voir les capacités du vent utilisées, je comprend que la multiplication d'éoliennes, qui sont pour le moment, le vecteur le plus abouti pour traduire sa force en énergie, soit contesté pour diverses raisons, sans doute légitimes, par celles et ceux qui devraient en subir les conséquences directes, quand bien même celles-ci n'étaient qu'esthétiques, même si je dois avouer que cette argumentation là me laisse dubitatif, et incrédule.

Où en sommes nous ?

Il y a les perspectives, le potentiel :

http://bourse.lefigaro.fr/devises-matieres-premieres/actu-conseils/la-france-en-ordre-de-bataille-pour-les-energies-marines-346527 

Extrait :

Au-delà de ce type d’étude prospective, toujours suspecte de prendre pour des réalités les espoirs de ses commanditaires, un peu plus de concret. Toujours selon le Gican, pas moins de 103entreprises françaises sont déjà actives sur des projets d’EMR, 114 ont «affiché leur intérêt», et presque 200 autres ont été identifiées comme pouvant intervenir dans cette filière en gestation. L’industrie navale a déjà engagé 34 projets de recherche et développement pour un budget de 180 millions d’euros. Le gros de ces troupes (43% des entreprises) sont investies dans le secteur le plus mature de cette filière, les éoliennes posées. Mais 18% misent sur les éoliennes flottantes, dont plusieurs prototypes sont à l’essai dans le monde, 19% travaillent sur les hydroliennes (EDF a testé en Bretagne l’une de ces grosses hélices posées sur le fond marin) et 18% sur l’énergie des vagues.

Pas de long fleuve tranquille

Bien sûr, certaines technologies n’en sont qu’à leurs débuts et sont loin d’avoir fait les preuves de leur rentabilité future. Le Gican souligne que leur développement nécessitera des financements importants.

Rompant avec l’unanimisme qui entoure ce secteur, l’association écologiste Robin des Bois vient de mettre en garde contre les énergies marines qu’elle accuse de nuire aux mammifères marins, aux oiseaux, aux ressources halieutiques, à la sécurité maritime, de poser des problèmes de pollution. L’ONG réclame pour ces technologies un «examen objectif des coûts économiques et environnementaux, des risques et des bénéfices».

Pas plus qu’aucune autre filière, les EMR ne sont exemptes de défauts. Leur déploiement ne sera pas un long fleuve tranquille. Mais il serait dommage que la France qui dispose de la ressource naturelle, des compétences avec des chefs de file comme DCNS et STX se prive de développer une filière d’énergie renouvelable, décarbonée, et potentiellement créatrice d’emplois non délocalisables.

http://www.usinenouvelle.com/article/le-gican-mise-sur-les-energies-marines-renouvelables.N189885

Extrait :

Les industries maritimes françaises croient dans le développement des éoliennes offshore, des hydroliennes et des technologies houlomotrices et thermiques. Avec, à la clé, des dizaines de milliers d’emplois à venir, selon une étude réalisée pour le Gican.

Le Groupement des industriels des constructions et activités navales (Gican) croit dans les énergies renouvelables et le fait savoir. Éolien en mer sur base fixe ou flottante, hydrolien mais aussi technologies houlomotrices ou thermiques, toutes ces activités sont accessibles par les entreprises du maritime, qui entendent bien montrer leurs complémentarités. Les énergies marines renouvelables (EMR) tiendront d’ailleurs un rôle central lors de la première édition du salon Euromaritime, du 5 au 7 février 2013 à la porte de Versailles de Paris.

Selon une étude réalisée par Indicta pour le Gican, 400 entreprises sont déjà positionnées sur les EMR ou envisagent de le faire. 70 % d’entre elles proviennent du secteur maritime, dont 30 % de la filière navale, 19 % des transports et services maritimes et de l’océanographie, 13 % de l’offshore pétrolier et gazier.

Une trentaine est même spécialisée uniquement sur les EMR. La France a les atouts en main pour profiter de l’essor des EMR dans le monde, puisque nos industriels sont présents sur toutes les technologies. L’éolien offshore posé est le segment le plus avancé à ce jour, mais les hydroliennes et l’éolien flottant arrivent à maturité.

En France, si les perspectives officielles de 6 gigawatts pour 2020 semblent difficilement atteignables, les installations devraient s’accélérer ensuite, estime le Gican, avec 15 gigawatts en 2030, voire 20 gigawatts selon un scénario « volontariste ». Un développement où l’éolien flottant aurait la plus grande part (entre 4 et 9 gigawatts), aidé par l’hydrolien (3 gigawatts) et les technologies houlomotrices et thermiques (2 gigawatts), l’éolien posé restant stable. Si ce scénario espéré se réalisait, les emplois générés seraient de l’ordre de 37 000 en 2020 et de 55 000 à 82 000 à l’horizon 2030.

Il y a en plus des espoirs :

http://www.frenchonlineteacher.com/des-hydroliennes-flottantes-en-normandie/

Extrait :

Parallèlement à ces hydroliennes fixées au fond de la mer, d’autres chercheurs ont développés un procédé différent qui consiste à placer la turbine, non pas au fond de la mer, mais en surface, juste en dessous du niveau de l'eau. La maintenance, ainsi que les différentesinterventions, sont plus aisées et plus économiques.

Le prix de revient du kilowatt heure avec ce type d’hydrolienne est beaucoup diminué et se rapproche de celui des centrales nucléaire.

Un parc comprenant une centaine d'hydroliennes, réparties sur deux hectares, est en projet au Raz-Blanchard, près de Cherbourg.

La production d’électricité fournie par ces cent turbines représenterait la consommation d'une ville de 100 000 habitants. Ces hydroliennes sont conçus pour fonctionner pendant une durée minimale de quinze ans.

C'est l'entreprise Tydalis de Cherbourg qui a conçu, réalisé et testé le prototype. Si la décision intervient rapidement, les premiers kilowatts seront produits entre 2015 et 2016.

Mais il y a aussi les questions, celles que posent par exemple 'Les Robins des Bois', qui sont tout aussi légitimes, et auxquelles il est important de répondre, de manière responsable et transparente :

http://www.meretmarine.com/fr/content/robin-des-bois-appelle-la-prudence-sur-le-developpement-des-emr

Extrait :

A l’occasion de l’installation, ce vendredi, du Conseil National de la Mer et des Littoraux, l’association environnementale Robin des Bois souhaite tempérer l’ardeur générale en faveur du développement des énergies marines renouvelables. Eolien offshore ou encore hydrolien, les projets se multiplient dans le domaine des EMR, portées par les politiques en faveur des énergies propres et considérées comme l’occasion de voir émerger de nouvelles filières industrielles, avec à la clé un essor économique et des créations d’emplois. « L’offshore est la solution pratique pour réduire l’impact et l’emprise des activités humaines sur le littoral. La tendance est à mettre en mer ce qui embête à terre », estime toutefois Robin des Bois, qui note avec humour, mais non sans raison : « La mer côtière est en voie de colonisation et de privatisation. L’appropriation en est facile ; il n’y a pas de population indigènes, seulement des organismes aquatiques peu experts en matière de pétitions et de contentieux juridiques ».

La lecture de cette prise de position a en effet fait mouche pour moi, il y a là de quoi vraiment méditer, et réfléchir, ce n'est pas parce que nous sommes moins directement concernés, que cela doit ne doit pas pour autant être jaugé et évalué de façon très équilibré, la production d'énergie, bien qu'elle soit nécessaire, ne doit pas se faire à n'importe quel prix.

Je fais parti de ceux qui considèrent, que la fin ne justifie pas tous les moyens.


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