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Energie nucléaire, et si on commençait par le début : extraction de l'uranium.

L'énergie nucléaire permettrait l'indépendance énergétique de la France !?

La carte IRSN ci-dessus nous montre les sites miniers ou l'uranium à été extrait en France, ainsi que les sites de stockages des résidus, cette simple carte pour ceux qui le souhaitent existe en une version beaucoup plus précise, et détaillé en allant sur le site de "futura-sciences :

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/enfin-une-carte-des-mines-duranium-en-france_18130/

La dernière mine d'extraction à fermé en 2001, cela fait donc 10 ans et pourtant rien ou presque n'est effacé, un peu à la manière d'une ménagère qui cache ses poussières sous le paillasson, l'industrie minière a camouflé, éparpillé dans la nature, ou enfoui sans autre protections la plupart de ses résidus et déchets.

Pour ne prendre qu'un exemple :

http://www.uneseuleplanete.org/spip.php?article83

Extrait :

L’ancienne mine d’uranium de Saint-Priest-La-Prugne dans la région des Bois Noirs, située à la rencontre des trois départements de la Loire, de l’Allier et du Puy-de-Dôme, fermée en 1980, a laissé des traces. De nombreux résidus radioactifs sont disséminés dans la région : contamination des eaux de certaines zones, remblais composés de résidus de minerai, dont la radioactivité est très fortement supérieure aux niveaux autorisés. De très nombreux sites sont concernés.

L’association Collectif Bois Noirs se bat depuis près de vingt-cinq ans pour obtenir que tous les sites contaminés fassent l’objet d’un traitement systématique pour retrouver les niveaux de radioactivité naturelle qu’elle connaissait auparavant.

L'IRSN est chargé de faire des études d'impact et de suivi :

http://www.irsn.fr/FR/base_de_connaissances/Environnement/surveillance-environnement/sites-miniers-uranium/Pages/sommaire.aspx

L'uranium dont les centrales Françaises ont donc besoins, est depuis importé, de plusieurs pays, mais la majeure partie l'est du Niger et du Kasakhstan :

http://www.natura-sciences.com/Energie/Nucleaire/uranium-nucleaire-reserves-consommation-production.html

Extrait :

Aujourd'hui, l'uranium nigérien permet de fabriquer le combustible nécessaire 
pour faire carburer une vingtaine des 58 réacteurs nucléaires français. Deux 
mines situées dans la région d'Arlit et d'Akokan, au Nord du pays, produisent 
chaque année 3 000 tonnes d'uranium. D'ici à 2012, Areva devrait ouvrir une 
troisième mine au Niger, qui produira 5 000 tonnes de minerai par an. A cette 
date, Areva compte donc tirer l'essentiel de sa production d'uranium de ses 
mines nigériennes. Le second gros fournisseur d'Areva et de la France en 
uranium est le Kazakhstan. Ces pays ne sont cependant pas des exemples de 
stabilité politique et il n’est pas possible d’assurer ainsi une sécurité d’
approvisionnement. Encore moins de parler d’indépendance énergétique vu 
que l’intégralité de l’uranium utilisé en France est à présent importé.

Sur un plan plus global, voici une vue sur les exportateurs d'uranium :

Rang
Producteurs
Production
(en tonnes)
%
1
Kazakhstan
14 000
28 %
2
Canada
10 187
20 %
3
Australie
7 982
16 %
4
Namibie
4 603
9 %
5
Russie
3 562
7 %
6
Niger
3 243
6 %
7
Uzbekistan
2 350
5 %
8
États-Unis
1 500
3 %
9
Chine
800
2 %
10
Ukraine
800
2 %
  Total Top 10
49 027
97 %
  Autres
1 300
3 %
  Production 
mondiale
50 327
100 %

Ces productions s'entendent par ans, les réserves sont évaluées à 5.5 millions de tonnes aux coûts actuel d'extractions de 40$/kg, un calcul rapide certe un peu simpliste, permet de considérer, qu'au mieux, en l'état actuel des choses, l'uranium naturel, en tant que matière première serait ainsi épuisé, en une cinquantaine d'année, on essai pourtant de nous faire croire, que c'est une énergie peu chère du futur !

