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Electricité, les citoyens vont-ils la payer plus cher pour que les industriels la paye moins, comme en Allemagne

On peut légitimement se poser la question, à la lecture de cette analyse.

Il n'y aurait effectivement rien de surprenant à ce que les lobbyes industriels au nom de la sacro-sainte 'compétitivité' influent vers une telle situation, et pas plus surprenant de voir certains de nos concitoyens adhérer, dans l'espoir d'en attendre une aide au maintient de l'industrie et des emplois, ce serait une belle entourloupe encore une fois, car si nos emplois sont menacés, ce sont les industriels qui en sont en grande partie la cause, et pour de nombreuses raisons.

a look

http://www.actu-environnement.com/ae/news/transition-energetique-electro-intensifs-impact-competitivite-17526.php4#xtor=ES-6

extrait :

Faut-il préserver les électro-intensifs ?

Jean-Pierre Roncato, président du consortium Exeltium qui réunit des industriels électro-intensifs, a sans surprise plaidé pour un cadre règlementaire spécifique aux entreprises qu'il représente. "Dans tous les pays, ces industries font l'objet d'un traitement particulier", a-t-il avancé, justifiant cela par la lourdeur des investissements et la forte compétition internationale.

Pourtant, si la hausse des prix de l'électricité est logiquement "une préoccupation" pour les industriels, rappelle Robert Durdilly, président de l'Union française de l'électricité (UFE), "il n'y a pas de corrélation directe entre le prix de l'électricité et le dynamisme industriel". En effet, il n'y aurait, selon lui, que six activités économiques dont le montant de la facture électrique dépasse 1% du chiffre d'affaires. Pour Marc Benayoum, Directeur du marché entreprise et professionnels chez EDF, il n'y aurait même que cinq secteurs électro-intensifs, c'est-à-dire affichant une facture électrique d'un montant supérieur à 10% de la valeur ajoutée générée : la fonderie, les métaux non ferreux, les fibres artificielles, la chimie minérale et le papier.

De plus, "il n'y a pas que la compétitivité prix, mais aussi hors prix", rappelle Marc Benayoum, estimant qu'"on commence à le comprendre" en France. Pour appuyer son constat, le responsable d'EDF livre le prix moyen du mégawattheure (MWh) hors-TVA payé par les industriels consommant entre 70 et 150 gigawattheures (GWh) par an. Au premier semestre 2012, il était de 65,6 euros en France, de 93,1 euros en Allemagne et de 88,9 euros en moyenne dans l'UE. C'est pourtant en France plutôt qu'en Allemagne que se pose le plus douloureusement la question de la désindustrialisation…

Une équation à inconnues multiples

Le sujet est plus complexe encore, estime Pierre-Marie Abadie, si l'on distingue trois types de compétitivité : à long terme, macro-économique et micro-économique. A long terme, il s'agit d'assurer la compétitivité de l'économie en réduisant les émissions de CO2 et en améliorant l'indépendance énergétique. Des objectifs qui imposent de "commencer au plus tôt la transition énergétique pour être au rendez-vous" lorsque les énergies fossiles seront plus rares. Au niveau macro-économique, le prix de l'énergie est un des facteurs clés de la compétitivité. Mais attention, "il ne faut pas en déduire qu'il faut bloquer les prix", juge-t-il, pointant les lourds investissements à réaliser pour renforcer la sûreté des centrales nucléaires, développer les énergies renouvelables et renforcer les réseaux. Enfin, au plan micro-économique, la compétitivité consiste à "faire de l'énergie un projet industriel", c'est-à-dire étudier chaque filière énergétique pour déterminer dans quelle mesure les entreprises nationales bénéficient du choix de mix énergétique.

Le prix de l'énergie est aussi un facteur clé pour le budget d'un ménage !

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