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Eau + gaz de schiste et fracturation = eau radioactive !

Le New York Times a enquêté sur l'exploitation des gaz de schiste, cette enquête approfondie révèle une conséquence jusque là bien mise sous l'éteignoir, mais qui vient s'ajouter à la déjà longue liste des méfaits et dégats connus jusqu'alors !

L'énorme quantité d'eau utilisée avec la mixture de produits chimiques et projeté pour la fracturation, ressort radioactive !

Alors ont pourrait penser que cette eau est ensuite traitée, et rendu propre afin d'être restituée saine, et bien non !

Les Sociétés Minières, à défaut de laver leur eaux, s'en lavent les mains, ainsi après les avoir fait mariner dans des "bassins de décantation", elles les rejettent directement dans ruisseaux ou rivières, soit elles les laissent à la charge de la communauté en les confiant à des usines de retraitement.

Pour ma part je qualifie cela de scandaleux, ni plus ni moins !

 

http://www2.lactualite.com/valerie-borde/2011-03-01/gaz-de-schiste-et-radioactivite-le-laissez-faire-americain/

Extrait :

Après avoir épluché 30 000 pages de documents sur l’exploitation du gaz de schiste, des journalistes du New York Times ont découvert que les autorités américaines ont fait bien peu de cas du niveau alarmant de radioactivité présent dans les eaux usées rejetées par les compagnies qui exploitent le shale de Marcellus.

Le New York Times dévoile notamment un document de l’EPA qui  révèle que les eaux usées d’un des puits analysé présente une radioactivité alpha brute de 3420 picocurie par litre, soit 126 becquerels par litre. 

C’est beaucoup plus que les 15 picocuries par litre autorisés dans l’eau potable par l’EPA aux États-Unis, ou que la norme de 0,5 Bq/lrecommandée par l’OMS et appliquée au Canada.

Les stations d’épuration qui traitent les effluents de l’industrie et la dilution naturelle par l’eau des rivières permettent-elles de ramener cette radioactivité à un niveau considéré comme acceptable?

Impossible à savoir, révèle le New York Times, puisque les stations d’épuration de la Pennsylvanie n’ont pas à mesurer la radioactivité de leurs eaux. Quant aux stations de traitement de l’eau, qui alimentent les citoyens en eau potable, elles n’ont pas mesuré la radioactivité depuis 2006 !

Connaissant le risque que représentent les effluents de l’industrie, et compte tenu du nombre important de puits (71 000 en Pennsylvanie!), l’EPA aurait pourtant dû les alerter.

Ce que je trouve inquiétant dans toute cette histoire, c’est que le problème de la radioactivité présente dans le shale de Marcellus est connu depuis longtemps.

En 2009, déjà, le magazine Scientific American en faisant largement état dans un article consacré à la gestion de la radioactivité des effluents par l’État de New York.

Cet article citait notamment Rick Kessy, chef des opérations de Fortuna Energy, filiale de Talisman Energy, qui affirmait alors que l’exposition des travailleurs à la radioactivité mesurée à deux puits n’avait pas été jugée inquiétante.

 

La radioactivité n'avait pas été jugée inquiétante par QUI ?

 

Continuons ! 

 

http://www.rue89.com/planete89/2011/03/02/le-wikileaks-des-gaz-de-schiste-la-radioactivite-192960

Extrait :

      Le quotidien américain a consacré de gros moyens au déchiffrage des quelque 30 000 pages de documents confidentiels provenant de l'agence américaine de protection de l'environnement, l'EPA, et de différentes sources internes à l'industrie, qu'il s'est procurés. Une méthode « à la manière de WikiLeaks », mais avec le professionnalisme des équipes du journal, qui ont ajouté aux données brutes :

  • une infographie interactive : une carte recense la radioactivité présente dans 149 des quelque 200 puits installés dans l'Etat de Pennsylvanie et recense 42 puits dont l'eau rejetée dépasse la norme autorisée pour l'eau potable en radium, 4 dans le cas de l'uranium, 41 dans celui du benzène, 128 les dépassent pour le « gross alpha » (des radiations causées par les émissions d'uranium et de radium) ;
  • un reportage vidéo où l'on voit des habitants des montagnes rocheuses (Colorado) obligés de déménager parce que les gaz de schiste les ont « empoisonnés ». Nausées, diarrhées, saignements de nez… ils se disent contaminés par les fuites provenant des extractions autour de chez eux ;
  • et un fichier excel d'analyse de plus de 200 échantillons pris dans les puits : les taux de radium et d'uranium sont mentionnés ainsi que le cancérigène benzène.