11.5 autres millions de tonnes seraient disponibles, mais à des coûts d'extractions doublés, je note au passage, et cette précisions est d'une importance capitale, ces chiffres résultent d'études qui datent de 2009, or La Chine est entré en jeu depuis, et ses besoins vont croissants, et la part qu'elle devrait prendre dans les importations, va considérablement changer la donne et les échéanciers, si elle développe vraiment sa production nucléaire, comme elle semblait l'annoncer avant Fukushima, les réserves pourraient donc alors se réduire d'autant plus vite, et les prix ne risquent'ils pas de s'envoler aussi !?

Même si des accords contraignants, très contraignants devrais-je dire lient par exemples le Niger et la France, le nucléaire Français est donc tout de même dépendant.

Peu d'informations sur ce qui se passe par rapport au Kasakhstan, premier exportateur avec 14000 tonnes/an en 2009sur le plan mondial, et deuxième fournisseur pour la France,  sauf peut-être ceci qui devrait rendre nos rapports avec la Russie bien moins tendu n'est-ce pas !

http://www.courrierinternational.com/breve/2010/11/02/l-uranium-de-toutes-les-convoitises

Extrait :

La visite officielle du président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaev en France, du 26 au 28 octobre, a permis à Astana de conclure "des contrats de fourniture de trains, hélicoptères et usine de production de combustible nucléaire pour un montant total de 2 milliards d'euros", rapporte le webzine Ferghana.ru. "La Russie pâtira de ce rapprochement entre Astana et Paris", s'inquiète le journal russe Pravda. Si pour l'expert russe Andréï Grozine une coopération militaire et aérospatiale franco-kazakhe n'est pas réellement inquiétante, dans la mesure où la Russie coopère, elle aussi, dans ces domaines avec la France, l'intrusion d'Areva dans le domaine de l'extraction et du traitement de l'uranium naturel "est une nouvelle peu agréable pour Moscou, car pour elle l'uranium kazakhe est d'une importance primordiale".

Il n'en est pas de même pour le Niger, ou la France à établie là comme une forme de main-mise, de monopole, de pillage sur la richesse en minerai d'uranium, au point que c'est la France, par le biais d'AREVA, qui oeuvre sur place qui a ouvert les portes, en rétrocédent si je puis dire une part de ses quantités extractives à la Chine, lors d'un récent accord, on croit réver, mais ce sera plutôt un cauchemar pour le Niger :

http://nigerdiaspora.info/politique/5841-exploitation-de-luranium-imouraren-ou-le-projet-du-pillage-du-siecle

Extrait :

Le président Américain Barack Obama affirmait que, « les Etats Unis et la Chine vont façonner ce nouveau siècle ». Comme pour lui faire échos, le président français Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi dernier que la Fraance et la Chine s’unissaient pour faire avancer le monde. C'était lors de la visite mémorable du président chinois Hu Jin Tao à Paris. Le clou de cette visite est la conclusion de grands contrats de vente d'avion Airbus et d'uranium. La Chine va acheter à AREVA une quantité d'uranium de 3,5 milliards de F CFA et accèdera à la mine d'Imouraren d'où est extrait ce minerai. Seulement cette mine, qui est la plus importante d'Afrique, est une mine nigérienne. Les autorités nigériennes ont signé avec la société française du nucléaire AREVA, un contrat d'exploitation et de partage en 2008. Aujourd'hui, alors même qu’AREVA refuse de respecter les engagements pris avec l’Etat nigérien, notamment la date d'extraction des premiers poussiéreux ( pas même une seule voie bitumée), avec des populations exposées aux radiations et autres maladies liées à l'extraction à ciel ouvert d'un minerais radioactif. Imouraren qui démarre sur fond d'opacité, est véritablement mal parti. En plus de la surexploitation dont elle sera l'objet aux dépends des populations nigérienne qui continuent à lutter contre la famine à travers l'aide de la communauté internationale, elle est partie pour être un « no man's land », un site où les normes internationales seront bafouées. Les travailleurs nigériens risquent de ne pas être en sécurité, comme en atteste la réputation de la Chine en manière de respect des droits humains. L'environnement risque d'être totalement détruit. La Chine fait partie des pays qui tiennent tête à la communauté internationale quant à la signature du protocole de Kyoto portant protection de l'environnement et de la biosphère en général. L'accord entre AREVA est signé au moment où l'exploitation de l'uranium au Niger connait une crise. Le septembre dernier, un groupe d'hommes armés a enlevé sept (7 )travailleurs dont cinq( 5) français sur le site minier d'Arlit. Les otages sont toujours entre les mains de leurs assaillants. Cette situation a soulevé, au Niger, des questions sur le sérieux des français d'AREVA et aussi sur la sécurisation de la zone.

