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Ecologie politique, mariage impossible, ou chemin à défricher ?.

Je m'aventure peu sur ce terrain, car je suis très partagé, si je suis convaincu que, sans de grandes décisions politiques, les transformations dont je pense que notre société à besoin, non seulement sur le plan environnemental, mais aussi social, sociétal, ne pourront avancer aussi vite qu'il est nécessaire, je ne suis pas certains que le combat à mener pour encourager les politiques à réorienter leurs visions de la préparation de l'avenir, peut se faire "en politique".

La politique est pourtant le domaine basique ou tout devrait se passer, mais ce que font nos gouvernants maintenant, et ceux qui voudraient prendre leurs places, n'a plus grand choses à voir avec de la "politique", telle que je l'envisage !.

Les politiciens, ne défendent plus des projets de société, ils défendent des parties, des intérêts économiques, leur vision à long terme, est la prochaine échéance électorale, quand ce n'est pas le début de la préparation de la prochaine échéance électorale !.

Je dirais que si l'on se réfère à la définition de la politique telle qu'on la trouve sur "wikipédia" :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique

Extrait :

 

"Le mot politique vient du grec politikè (Etymologie : du grec politikos, de la cité. Dans d'autres cas « science des affaires de la Cité »). Étymologiquement, la politique est donc synonyme d'organisation de la Cité. La Cité visée est celle de l'Antiquité grecque, aujourd'hui appelée Cité-État du fait de la similitude de son organisation avec celle de nos États modernes (pouvoir centralisé, institutions, diplomatie...). Notion polysémique, la politique recouvre au moins trois sens :

La politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d'une société organisée et développée.

Plus précisément, la politique, au sens de Politeia, renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'unecommunauté, d'une société, d'un groupe social. La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités. C'est dans cette optique que lesétudes politiques ou la science politique s'élargissent à tous les domaines d'une société (économiedroitsociologieet cetera)

Enfin, dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d'art politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir."

 

Les politiciens actuels, ont je crois totalement occultés les deux premiers sens, seul le troisième les préoccupent vraiment :

Enfin, dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d'art politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir." 

Je me suis égaré sur ce chemin là, pour rebondir sur une info qui vient de tomber :

http://www.marianne2.fr/Exclusif-Besset-demissionne-du-staff-d-Europe-ecologie_a200534.html

Extrait :

 

"Dans un courrier que s’est procuré Marianne, l’eurodéputé Jean-Paul Besset décrit un «climat de guerre froide» dans les rangs d’Europe écologie – Les Verts. Ce proche de Nicolas Hulot regrette que «la fusion-dépassement» pourtant célébrée en grandes pompes à Lyon, il y a moins d’un mois, entre Verts et non-Verts «[n'ait] pas eu lieu» et annonce «renoncer à toute responsabilité», lui qui devait codiriger le rassemblement des écologistes avec Cécile Duflot…



«Faire de la politique autrement », c’était le pari d’Europe écologie – Les Verts. Hélas, en politique, les jeux de courants et d’écuries, les tractations et les bisbilles en tous genres sont monnaie courante. Europe éco n’échappe pas plus à la règle qu’un autre mouvement. La preuve avec un courrier interne deJean-Paul Besset adressé aux membres du Bureau exécutif de la formation écologiste et que Marianne s’est procuré. À travers ce texte, l’eurodéputé explique les raisons qui l’ont finalement poussé à « renoncer à toute responsabilité au sein d'Europe Ecologie - Les Verts »."
Lorsque que l'annonce à été faite du "mariage" entre "Europe Ecologie", et "Les Verts", et que le nom de ce "nouveau" partie à été annoncé, "Europe Ecologie-Les Verts", houah quelle trouvaille !, je me suis dit instantanément: " rien n'a changé !.".
Je voudrais pouvoir dire que j'aurai préféré me tromper, mais je ne suis pas sur d'en être convaincu !.
Oui l'écologie, doit être prise en compte par les politiques.
L'écologie devrait "être" la politique, dans le sens ou la préservation de ce qui est essentiel à la vie, devrait être la priorité des priorités.
Je vous encourage à lire le courrier que "Jean-Paul BESSET" à adressé aux membres du Bureau exécutif :

POURQUOI J'ABANDONNE


J'ai décidé de renoncer à toute responsabilité au sein d'Europe Ecologie-Les Verts. Cette décision est mûrement réfléchie. Elle n'est le fruit ni d'un coup de tête ni d'un coup de blues. Elle révèle l'impuissance que je ressens de plus en plus douloureusement face à une situation de conflit interne qui m'apparaît, en l'état, dominante, indépassable, broyeuse d'énergie et d'espérance. Elle vise aussi à dissiper l'illusion fédératrice que ma présence entretient dans la direction du mouvement, entre marteau et enclume. 