La fracturation hydraulique, la technique des mini-séismes

Pour bien comprendre comment l'extraction peut se répercuter sur la santé, il faut avoir en tête tout le processus bien particulier de la fracturation hydraulique, la méthode non conventionnelle qui permet d'aller chercher dans des poches géologiques très profondes le gaz naturel.

Comme l'explique l'infographie, les derricks temporairement installés en surface creusent un puits à plusieurs milliers de mètres sous terre, un puits vertical puis horizontal (en forme de L) à l'endroit où le gaz est présent.

Parfois, le forage traverse des nappes phréatiques. Du ciment sert à étanchéifier le puits, mais il se peut qu'il soit poreux et que les produits chimiques injectés pour faire exploser la roche contaminent les nappes d'eau souterraines (celles qui servent à l'eau potable).

La technique de la fracturation hydraulique provoque une explosion de la roche perméable grâce à l'injection à très haute pression de millions de litres d'eau chargée en produits chimiques, une méthode qui s'assimile à la création d'un mini-tremblement de terre.

Cette eau contenant 500 à 2 000 produits, dont une partie sont des cancérigènes connus, tels le benzène (mais d'autres seraient pires encore) est injectée en profondeur pour maintenir le puits ouvert et permettre l'extraction. Puis une bonne partie (peut-être la moitié) des eaux usées remonte à la surface, l'autre restant sous terre au risque de contaminer les nappes.

L'eau remontée contient parfois des substances radioactives à des taux qui dépassent plus de mille fois les seuils autorisés pour l'eau potable. Elle n'est certes pas bue, mais décante dans des bassins de rétention, susceptibles de fuir, par exemple lors de grosses averses.

Ca c'est quand elle décante vraiment dans des bassins de rétentions.

Vous savez à quoi ça me fait penser......................., les boues rouges !, petit rappel :

a look

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/boues-rouges-en-hongrie-quels-sont-les-risques-de-ce-desastre_25486/

Sauf qu'ensuite, il faut bien s'en débarrasser de cette eau impropre à la consommation, et que croyez vous qu'ils prennent comme précautions,..................... ben en fait aucune !

http://www.terra-economica.info/Gaz-de-schiste-et-radioactivite-l,16108.html

Extrait :

L’industrie avoue dans des documents internes ne pas savoir totalement éliminer la radioactivitéde ces eaux usées. Problème : les stations d’épuration situées en aval des bassins de décantation ne testent pas toujours la radioactivité. Par exemple en Pennsylvanie, aucun prélèvement n’a été fait depuis 2006. L’agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) se dit préoccupée par les gaz de schiste, d’autant qu’un certain nombre d’installations « sont probablement hors la loi » en ce qui concerne les normes de pollution. Si aucun cancer lié au gaz de schiste n’est encore avéré, des constats inquiétants sont relevés. Ainsi, au Texas (93 000 puits de gaz de schiste), un hôpital a recensé 25% d’enfants asthmatiques dans la population des six contés voisins, contre une moyenne de 7% dans l’état.

 

Il y en a même pour relativiser les choses, voyez plutôt :

http://www.lienmultimedia.com/article.php3?id_article=27371

 

Les chiffres peuvent toutefois être trompeurs. Ainsi, l’article du Times parle de 980 millions de litres d’eau usée (et contenant cette radioactivité), en Pennsylvanie, qui ont été rejetée dans les rivières, sur une période d’un an et demi. Une quantité impressionnante, puisqu’il faudrait 28 800 camions-citernes pour transporter toute cette eau. Mais comme l’écrit le coordonnateur du Knight Science Journalism Tracker, Charles Petit, personne ne boit l’eau de ces camions-citernes. Une fois rejetée dans les rivières, ça représente quoi, cette eau, en terme de dilution ?

Vérification faite, l’État de Pennsylvanie puise dans ses rivières 9 milliards de litres d’eau potable... chaque jour. Au bout d’un an et demi, ça veut donc dire 5000 fois plus d’eau que ce qui y a été rejeté, et ça, c’est juste ce qui est puisé dans les rivières. Ce n’est pas la totalité de l’eau qui est passée dans les rivières pendant un an et demi.

En s’appuyant sur le débit d’une seule rivière, la Clarion (un chiffre qu’on peut trouver chez le Service américain d’information des eaux), Charles Petit en arrive à la conclusion que l’eau contaminée aurait été diluée 250 000 fois. Ce qui amène la radioactivité à un niveau 100 fois moindre que la norme américaine.

Est-ce que ça vous rassure........., moi pas !



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