Le cauchemer pour le Niger, il y a longtemps qu'il a commencé, cette mine dont il est question ici a été inauguré en 2009, et suscite comme pour les autres, beaucoup d'inquiétudes, et de reproches  :

a look

http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20090504T122655Z/environnement-rebellion-areva-uraniuminquietude-autour-de-l-exploitation-d-une-autre-mine-d-uranium-par-areva.html

Et aussi :

http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPIRIN83735/areva-uranium-sherpa-cominakles-habitants-du-desert-payent-au-prix-fort-l-exploitation-des-mines-d-uranium.html

Alors bien sur si toute cette histoire était menée avec un vrai partage, de vrais règles de sécurités, un vrai égard pour ce pays, et une volonté réelle de minimiser au maximum l'impact sanitaire sur les populations, est-ce que ce ne serait pas acceptable ?

Même à réunir toutes ces conditions, je mettrais toujours en opposition le but finale, mais en l'occurence, s'en même aller plus loin, en en restant à cette seule étape là, on a déjà tous les arguments nécessaires à eux seuls pour s'opposer, et c'est ce que fait entre autre "Greenpeace" depuis déjà longtemps :

http://www.actualites-news-environnement.com/23532-Greenpeace-denonce-exploitation-Uranium-Areva-Niger.html

Extrait :

 

4 / Réserves de la CRIIRAD sur les intentions d’AREVASelon un tout nouveau rapport de Greenpeace, qui s’est rendue au Niger, pour mesurer la radioactivité du sol, de l’eau et de l’air de ces zones habitées, la contamination est partout, exposant chaque jour les 80 000 nigériens vivant dans la région à un risque sanitaire réel.

En effet, selon les analyses des échantillons de sol et d’eau, effectuées par la CRIIRAD, laboratoire indépendant, ainsi que les mesures effectuées dans l’air autour des villes minières d’Akokan et d’Arlit sont alarmantes, peut on lire dans un communiqué de presse.

Le rapport de Greenpeace est très accablant face aux mensonges d’AREVA, puisque les résultats des analyses révèlent une contamination réelle et durable, contrairement à ce que clame Areva.

Ainsi, selon le rapport, dans l’eau, sur quatre des cinq échantillons d’eau potable prélevés dans la région d’Arlit, la concentration en uranium était supérieure à la limite recommandée par l’Organisation mondiale de la santé.

Dans l’air, les mesures ont révélé une concentration de gaz radon, un gaz radioactif, trois à sept fois supérieures au niveau naturel.

Dans le sol, l’un des échantillons de sol présentait une concentration en uranium et autres matériaux radioactifs 100 fois supérieure aux niveaux normalement mesurés dans la région, dépassant les limites internationales. Par ailleurs, Greenpeace a relevé des taux de radiation jusqu’à 500 fois supérieurs à la normale, sur le sol des rues d’Akokan.

L'uranium est un élément faiblement radioactif, qui ne présente pas de danger pour l'environnement s'il reste dans son état naturel. Cependant, après le démantèlement d'une mine d'uranium, il reste plus de 80% des radioisotopes dans les collines de déblais. Le vent diffuse des particules radioactives dans toutes les directions. L'eau ruisselante est contaminée et s'infiltre dans les nappes phréatiques ou les ruisseaux.

Une mine d'uranium en exploitation produit de nombreux déchets :

·         des rejets atmosphériques : le radon et les poussières radioactives. L'un des rejets les plus dangereux d'une mine d'uranium est le radon, un gaz rare invisible et inodore qui se propage depuis les installations de conditionnement et les collines de déblais ou les réservoirs de déchets liquides. Le radon entraîne un risque de cancer du poumon.