  

Autrement dit, j'avoue l'échec, personnel et collectif : je ne souhaite plus m'épuiser à construire des passerelles alors que l'essentiel des préoccupations consiste à entretenir les suspicions ou à rêver d'en découdre pour affaiblir tel courant, détruire tel individu ou conquérir tel pouvoir. Je n'assumerai pas plus longtemps la fiction et l'imposture d'un rôle revenant à concilier l'inconciliable. 

  

Si ma mise à l'écart volontaire, dont je pèse amèrement le sens négatif aux yeux des militants sincères, peut servir à quelque chose, c'est de dissiper le rideau de fumée et chasser l'hypocrisie: que les masques tombent ! Que les couteaux sortent s'ils doivent sortir ou que les convictions l'emportent enfin sur les ambitions, mais qu'au moins il se passe quelque chose, qu'Europe Ecologie-Les Verts échappe à ce climat délétère de guerre froide et de paix armée ! 

  

I have a dream... Oui, j'avais fait le rêve que les Assises de Lyon, le 13 novembre, seraient une date « constituante », consacrant l'aboutissement d'une démarche de dépassement collectif pour construire une force alternative, responsable et désirable, indispensable aux enjeux de l'époque. Cette journée devait marquer les esprits au point de les transformer grâce à un sentiment d'appartenance commune, emportés par une dynamique qui submergerait les inévitables aigreurs, les petits calculs, les préjugés stupides, les médiocrités recuites. J'ai cru que la force de l'essentiel l'emporterait sur les turpitudes usuelles. Qu'il y aurait donc un avant et un après Lyon... 

  

Je me suis trompé. Lourdement. Il est impossible de parvenir à faire la paix entre ceux qui aspirent à la guerre. 

  

Il y a bien un après Lyon... mais, à l'image du nom retenu (Europe Ecologie-Les Verts), il reproduit ce que nous avions eu tant de mal à contenir dans l'avant Lyon : le scénario des crispations et des jeux claniques, la comédie du pouvoir, le monopoly des territoires. Règlements de compte, délices du déchirement, obsessions purificatrices et procès en sorcellerie saturent à nouveau l'espace, au point de rendre l'air interne irrespirable et le travail politique secondaire. 

  

La fusion-dépassement n'a pas eu lieu. Le fossé des défiances reste plus béant que jamais entre ceux supposés vouloir rester en famille et ceux suspectés de chercher le divorce pour la recomposer, rendant impossible toute entreprise commune. D'un côté, le parti où nombre de Verts verrouillent une reproduction à l'identique, avec les mêmes têtes, les mêmes statuts, les mêmes pratiques, les mêmes courants, la même communication pseudo radicale, la même orientation servile vis à vis de la gauche; de l'autre côté, la Coopérative que certains veulent instrumentaliser en machine de guerre contre le parti. Dans ces conditions, aucune discussion sereine, aucun désaccord rationnel ne peut exister. Chaque choix est hypothéqué, chaque initiative s'avère lourde de conflits. 

  

Par bonheur, la dramaturgie de nos luttes fratricides en reste aux simulacres. Elle ne tue pas vraiment mais elle use, elle ronge, elle épuise, elle désespère. Certains bâtisseurs, comme mon vieux complice Pascal Durand, ont déjà pris leurs distances. A mon tour de déclarer forfait et de refuser d'assumer plus longtemps un rôle d'équilibre alors qu'on me somme chaque instant de choisir un camp, de dénoncer machin ou de sacrifier truc, de justifier le moindre acte des « autres », de prendre parti dans le choc des ego, de participer au grand concours des détestations, bref de faire tout ce que je déteste. 

  

J'ai contribué à construire un mouvement que je juge désormais métastasé et auquel, pas plus que quiconque, je ne sais apporter de remèdes. Je n'entretiens aucun ressentiment, j'apprécie les qualités individuelles des un(e)s et des autres, je ne regrette rien du chemin. Mais, sous l'impact de trop fortes pesanteurs internes engendrées par les coutumes du vieux monde politique dont toutes – je dis bien toutes! - les sensibilités d'EELV portent les stigmates, la mayonnaise collective a tourné et déprécie maintenant les énergies. 

  

C'est humainement insoutenable. C'est en tout cas à mille lieux du projet qui m'habitait. Je renonce donc sans rien sacrifier de mon espérance dans l'écologie politique comme horizon de survie et d'émancipation. Sous réserve, peut être, d'un sursaut durable et d'un ressaisissement collectif que mon retrait pourrait favoriser. 

  

6 décembre 2010 

Jean-Paul Besset 

 
  Mais pour qui vais-je bien pouvoir voter !!! ???.
En passant, je fais parti de ceux qui souhaitent que le vote "blanc" soit comptabilisé, et soit reconnu comme l'expression de ne se sentir représenté par aucun protagoniste en lice !.

 

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