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Tangage et roulis, éole les défis.

Il semble que les premiers à avoir mis en oeuvre les éoliennes flottantes, soient les Norvégiens, techniquement la réalisation de ces éoliennes, est plutôt le fruit d'une forme d'addition de compétences de diverses entreprises, mais "StatoilHydro" la compagnie pétrolière norvégienne est le premier exploitant mondial de plates-formes offshore à avoir inaugurer la première vraie éolienne flottante du monde :

http://www.ddmagazine.com/368-eolienne-flottante-statoilhydro-offshore.html

Extrait :

 

floating wind turbineStatoilHydro profite ici de son expertise dans les plates-formes d'extraction de pétrole et de gaz en mer. En effet l'éolienne est construite sur une structure flottante largement expérimentée et connue sous le nom de Sparbuoy.

Les pales de l'éolienne, d'un diamètre de 80 mètres sont fixées à la nacelle, elle même à 65 mètres au dessus du niveau de la mer. La structure de flottaison tubulaire immergée, un tube de 100 mètres de profondeur, maintient l'ensemble dans la position verticale.

Le tube lui même s'accroche sur les fonds marins par trois points d'ancrage. Ce projet d'éolienne est l'aboutissement de plusieurs années d'études avec des modèles réduits. Sa puissance nominale est de 2,3 MW pour un poids total de 138 tonnes.

Mais quelle idée de construire des éoliennes flottantes ? L'intérêt c'est de bénéficier de vents plus fréquents, plus réguliers et plus forts, ainsi que d'espaces très vastes qui ne sont pas grevés de coûts fonciers et de contraintes de voisinage. De nombreux endroits de la planète pourraient recevoir ce type d'éoliennes. Les fonds doivent être à une profondeur comprise entre 100 et 700 mètres.

Le projet est un aussi un partenariat industriel. La turbine elle-même est construite parSiemens , la structure de flotaison par Technip. Les câbles électriques vers la terre sont fournis et posés par Nexans. Enova, l'agence publique norvégienne de promotion des énergies renouvelables, placée sous l'autorité de Ministère de l'Energie et du Pétrole, soutient l'investissement à hauteur  de 7,5 millions d'euros. Le projet est considéré comme un pilote et sera testé pendant deux ans avec l'objectif de réduire les coûts pour pouvoir envisager une phase de commercialisation.

http://www.developpementdurable.com/technologie/2009/09/A2892/inauguration-de-la-premiere-eolienne-flottante-en-mer-du-nord.html

Extrait :

"« Aujourd'hui, nous inaugurons une installation pilote qui pourrait aider les éoliennes flottantes à apporter à long terme une contribution plus importante dans une demande mondiale croissante en énergie », a déclaré la vice-président exécutif des Technologies & Nouvelles Energies de StatoilHydro.

Le projet Hywind représente en investissement de 340 millions de couronnes norvégiennes (environ 40 millions d'euros) pour la compagnie pétrolière. De son côté, la société publique norvégienne Enova a investi environ 59 millions de couronnes (6,9 millions d'euros).

Il existe déjà des éoliennes offshores statiques qui reposent sur un support fixé aux fonds marins à quelques dizaines de mètres sous la surface de l'eau. Mais les éoliennes de StatoilHydro sont utilisables dans des mers de 120 à 700 mètres de profondeur. « Cela a de gros avantages : ça ne se voit pas forcément de la côte, ça peut être implanté dans des endroits qui ne sont pas utilisés par d'autres, tels les pêcheurs ou les oiseaux, et c'est complètement écologique », a expliqué Anne Stroemmen Lycke, responsable de l'énergie éolienne du groupe pétrolier."

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/bientot-des-eoliennes-flottantes-en-plein-ocean_23625/

Extrait :

 

"Si à ce jour un seul projet d’éoliennes en mer a vu le jour aux Etats-Unis, c’est à cause des problèmes d’esthétique et de paysage qu’elles causent. Cette difficulté est levée dans le cas d’éoliennes en eaux profondes (plus de 40 mètres), plus au large et invisibles de la côte. En outre, ces éoliennes ont l’avantage d’exploiter des vents plus forts et plus constants, ce qui augmente leur production et leur fiabilité en tant que source d’énergie. Implantées dans un réseau intelligent, le problème de l’intermittence de la production peut même être en partie corrigé.