·         des rejets liquides : l'eau d'exhaure créée par les forages et l'évacuation d'eaux de ruissèlement à l'intérieur de la mine peut être plus ou moins bien traitée avant rejet.

·         des déchets solides : les boues et les précipités en provenance du traitement des effluents liquides.

·         des stériles : les roches extraites qui ne contiennent que très peu d'uranium et qui, par conséquent ne sont pas traitées. La quantité des stériles de mines d'uranium atteint des centaines de millions de tonnes. Si les stériles ne sont pas bien couverts et situés, ils rejettent du radon et des poussières radioactives dans l'air et par infiltration d'eau de pluie des matières toxiques et radioactives passent dans les eaux souterraines et superficielles.

·         des minerais pauvres : les minerais dont la teneur en uranium se situe entre 0,03 et 0,8 % environ. Ils ne sont pas toujours traités. Les stocks posent les mêmes problèmes que les stériles, aggravés par la teneur supérieure en uranium.

Ces déchets exposent l'environnement à la radioactivité des radioisotopes, qui peut entraîner une contamination radioactive des humains, de la faune et de la flore. De plus, certains déchets ont non seulement un danger lié à la radioactivité mais aussi un risque lié à la toxicité des produits chimiques conventionnels tels que l'acide sulfurique et les métaux lourds, résidus du traitement du minerai d'uranium. Enfin, il faut aussi considérer les nuisances de la mine dues à :

·         la surface totale de terrain occupé par la mine, ses stériles et ses infrastructures annexes et d'accès.

·         l'impact social pour la population indigène vivant sur le site d'exploitation ou à proximité (exemples aux USA, Canada, Afrique, Australie, Tibet (cf Sun Xiaodi)…).

La CRIIRAD a mené en décembre 2003 une inspection à Arlit (Niger) où se trouvent des mines d'uranium exploitées par l'industrie nucléaire française (Cogéma-Areva). De nombreuses irrégularités ont été pointées dans le rapport final, bien que l'inspection ait été perturbée par la confiscation du matériel et diverses obstructions de la part des autorités nigériennes et de la Cogéma.

Selon l'Institut écologique d'Autriche, l'exploitation des mines d'uranium et les opérations de traitement du combustible usé sont les étapes du cycle du combustible nucléaire qui contribuent le plus aux doses radiatives dues à l'énergie nucléaire (en tenant compte d'un fonctionnement normal et de « petits » incidents, c'est-à-dire en excluant les essais nucléaires et les accidents graves tels que la catastrophe de Tchernobyl).

« Après le scandale des déchets nucléaires dont Areva ne sait que faire et qu’elle exporte en Russie, Greenpeace fait la lumière sur cette autre forme de contamination radioactive due à l’extraction du minerai d’uranium (…) Areva doit respecter partout dans le monde les standards sanitaires et environnementaux appliqués sur le territoire français » souligne Sophia Majnoni d’Intignano, chargée de campagne nucléaire à Greenpeace France.

C’est pourquoi, et depuis 5 ans, Greenpeace demande une étude indépendante autour des villes d’Arlit et Akokan suivie d’un nettoyage et d’une décontamination complète.

Depuis peu AREVA obligé de ceder un peu à la pression à annoncé l'ouverture d'Observatoires de la santé autour des mines, seulement on peut comme c'est le cas dans l'article suivant, raisonablement se poser nombres de questions quand à la manière dont ces "Observations" vont être menées :
 

Extraits :

1 / Le conflit d’intérêt
2 / AREVA est elle prête à donner aux victimes des garanties sérieuses de prise en charge ?
3 / AREVA est-elle prête à s’engager réellement à réduire l’impact de ses activités ?
4 / Réserves de la CRIIRAD sur les intentions d’AREVA
Avant même de parler d'électricité nucléaire, l'extraction du minerai est donc à elle seule une plaie environnementale, et humaine, alors bien sur on pourrait faire la même démonstration avec le charbon, qui, parce qu'il est encore plus répandu, tue et détruit bien plus, pour l'heure !..... sauf qu'avec l'extraction d'uranium, et le nucléaire, qui en découle, les heures s'éternisent !


 

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