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Les scientifiques au service de quel avenir ?.

La science n'est pas éthique par définition, moi-même, naïvement, j'ai longtemps pensé qu'un scientifique ou un chercheur était nécessairement quelqu'un qui voulait étudier et découvrir des choses pour le bien de tous !.

Que nenni, si cela est tout de même vrai pour certains d'entre-eux, pour d'autres la seule vérité est de "trouver", sans se préoccuper le moins du monde des conséquences éventuelles, sans envisager nécessairement le bien commun, ni les impacts qu'ils soient positifs ou négatifs.

Plus grave encore, maintenant dans de nombreux cas, les recherches sont au préalables orientées en vue d'un but déterminé, il ne s'agit plus de comprendre, il s'agit de trouver des solutions pour parvenir à un résultat souhaité, et bien souvent ce résultat souffre d'hypothèses de départ souvent mercantile, parfois clairement au service d'une volonté absolu de "pouvoir" et parfois aussi eugénique.

Une des plus importantes question qui se pose donc maintenant, est "comment établir le sens du bien commun", comment encadrer et peut-être réglementer, conscientiser les scientifiques et les chercheurs, et surtout le résultat de ces recherches.

Que des chercheurs ou des scientifiques tentent dans les labos des expériences, soit !, mais que le résultat de celles-ci puissent-en sortir avant d'avoir été testé sur du long terme en est une autre, et je fais parti de ceux qui souhaitent plus d'encadrement "indépendant" dans bien des domaines.

Et c'est là que se pose la question: L'indépendance est-elle possible !.    

Une chose me semble certaine, il leurs faudrait pouvoir ne pas être budgetisé par l'industrie, car c'est bien là qu'est probablement le plus grand achoppement.

"Le Monde Diplomatique" s'est penché sur la question.

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/12/TESTART/19928 

Extrait :

"Faut-il encore demander l’expertise de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur l’innocuité des plantes transgéniques, quand tous ses avis ont été positifs et alors que sa présidente fut liée à l’un des principaux groupes de pression de l’agroalimentaire ? La gravité du virus H1N1 aurait-elle été autant dramatisée sans la collusion des experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avec les producteurs de vaccins ? A l’heure où les lobbies s’activent de plus en plus pour faire ratifier les choix industriels et les innovations, il faut s’interroger sur l’expertise scientifique.

Il existe trois conceptions différentes de celle-ci. La plus classique — et la plus fréquente — consiste à solliciter l’avis de « ceux qui savent », les politiques considérant souvent cet avis comme incontestable puisqu’il émane de « la science ». En France, une formule plus « ouverte » a récemment été inaugurée avec la constitution du Haut Conseil des biotechnologies (HCB). Il s’agit d’organiser un deuxième cercle d’expertise avec des représentants des sciences humaines, sociales, économiques et d’associations ou d’organisations non gouvernementales (ONG), pour apporter un éclairage complémentaire à l’expertise précédente. La création du HCB a permis de réformer la Commission du génie biomoléculaire (CGB), créée selon la première conception et qui fut largement critiquée pour ses expertises toujours favorables aux plantes génétiquement modifiées. Ce qui ne va pas sans conflits."

Laisserons la science nous préparer le meilleur des mondes ?.

sommeil

Certains chercheurs sont des lanceurs d'alerte, et pour la première fois l'un deux attaque devant les tribunaux ceux qui le qualifie de "marchant de peur", je ne sais si se retrouver devant un tribunal est une bonne idée, cela aura au moins le mérite de nous faire nous poser la question.

http://www.politis.fr/Nous-ne-voulons-pas-etre-des,12295.html

Extraits :

"L’affaire a débuté par des publications scientifiques dans des revues à comité de lecture. En 2007 puis en 2009, Gilles-Éric Séralini et son équipe étudient des données d’études menées par Monsanto sur trois variétés de maïs transgéniques, MON 863, NK 603 et le fameux MON 810. Il a fallu en passer par un procès jusqu’en cour d’appel en Allemagne pour que les données soient rendues publiques. Conclusions du chercheur : les études menées durant seulement trois mois sur des rats ne permettent pas de conclure statistiquement à l’innocuité des variétés sur la santé. L’AFBV, créée en 2009 à l’initiative de plusieurs personnes « conscientes de la situation catastrophique des biotechnologies vertes », dont 60 % pourraient être liées à l’agro-industrie, a lancé la contre-attaque dès la seconde publication de Gilles-Éric Séralini. Soutenue par Claude ­Allègre et Axel Kahn, l’association déclare dans un communiqué de presse le 14 décembre 2009 que les travaux du chercheur ont toujours été invalidés par la communauté scientifique. Et réitère en janvier 2010 en envoyant un courrier le qualifiant de « marchand de peur »au Conseil supérieur de l’audiovisuel, en réaction à une émission du « Magazine de la santé » de France 5.......Des scientifiques autrefois attaqués dans leur travail de recherche viennent témoigner. Comme Pierre Meneton, mis sur écoute et suivi pour avoir dénoncé les risques cardiovasculaires d’une alimentation industrielle trop riche en sel. « Cela était-il motivé par les 6 milliards d’euros de manque à gagner pour l’industrie ou par les 100 morts par jour ? », interroge-t-il. Corinne Lepage pose le problème démocratique : « Le décideur public ne sait pas. Il s’en réfère aux experts. Mais ceux-ci sont-ils vraiment ceux dont la société a besoin ? Actuellement, si l’état des connaissances ne permet pas de trancher sur un danger, la responsabilité des entreprises ne peut pas être engagée au moment de la mise sur le marché, en vertu du “risque de développement”, contraire au principe de précaution. Nous sommes tous des cobayes. » Un sentiment partagé par Christian Vélot. « Avec des expertises insuffisantes et non indépendantes, comme celle produite par Monsanto, ce sont en fait des milliers de substances qui ont été autorisées depuis cinquante ans. Mais la planète n’est pas une paillasse de laboratoire ! », dénonce le chercheur, qui se dit par ailleurs conscient des atouts indéniables des OGM pour la recherche en laboratoire."

 

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