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Entre "accord amiable" et "action au pénal", que choisir ?. UFC l'a fait !.

L'affaire du "Médiator", fait couler beaucoup d'encre.

Elle est une nouvelle preuve de l'impuissance des services de protections à garantir les consommateurs, et ça c'est sans doute le plus grave !.

Nous savons maintenant qu'il y a deux raisons majeures à cela : 

D'abord les conflits d'intérêts qui apparaissent de plus en plus évidents, répandus, et autorisés !, tant qu'il n'y aura pas d'organismes de contrôles, qui soit "vraiment" indépendant, et totalement déconnecté des industries, il ne faut pas s'attendre à une totale transparence, et une véritable objectivité, seuls des compromis quand ce ne sont pas des compromissions !.

Ensuite, des moyens pour effectuer ses contrôles, qui sont totalement insuffisants, sommes nous vraiment conscient, que dans la majorité des cas, et pas seulement dans l'industrie pharmaceutique, mais dans toutes les industries, ce sont les industriels eux mêmes, qui mènent et financent les études, que l'immense majorité des chercheurs et des experts sont directement ou indirectement rémunérés par ces industries, que la part allouée aux recherches sur les risques, sont toujours disproportionnée par rapport aux budgets engagés dans ces recherches, et bien sur dans le mauvais sens !. Les organismes de contrôle devraient être plus puissant que les industriels, or c'est l'inverse, car les enjeux, et les pouvoirs financiers, ne sont pas le bon rapport d'expertise, c'est pourtant celui qui prévaut de nos jours.

Tant que cette logique là ne sera pas rompu, nous irons de scandales en scandales !. mais peut-être que ça nous va comme ça !. 

Elle prouve aussi une nouvelle fois, que l'industrie pharmaceutique, se moque de l'éthique, qu'elle a complètement tourné le dos à ce qui est normalement l'essence de son existence, qui devrait être de soigner les malades, sans les rendre ensuite atteint d'autres pathologies, ou dépendant de leur médication, sauf que bien sur ça ne leur rapporterait pas autant, s'ils s'engageaient vraiment dans cette démarche là !, c'est juste logique somme toute !.

a look

http://www.novethic.fr/novethic/entreprises/impact_local/sante/mediator_ufc_que_choisir_et_afd_veulent_instaurer_democratie_sanitaire/132515.jsp?ref=rss

Extrait :

"Si  les associations de défense de victimes du Médiator sont partagées sur la stratégie à adopter face au laboratoire Servier, l’UFC-Que Choisir a en revanche opté pour une action au pénal en déposant une plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui, homicide et blessures involontaires, tromperie sur la marchandise et sur les risques inhérents du produit". L’objectif est d’éviter « l'opacité des négociations à l'amiable », a déclaré son président Alain Bazot, « qui se font dans l'ombre et dans lesquelles tout le monde n'entre pas". Par ailleurs, l’association met en garde les victimes, qui « risquent de déchanter en découvrant ensuite qu'elles ont été spoliées, alors que, dans le cadre d'un fonds, cela se fera au vu et au su de tout le monde, dans la transparence". Enfin, c’est également l’intérêt collectif que souhaite défendre l’UFC : « Ce n'est pas notre premier scandale du médicament. Le Mediator n'est qu'un nouveau révélateur d'un système du médicament qui souffre de graves carences, d'un système pourri", a déclaré Alain Bazot. "Il faut que cela change et nous ne lâcherons pas sur le dossier de la réforme".

Georges-Alexandre Imbert, président de l'Association d'aide aux victimes des accidents de médicaments, défend au contraire un "accord amiable" avec le laboratoire, estimant que les procédures pénales durent des années sans garantie sur l’issue du procès.  De son côté, Servier s’est dit "prêt à assumer sa responsabilité si elle est engagée" dans une interview lundi 10 janvier sur RTL. Certes, répond l’UFC, mais « seule la justice peut décider de la responsabilité du laboratoire ». L' Association des victimes de l'isoméride et du Médiator (AVIM), souhaite elle aussi aller au pénal « et pas simplement recevoir un chèque", a souligné le Dr Dominique-Michel Courtois, président. Il a déposé le 11 janvier 116 plaintes, dont au moins 10 liées à des décès. De son côté, l’Association française des diabétiques (AFD), qui fait un parallèle avec l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, souhaite une négociation collective imposée par l'Etat, incluant Servier, assortie de la création d'un fonds d'indemnisation. "Vu la gravité du problème, vu qu'il y a des responsabilités de la pharmacovigilance, l'Etat serait dans son rôle de prendre l'initiative d'une négociation collective, incluant Servier", a déclaré son président à l'AFP." 

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