Pourtant, si l’éolien en eaux profondes présente ces avantages, il est soumis à de nombreuses contraintes techniques. David Olinger et Gretar Tryggvason de l’Institut Polytechnique de Worcester étudient donc la faisabilité technique d’un projet de 100 éoliennes flottantes de 5 MW, chacune pouvant peser jusqu’à 7.000 tonnes pour 90 mètres de hauteur…"

D'autres projet existent maintenant notamment aux USA :

http://www.enerzine.com/603/6057+des-eoliennes-flottantes-semi-submersibles-dans-l-oregon+.html

Extrait :

 

"L'originalité du projet consiste à utiliser des éoliennes flottantes mises au point par "Marine Innovation & Technology(des fondateurs français ...)" dont Principle Power a acquis la licence exclusive. Chaque turbine d'un diamètre de 125 mètres, et d'une hauteur de 100 mètres est capable de délivrer une puissance de 5MW.

Selon la société, plusieurs avantages sont à mettre au crédit de la technologie WindFloat : en premier lieu, sa stabilité est maximale ; deuxièmement, sa conception et sa taille lui autorise un assemblage à terre et donc un remorquage jusqu'à son emplacement définitif ; troisièmement, le WindFloat est un semi-submersible équipé de flotteur à eau permettant d'obtenir une poussée verticale à la base de chaque colonne.

Des éoliennes flottantes semi-submersibles dans l'Oregon
Jon Bonanno, le co-fondateur et le président de Principle Power a indiqué que ce projet pilote de 150 MW sera construit étape par étape."
La France cherche à son tour une première expérience, et la Bretagne s'ai mis sur les rangs pour obtenir ce projet :
Extrait :

"La Bretagne souhaite accueillir, au large de l'île de Groix (Morbihan), le futur site français d'essais pour éoliennes flottantes, une technologie destinée à être employée loin des côtes, ont annoncé mardi élus et acteurs économiques locaux.

«Nous sommes candidats pour ce site dans le cadre du développement des énergies marines renouvelables en Bretagne», a déclaré le président de région Jean-Yves Le Drian (PS), lors d'une conférence de presse à Lorient.

Un arbitrage dans six mois

Un arbitrage sur le choix du site par l'Etat est attendu dans les six mois, Le Croisic (Loire-Atlantique) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) étant également candidats.

Pour ses promoteurs, Groix offre des conditions naturelles (profondeur de l'eau, vents, conditions de mer) inégalées et recueille le soutien de l'ensemble des acteurs locaux, y compris les pêcheurs. «On est ainsi assuré d'avoir les meilleures conditions d'exploitation du site, qui a vocation à être pérenne», a souligné Jean-Jacques Le Norment, de l'Agence économique de Bretagne."

http://www.bretagne.fr/internet/jcms/preprod_91841/un-futur-site-d-essai-d-eoliennes-flottantes-au-large-de-groix

Extrait :

"L'objectif principal de cette rencontre était de faire en sorte que le développement des énergies marines se poursuive en Bretagne, en particulier via le projet de site d'essai d'éoliennes flottantes à Groix. Porté par une entreprise lorientaise, Winflo, ce projet d'éoliennes pourrait être une des solutions au problème d'approvisionnement énergétique rencontré par la Bretagne. Tous les acteurs institutionnels et industriels souhaitent que le site d'essai soit basé au large de l'île de Groix, situation idéale du fait de la profondeur des eaux, du régime des vents et des conditions de mer. De plus, il s'agit d'un des rares sites français à pouvoir accueillir ce type de matériel. Ce projet récolte l'adhésion de tous les acteurs bretons concernés puisque déjà, début décembre, un groupe de suivi de projet s'était formé afin de définir les modalités de développement du site d'essai et de veiller à ce que ce projet occasionne le moins d'incidence possible sur les activités des usagers de la mer."

"Une candidature à l’unanimité

 

En compétition avec un site au Croisic (Loire-Atlantique) et un autre à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), celle-ci a à son crédit des conditions naturelles optimales pour ce type de turbine – la profondeur de l’eau, les vents, les conditions de mer. Et il n’y a pas que la nature qui y met du sien : les acteurs locaux soutiennent collectivement le projet. Que ce soit chez les élus, les pêcheurs ou les habitants, il fait l’unanimité. Un plébiscite qui devrait jouer en faveur de Groix lors de la décision finale de l’Etat pour l’implantation du site."

Il me semble que les éoliennes flottantes, qui évidemment doivent bien entraîner quelques perturbations dans le milieu dans lequel elle vont être implantées, sont sans doute une des techniques plutôt positive, et je suis à priori,  enclin à leurs accorder mes faveurs.

Je pense que la Bretagne recèle un trésor en terme de production énergétiques moins sales, au travers de la mer, entre les éoliennes flottantes ou pas, et les techniques qui peuvent être développées grâce aux marées, et aux vagues, domaines ou il y a forcement d'immenses possibilités.

Je suis atterré, qu'on puisse de nos jours encore envisager une centrale au gaz, quand je pense à tout ce potentiel côtier.

 

 

 

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